1
Mai 2026
Cabinet de conseil et d’études
la Maison du Risk Management
Organisation
des fonctions
Risques
et
Assurances
2
Dans un environnement marqué par une succession de crises – sanitaires,
géopolitiques, climatiques, économiques ou encore cyber – les entreprises
évoluent désormais dans un état de tension quasi permanent. Cette
nouvelle normalité impose un changement profond de perspective : la
gestion des risques ne peut plus être considérée comme une simple
fonction de support, mais bien comme un levier stratégique au cœur de la
gouvernance et du pilotage des organisations.
Dans ce contexte, la capacité des entreprises à se doter de dispositifs
robustes en matière de risques et d’assurances, intégrés et agiles devient
déterminante. Au-delà de la couverture des expositions, c’est bien la
cohérence d’ensemble du système – articulation entre les fonctions,
qualité de la gouvernance, fluidité des interactions internes et externes –
qui conditionne la résilience et la performance durable.
C’est précisément pour éclairer ces enjeux que l’AMRAE, en collaboration
avec KYU, a souhaité conduire cette étude. Elle s’inscrit dans la continuité
des nombreuses questions que se posent aujourd’hui tant les Risk
Managers que les Directions Générales :
•Comment la fonction Risques est-elle organisée et quel est son
périmètre de responsabilité ?
•Comment la fonction Assurances est-elle structurée et pilotée ?
•Comment s’organise la relation avec les courtiers ?
•Quelles sont les activités externalisées et quels outils sont mobilisés ?
Afin d’y répondre de manière la plus complète possible, cette étude
propose une photographie précise des pratiques actuelles, tout en
identifiant les dynamiques à l’œuvre et les trajectoires d’évolution. Elle
vise ainsi à mieux comprendre les modèles d’organisation existants, leurs
forces et leurs limites, mais aussi à ouvrir des perspectives sur les
transformations à venir.
Les enseignements qui en ressortent confirment que les fonctions Risques
et Assurances se trouvent aujourd’hui à un moment charnière. Entre
structuration, intégration croissante et élargissement des périmètres, elles
sont appelées à jouer un rôle toujours plus central dans les dispositifs de
pilotage des entreprises.
Nous espérons que ces travaux, qui seront complétés à la rentrée 2026 par
la nouvelle édition du Baromètre des métiers du risk management,
contribueront à nourrir les réflexions de l’ensemble de la communauté, à
favoriser le partage des bonnes pratiques et à accompagner les
transformations nécessaires pour consolider et amplifier la gestion des
risques en tant qu’avantage compétitif durable.
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU
SAVOIR SUR L’ORGANISATION DES FONCTIONS
RISQUES ET ASSURANCES SANS JAMAIS OSER LE
DEMANDER
ÉDITO
François
BEAUME
Président de
l’AMRAE
MÉTHODOLOGIE
Cette étude repose sur une enquête diffusée auprès des 1 018 membres Risk Managers de l’Amrae
et sur nos réseaux professionnels entre février et mars 2026.
La méthodologie retenue pour l’enquête combine la collecte de données via un questionnaire de
25 questions, un travail de requalification et de consolidation de la base des répondants
(notamment niveau entreprise lorsque cela était possible), puis un traitement statistique
rigoureux réalisé sur une base totalement anonymisée.
Comme toute enquête, cette étude comporte des limites intrinsèques liées à la composition de
son échantillon et au caractère déclaratif des réponses apportées.
+1 000 RISK MANAGERS INTERROGÉS
113 RÉPONDANTS, 101 ENTREPRISES
PROFIL DES RÉPONDANTS 11 SECTEURS D’ACTIVITÉS
CHIFFRE D’AFFAIRESPRÉSENCE À L’ÉTRANGER
Chimie & Matériaux 13%
Commerce & Distribution 12%
Autres industries 12%
Agroalimentaire 11%
Banques & Assurances 11%
Automobile & Aéronautique 10%
Autres Services 9%
Energie & Environnement 8%
Transport, Logistique & Mobilités 8%
Construction & Immobilier 4%
Collectivités publiques 2%
<500M€500-1Md€ 1-10Md€ >10Md€
52% 33%
7% 8%
54%
20%
26%
28%
23%
26%
7%
16%
Gestion des
Assurances
Gestion des
Risques et
Assurances
Gestion des
Risques
Moins de
5 pays
Entre 5 et
20 pays
Entre 20
et 50 pays
Entre 50
et 80 pays
Plus de 80
pays
4Rapport Développement Durable 2025
SYNTHÈSE01
LA FONCTION RISQUES02
LA FONCTION ASSURANCES03
LES COURTIERS04
5
SYNTHÈSE 01
6
Dans un environnement marqué par une intensification et une
diversification des risques, les résultats de l’étude confirment une montée
en puissance des fonctions Risques et Assurances. Elles s’inscrivent de
plus en plus dans les dispositifs de gouvernance et contribuent à éclairer la
prise de décision dans un contexte d’incertitude permanente.
Positionnée à proximité des Directions Générales ou Financières, la
fonction Risques joue un rôle structurant dans le pilotage de la
cartographie. Son périmètre s’élargit progressivement vers des enjeux
opérationnels clés tels que la gestion de crise ou la continuité d’activité,
traduisant une évolution vers une logique de résilience globale. Cette
transformation reste toutefois hétérogène : les moyens demeurent limités,
les niveaux de maturité varient fortement selon les organisations et la
fonction reste encore trop souvent cantonnée à un simple rôle de
contributrice sur les sujets stratégiques.
En parallèle, la fonction Assurances demeure majoritairement centrée sur
son cœur de métier historique : le placement des programmes et la
gestion des sinistres. Son rattachement est encore largement juridique ou
financier. Si une montée en puissance s’observe sur des sujets tels que la
prévention, la fonction reste globalement peu dimensionnée, encore
insuffisamment digitalisée et surtout faiblement intégrée aux dispositifs
globaux de gestion des risques.
En effet, l’étude met en évidence une articulation encore perfectible entre
les deux fonctions. Malgré des enjeux de plus en plus convergents,
notamment dans un contexte de risques systémiques, complexes et
interdépendants, elles continuent trop souvent d’évoluer en parallèle,
avec des niveaux d’interaction et de coordination encore limités.
Enfin, les courtiers sur lesquels s’appuient les fonctions Assurances,
restent encore essentiellement focalisés sur l’accès au marché et la
structuration des programmes. Si les pratiques se professionnalisent, elles
demeurent hétérogènes et encore en décalage avec les attentes
croissantes des entreprises, notamment en matière de conseil,
d’exploitation des données et d’accompagnement stratégique.
Au global, les fonctions Risques et Assurances se situent aujourd’hui à un
véritable point de bascule : reconnues comme essentielles, en cours de
structuration et d’élargissement, mais encore insuffisamment intégrées et
alignées avec les enjeux stratégiques des entreprises.
Le défi des prochaines années sera de franchir un cap : passer d’une
juxtaposition de fonctions expertes à un modèle réellement intégré, piloté,
outillé et orienté performance, capable de faire de la gestion des risques
un véritable levier de création de valeur et de résilience durable.
UNE MONTÉE EN PUISSANCE DES
FONCTIONS RISQUES ET ASSURANCES…
ENCORE INCOMPLÈTE
SYNTHÈSE
Laurent
GIORDANI
Associé
Fondateur
KYU
Lucie
RICHELOT
Directrice
Associée
KYU
7
LA FONCTION RISQUES 02
8
UNE FONCTION BIEN POSITIONNÉE,
MAIS ENCORE HÉTÉROGÈNE
RISQUES
Rattachement de la fonction Risques
29% des entreprises rattachent la fonction Risques à la Direction
Générale ou au Secrétariat Général. Cette tendance est encore plus
marquée pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à
1 Md€ (45% des rattachements).
Ce rattachement semble fréquemment être associé à des périmètres
de risques et à des missions larges et transverses. Il peut traduire
une recherche d’indépendance vis-à-vis des Opérations.
Dans 27% des entreprises, la fonction Risques est rattachée à la
Direction Financière, reflétant probablement une logique de pilotage
économique du risque – pour ces entreprises, le rattachement de la
fonction Assurances est d’ailleurs majoritairement commun. Les
missions de ces fonctions restent néanmoins larges et variées.
Dans 18% des cas, la fonction Risques est rattachée à l’Audit ou au
Contrôle Interne, suggérant une volonté de mise en place d’une
fonction totalement intégrée dans un dispositif global.
Enfin, 13% des répondants la rattachent la Fonction à la Direction
Juridique et 13% à d’autres fonctions (opérations, qualité…).
29%
des fonctions
Risques sont
rattachées à la
Direction Générale
ou au Secrétariat
Général
45%
dans les
entreprises
réalisant moins d’1
Md€ de chiffre
d’affaires
85%
des grandes
entreprises (plus
d’1 Md€ de CA)
disposent d’une
politique Risques
totalement ou
partiellement
formalisée
64%
dans les
entreprises de
taille intermédiaire
(moins de 1 Md€ de
CA)
Formalisation de la politique Risques
60% des entreprises déclarent avoir formalisé une politique Risques.
Les réponses mettent néanmoins en évidence une relation entre la
taille de l’entreprise et le niveau de formalisation et de diffusion de la
politique de gestion des risques.
85% des entreprises de plus de 1 Md€ de chiffre d’affaires disposent
ainsi de politiques totalement ou partiellement formalisées contre
64% des entreprises de taille inférieure, traduisant une intégration
accrue dans les dispositifs de gouvernance.
15%17%
68%
NonPartiellementOui
36%
9%
55%
NonPartiellementOui
< 1 Md€ de CA > 1 Md€ de CA
13%13%
18%
27%
29%
AutreDirection
Juridique
Audit / Contrôle
Interne
Direction
Financière
DG / Secrétariat
Général
9
La cartographie des risques et l’Enterprise Risk Management (ERM)
apparaissent très nettement au cœur des missions de la fonction
(84%), soulignant leur rôle structurant dans l’identification et le
pilotage des risques à l’échelle de l’organisation.
Autour de ce socle, les missions sont diverses avec un fort
engagement sur des dimensions opérationnelles, démontrant une
montée en puissance de la fonction sur les enjeux de résilience :
assurances (46%), gestion de crise (45%), continuité d’activité et
prévention des risques assurables (43% chacun).
Les missions liées à l’Audit/Contrôle Interne et à la Sécurité/Sûreté
sont plus périphériques, de même que les autres missions observées
(conformité, double matérialité, prospective, adaptation au
climat…) illustrant des périmètres variables selon les organisations.
DES MISSIONS QUI S’ÉLARGISSENT
AU-DELÀ DE L’ERMRISQUES
3,6 ETP
sont en moyenne
dédiés à la gestion
des Risques dans
les grandes
entreprises
(>1 Md€ de CA)
(*)
1,9 ETP
dans les entreprises
de taille
intermédiaire
(<1 Md€ de CA)
(*)
(*) hors secteur Banques
& Assurances
84%
des fonctions
Risques sont
responsables de la
cartographie de
l’entreprise
+ de 40%
sont engagées sur
des dimensions
opérationnelles
clés et sur les
enjeux de résilience
Autre
11%
Sécurité /
Sûreté
15%Audit
interne
18%
Contrôle
interne
28%
Prévention des
risques
assurables
43%
Continuité
d'activité
43%
Gestion de crise
45%
Assurances
46%
Cartographie des
risques / ERM
84%
% des répondantsLes missions de la fonction Risques
Le nombre moyen d’ETP dédiés à la fonction Risques augmente
avec la taille de l’entreprise, passant de 1,9 ETP pour les entreprises
avec un chiffre d’affaires < 1 Md€, à 3,6 ETP au-delà. Compte tenu
des enjeux, la fonction n’est pas surdimensionnée.
Au-delà de la taille de l’entreprise, la diversité des missions est
également un facteur déterminant. Le secteur en revanche n’a pas
d’influence, à l’exception des Banques et Assureurs pour lesquels le
risque est au cœur d’un modèle économique règlementé imposant
des dispositifs de contrôle, des capacités de modélisation et des
exigences de reporting.
1,3
2,2
3
4,4
<500 M€ de CA<1 Md€ de CA>1 Md€ de CA>10 Md€ de CA
Nombre d’Equivalents Temps Plein
10
UNE IMPLICATION A GÉOMÉTRIE VARIABLE
SUR LES THÉMATIQUES STRATÉGIQUESRISQUES
58%
des fonctions
Risques sont
impliquées voir
pilotent le
reporting CSRD
57%
sur la cartographie
et le traitement du
risque Cyber
56%
sur celui du risque
de Corruption
62%
sont simplement
informées voire
pas du tout
impliquées sur le
Devoir de Vigilance
La fonction Risques est présente sur les grandes thématiques
stratégiques, pour lesquelles entre 38% et 58% des répondants se
déclarent responsables ou impliqués.
Cette implication relève toutefois plus souvent d’un rôle de
contribution que de pilotage direct. La part des répondants se
déclarant responsables est limitée : 8% à 18% selon les thématiques,
avec un niveau légèrement plus élevé sur le Cyber et la Corruption.
A l’inverse, une part significative des fonctions Risques reste
simplement informée, voire n’a pas du tout d’interaction,
notamment sur le devoir de vigilance (62%).
9%
24%
8% 6%
33%
38%
37% 37%
44%
30%
40% 39%
14%
8%
16% 18%
CSRD Devoir de VigilanceCorruption Cyber
Pas d'interactionInforméeImpliquéeResponsable
Implication sur les thématiques stratégiques
Une fonction en transition vers un rôle stratégique, mais
encore hétérogène et inégalement structurée
Les résultats de l’étude montrent une fonction Risques désormais
reconnue et bien installée dans de nombreuses organisations, avec
un positionnement souvent proche des instances de gouvernance et
un rôle structurant dans le pilotage global des risques.
Son périmètre évolue, il ne se limite plus à la cartographie des
risques et s’étend de plus en plus fréquemment à des enjeux
opérationnels clés de résilience tels que la gestion de crise, la
continuité d’activité ou les assurances.
Pour autant, l’enquête met également en évidence une fonction
encore en phase de structuration, caractérisée par des modèles
organisationnels variés, des niveaux de formalisation hétérogènes
selon la taille des entreprises, et des équipes souvent resserrées.
Enfin, si la fonction est largement impliquée sur les grandes
thématiques stratégiques, elle demeure encore insuffisamment
positionnée comme pilote, intervenant le plus souvent en tant que
contributrice.
11
LA FONCTION ASSURANCES 03
12
UNE FONCTION MAJORITAIREMENT
RATTACHÉE AU JURIDIQUE ET À LA FINANCEASSURANCES
Sur l’ensemble de notre panel d’entreprises, la fonction Assurances
est majoritairement rattachée à la Direction Juridique (37% des cas),
et à la Direction Financière (30% des cas). Le rattachement à la
Direction Générale ou au Secrétariat Général est plus limité (14%),
de même que le rattachement à une Direction des Risques (8%).
Des rattachements plus marginaux existent avec l’Audit / Contrôle
Interne (5%) ou avec d’autres fonctions telle que les Opérations, les
Achats, la Conformité ou encore la Qualité (6%).
A noter, si l’on ne considère que les entreprises dans lesquelles les
missions Risques et Assurances sont intégrées, le rattachement de la
fonction Assurances se répartit de manière plus homogène entre
Direction Juridique, Direction Financière, DG / Secrétariat Général et
Direction des Risques «étendues».
Rattachement de la fonction Assurances
67%
des fonctions
Assurances sont
rattachées aux
Directions
Juridiques et
Financières
46%
des entreprises
réalisant moins d’1
Md€ de chiffre
d’affaires la
rattachent à la
Direction Juridique
65%
des très grandes
entreprises (plus
d’10 Md€ de CA)
disposent d’une
politique
formalisée
Contre seulement
8%
des entreprises de
taille intermédiaire
(moins de 1 Md€ de
CA)
84%
45%
16%
8%
14%
19%
8%
41%
65%
< 1Mds € > 1Mds € > 10Mds
Oui
Partiellement
Non
Formalisation de la politique Assurances
Les résultats mettent en évidence une corrélation entre la taille de
l’entreprise et le niveau de formalisation de la politique Assurances.
Les entreprises de taille intermédiaire (CA < 1 Md€) apparaissent très
peu structurées, avec une absence quasi totale de politiques
formalisées, suggérant une gestion plus opportuniste de l’assurance.
À l’inverse, les grandes entreprises affichent un niveau de maturité
nettement supérieur, entre 55 et 84% déclarant avoir une politique
totalement ou partiellement formalisée.
5%6%
8%
14%
30%
37%
Audit /
Contrôle
Interne
AutreDirection des
Risques
DG /
Secrétariat
Général
Direction
Financière
Direction
Juridique
13
Contribue à l'élaboration de la cartographie des
risques
Utilise la cartographie des risques pour adapter les
programmes d'assurances
Collabore activement avec l'équipe en charge de la
cartographie des risques tout au long de l'année
N'est pas impliquée et n'utilise pas la cartographie
Pour autant, même en cas d’intégration au sein d’une Direction
unique ou de rattachement hiérarchique commun, la collaboration
entre Risques et Assurances semble encore loin d’être évidente.
Seuls 33% des répondants revendiquent une collaboration active et
continue entre les fonctions Risques et Assurances.
42% des répondants déclarent contribuer à l’élaboration de la
cartographie des risques et 36% l’utiliser pour adapter les
programmes d’assurances.
28% des répondants appartenant à la fonction Assurances déclarent
ne pas être impliqués et ne pas utiliser la cartographie des risques
pour adapter leurs programmes. Certains indiquent d’ailleurs ne pas
y avoir accès, soulignant une forme de déconnexion entre les deux
fonctions.
UNE COLLABORATION LIMITÉE AVEC LA
FONCTION RISQUES MALGRÉ DES
RATTACHEMENTS COMMUNS
42%
des fonctions
Assurances
contribuent à
l’élaboration de la
cartographie des
risques
36%
l’utilisent pour
adapter les
programmes
d’assurances
33%
collaborent avec la
fonction Risques
tout au long de
l’année
28%
ne sont ni
impliquées ni ne
l’utilisent pour
adapter les
programmes
Intégration dans l’élaboration de la cartographie
ASSURANCES
Rattachement des fonctions Risques et Assurances
D’un point de vue purement
organisationnel, les fonctions
Risques et Assurances ont un
rattachement commun dans
55% des cas.
Distinct
45%Commun
55%
28%
33%
36%
42%
14
UNE FONCTION CENTRALISÉE,
AVEC DES ÉQUIPES LIMITÉES
ASSURANCES
Nombre d’Equivalents Temps Plein
Le nombre moyen d’ETP dédiés à la fonction Assurances au niveau
Groupe (hors filiales) augmente avec la taille de l’entreprise. Il passe
de 1 ETP pour les plus petites structures à 4,6 ETP pour les très
grands groupes. Cette tendance est cohérente avec la complexité
des enjeux de pilotage des risques transférables et des programmes
d’assurances dans les grandes organisations.
Indépendamment du chiffre d’affaires, le nombre de missions dont
la fonction est responsable influe légèrement sur le nombre d’ETP.
En revanche, le nombre de programmes souscrit a très peu d’impact.
La fonction Assurances reste globalement peu dimensionnée. Elle
repose sur des équipes resserrées, très spécialisées et relativement
peu outillées, qui interviennent en priorité sur des sujets techniques..
3,4 ETP
sont en moyenne
dédiés à la gestion
des Assurances
dans les entreprises
de plus d’1 Md€ de
CA
2,1 ETP
dans les entreprises
de taille
intermédiaire
(moins de 1 Md€ de
CA)
Seulement
27%
des entreprises ont
des correspondants
assurances dédiés,
généralement dans
des zones ou filiales
clés
Organisation au sein des filiales
2%
6%
14%
21%
58%
Dans les filiales, en particulier à l’étranger, près de 80% des
entreprises déclarent s’appuyer en majorité sur des correspondants
n’ayant pas l’assurance pour fonction principale (contrôleur de
gestion, trésorier, juriste…). Dans 21% des cas, ce modèle
s’accompagne néanmoins de correspondants dédiés, dans les pays
ou régions clés (notamment l’Amérique du Nord) ou dans des filiales
spécifiques le nécessitant.
Seules 6% des entreprises déclarent disposer d’un réseau de
correspondants assurances majoritairement dédiés à cette fonction.
Enfin, 14% des entreprises répondantes – dont quelques grands
groupes internationaux – indiquent ne pas disposer de relais locaux.
4,6
2,82,7
1,3
1
> 10Md€de 1 à 10Md€de 500M€ à 1Md€de 100 à 500M€< 100M€
L’assurance n’est pas la fonction principale des
correspondants
L’assurance n’est pas la fonction principale des
correspondants sauf exception (zone/pays/activité)
Aucun relais au sein des filiales
Correspondants Assurances dédiés
Aucun relais au sein des filiales sauf exception
(correspondants non dédiés)
15
La fonction Assurances est très largement centrée sur son cœur de
métier historique, avec une responsabilité systématique sur le
placement et la gestion des assurances IARD (100%) et quasi
systématique sur la gestion des sinistres (81%).
Les fonctions Assurances déclarent en moyenne piloter 8
programmes/polices différents. Parmi les types d’assurance gérés :
•Plus de 90% des répondants déclarent gérer des programmes
DDPE, RC, RCMS et Construction,
•Plus de 80 % des programmes Cyber et Flotte,
•Plus de 60% des programmes RCAE, Cargo et Fraude,
•Et 26% d’autres polices et programmes incluant notamment les
assurances Risques Politiques, PVT, EPL, BTA… et des produits
plus spécifiques (ex. climat, ESG).
Au-delà de ce socle, la responsabilité de la fonction s’est étendue à
la dimension amont, avec une intervention en prévention (60%) qui
démontre un rôle actif dans la maîtrise des risques assurables. Cette
intervention inclut d’ailleurs désormais des domaines allant bien au-
delà des traditionnels risques incendie et évènements naturels :
prévention contractuelle, des risques produits, des risques routiers
ou encore des risques liés au transport de marchandises.
En revanche, l’intervention de la fonction reste limitée sur des
solutions plus spécialisées ou périphériques, telles que l’affinitaire
(14%), le crédit (12%) ou encore les assurances de personnes (5%), la
plupart du temps pilotés par les fonctions Marketing, Finance ou RH.
DES MISSIONS ÉTENDUES SUR SON CŒUR DE
MÉTIER : L’ASSURANCE IARD
8
programmes ou
polices IARD
différents sont
pilotés en moyenne
pas les fonctions
Assurances
81%
des fonctions
Assurances sont
responsables de la
gestion des
sinistres
60%
de la prévention
des risques
assurables
Seulement
14%
sont responsables
de l’Affinitaire
12%
du Crédit
5%
des Assurances de
Personnes
Les missions de la fonction Assurances
ASSURANCES
Gestion des sinistres
81%
Prévention
60%
Affinitaire
14%
Crédit
12%IARD 100% 5%
ADP
Entre 2 et 14 programmes
ou polices IARD déclarés
par les entreprises
répondantes.
16
UNE INTERVENTION LIMITÉE EN DEHORS DU
CHAMP DE L’IARD
D’une fonction de gestion des programmes à une fonction de
pilotage des risques assurables : une transformation restant
à concrétiser.
Les résultats de l’étude mettent en évidence une fonction
Assurances structurée autour d’un cœur de métier historiquement
centré sur le placement et la gestion des programmes IARD et des
sinistres, sur lesquels elle exerce un rôle de pilotage.
Cette expertise s’accompagne d’une maitrise de la donnée
croissante via la digitalisation de certains processus et d’une montée
en puissance progressive sur des enjeux de prévention, traduisant
une évolution vers un rôle plus contributif dans la maîtrise des
risques assurables.
Pour autant, la fonction demeure encore principalement
positionnée comme une fonction de spécialistes, avec un
rattachement majoritairement juridique ou financier, des équipes
resserrées, même dans les grandes organisations, et une faible
structuration des dispositifs, notamment à l’international.
Son périmètre reste par ailleurs limité, avec une implication encore
marginale sur les segments assurantiels autres que l’IARD (affinitaire,
crédit, assurances de personnes), souvent pilotés par d’autres
fonctions.
Enfin, l’étude met en évidence une collaboration encore insuffisante
avec la fonction Risques sur la réalisation et l’utilisation de la
cartographie des risques, malgré des enjeux de plus en plus
convergents et des rattachements hiérarchiques souvent communs.
ASSURANCES
Sur les solutions sur lesquelles elle n’est pas directement
responsable, la fonction Assurances reste très peu impliquée, voire
pas du tout. C’est le cas pour les assurances de personnes (ADP)
pour lesquelles 71% des répondant déclarent ne pas avoir
d’interactions ou avoir des interactions limitées à de l’information.
C’est également le cas du Crédit (72%) et de l’Affinitaire (69%).
Niveau d’intervention
59%
41%
52%
10%
31%
19%
17% 16%
24%
14% 12%
5%
Affinitaire Crédit ADP
Pas d'interactionInforméeImpliquéeResponsable
72%
des fonctions
Assurances
déclarent ne pas
avoir d’interactions
ou être
uniquement
informées sur
l’assurance Crédit
71%
sur les Assurances
de Personnes
(ADP)
69%
sur l’Affinitaire
17
ASSURANCES
Fonctionnalités vs type de solution
Systèmes d’Information de gestion des assurances
86%
des entreprises
disposent de
solutions
informatiques pour
la gestion des
assurances
14%
n’utilisent rien
d’autre que les
solutions
bureautiques
49%
Des répondants
utilisent des
solutions éditeur
pour la collecte des
capitaux
43%
Privilégient les
outils courtiers
pour le reporting
des sinistres
UNE DIGITALISATION RÉELLE, MAIS
HÉTÉROGÈNE SELON LES MISSIONS
Malgré cette dynamique globale, les résultats montrent une
digitalisation inégale selon les missions.
Les outils bureautiques restent ainsi dominants sur une majorité de
processus, notamment l’allocation des primes (62%), le suivi des
paiements (56%) et le stockage des documents (51%).
Certaines missions sont plus outillées via des solutions dédiées :
•Celles d’éditeurs spécialisés pour les activités nécessitant une
proximité terrain, la structuration de données et des capacités
d’analyse telles la collecte des capitaux (49%), l’analyse des
données (34%) et la déclaration des sinistres (27%),
•Celles des courtiers pour les flux opérationnels liés aux
programmes et impliquant les assureurs, tels le reporting
sinistres (43%) ou le suivi du paiement des primes (29%).
Le faible recours aux combinaisons éditeur + courtier (2 à 7%) traduit
un manque d’intégration des écosystèmes outils.
Courtiers
30%
Editeurs
19%
Editeurs
et
courtiers
37%
Pas
d'outil
14%
L’enquête montre une dynamique de
digitalisation des enjeux Assurances en
entreprise, 86% des répondants
déclarant utiliser une ou plusieurs
solutions informatiques.
Les modèles sont toutefois variés : 37%
des entreprises combinent des outils
éditeurs et courtiers selon les besoins,
30% utilisent exclusivement les outils de
leurs courtiers et 19% exclusivement les
solutions éditeurs – probablement dans
une recherche d’autonomisation.
Allocation des primes
Benchmark & études analytiques
Collecte des capitaux à assurer
Déclaration des sinistres
Reporting ligne à ligne sinistres
Stockage de documents
Suivi du paiement des primes
BureautiqueCourtierEditeurEditeur et courtier
62%
41%
37%
44%
32%
51%
56%
19%
17%
14%
24%
43%
16%
29%
19%
34%
49%
27%
23%
33%
15%
7%
5%
2%
18
LES COURTIERS 04
19
35% des entreprises privilégient un
modèle à 2 courtiers placeurs. Cette
tendance est plus marquée dans les
ETI (73%) probablement du fait d’un
nombre de ressources internes plus
limité.
Le nombre de courtiers placeurs
reflète le plus souvent la recherche
d’un équilibre entre l’optimisation
financière, les moyens disponibles en
interne et la sélection du meilleur
partenaire selon sa technicité par
programme.
COURTIERS
Coordination internationale et gestion locale
1
18%
2
35%
3
17%
4
15%
5 ou+
15%
Nombre de courtiers placeurs
(*)
35%
des entreprises
travaillent avec 2
courtiers
73%
dans le cas des
entreprises de taille
intermédiaires (< 1
Md€ de CA)
18%
des entreprises
travaillent avec un
courtier unique
A l’inverse,
15%
travaillent avec 5
courtiers ou plus
64%
des entreprises
fonctionnent
(encore) avec un
modèle où chaque
courtier placeur
utilise son propre
réseau
UN ÉQUILIBRE DIFFICILE ENTRE TECHNICITÉ ET
OPTIMISATION DES COÛTS ET DU PILOTAGE
64% des entreprises interrogées ont un modèle de pilotage des
programmes internationaux «classique» dans lequel chaque
courtier placeur coordonne le déploiement de ses programmes avec
son propre réseau, qu’il soit intégré ou non.
Près de 30% des entreprises mettent toutefois à disposition de leurs
filiales un réseau unique, soit via l’utilisation du réseau de l’un de
leurs courtiers placeurs, soit via un courtier coordinateur
international unique non-placeur.
La part représentée par ce dernier modèle, dans lequel un courtier
est dédié exclusivement au pilotage et au servicing des polices
locales intégrées et stand-alone, confirme une tendance marché
observée ces dernières années : la recherche par les groupes
internationaux d’une meilleure maîtrise des sujets de financement
du risque au global (diffusion de la politique assurance, optimisation
des coûts, visibilité sur les risques, gestion des sinistres…).
4%
5%
13%
15%
64%
Coordination et déploiement via le réseau du courtier
placeur (ou de chaque)
Coordination et déploiement via le réseau d'un
courtier placeur (pour tous si plusieurs)
Coordination et déploiement via un courtier
coordinateur unique et son réseau
Pas d'intervention du courtier
Courtiers choisis librement en local
(*) Courtiers centraux uniquement
20
COURTIERS
Convention de Prestations de Services
55%
des entreprises
disposent de
contrats renégociés
régulièrement
23%
sont encore très
loin des meilleures
pratiques…
51%
des entreprises ont
mis en place des
modèles de
rémunération au
forfait
63%
privilégient les
honoraires
66%
variabilisent une
partie de la
rémunération de
manière objectivée
(KPIs)
RÉMUNÉRATION ET CONTRAT : AMÉLIORATION
DES PRATIQUES, MATURITÉ CONTRASTÉE
Si 55% des entreprises déclarent disposer de contrats formalisés et
renégociés régulièrement avec l’ensemble de leurs courtiers, cette
maturité est loin d’être homogène.
Près d’un quart des entreprises sont encore très loin des bonnes
pratiques de contractualisation et de pilotage : absence de contrat
détaillé, relation non formalisée, voire manque total de visibilité.
Les résultats montrent une nette préférence des entreprises pour
des modèles de rémunération forfaitaires (51%) ou capés (27%), très
loin devant les modèles non capés (14%). Cette tendance démontre
un besoin de maîtrise des coûts et de prévisibilité budgétaire.
Le besoin de prévisibilité transparait également dans les modes de
facturation recherchés : 63% des entreprises déclarent privilégier,
dès que possible, des honoraires décorrélés des primes d’assurances
plutôt que des commissions. Cela atteste également d’une
recherche de transparence de plus en plus visible sur le marché.
Formats de rémunération
51%
27%
14%
8%
ForfaitaireCapéNon-capéeNe sait pas
63%
19% 18%
HonorairesCommissionsPeu importe
8%
8%
8%
14%
19%
3%
10%
10%
12%
55%Contrats mis en place et renégociés
régulièrement
Contrats mis en place mais non renégociés
depuis plusieurs années
Ne sait pas
Relation non formalisée
Pas de contrat détaillé en place (lettre
d'engagement, mandat simplifié...)
Tous les courtiers
Certains courtiers
Enfin, une majorité d’entreprises (66%)
intègre des mécanismes de
rémunération variables basés sur des
indicateurs (KPIs), illustrant une volonté
croissante de piloter la performance des
courtiers quant aux services délivrés.
Pilotage de la performance : variable
66%
25%
8%
Oui (avec
KPIs)
Non / Ne
sait pas
Oui (sans
KPIs)
21
COURTIERS
Niveau d’intervention du/des courtier(s)
Niveaux
d’intervention
les plus élevés
(3 & 4)
•Négociations et
placement (93%)
•Coordination
internationale
(76%)
•Gestion des
sinistres (75%)
Niveaux
d’intervention
les moins
élevés
(1 & 2)
•Collecte des
valeurs (22%)
•Prévention des
risques (24%)
•Support aux
filiales / pays
(38%)
UNE DÉLÉGATION CIBLÉE SUR LES MISSIONS
CLASSIQUES D’INTERMÉDIATION
Les résultats de l’étude montrent une logique de délégation
différenciée, allant d’une externalisation quasi complète à une
internalisation forte selon la nature des missions.
1.Externalisation forte (niveau 4 dominant) : certaines missions
sont très largement déléguées aux courtiers, reflétant leur valeur
ajoutée en matière d’accès au marché et de structuration des
programmes telles les négociations et le placement (63% en
niveau 4) et la coordination internationale (42% en niveau 4).
2.Délégation partielle / co-pilotage (niveau 3 dominant) : le
courtier intervient de manière significative; mais non exclusive
comme partenaire technique, en appui des équipes internes, sur
la gestion des sinistres (57% en niveau 3), l’analyse du risque
(44%) et l’allocation des primes (36%).
3.Internalisation majoritaire (niveau 1-2 dominant) : la collecte des
valeurs à assurer (47% en niveau 1) et la prévention des risques
(43%) sont très largement réalisée en interne, probablement car
elles nécessitent une proximité opérationnelle et une
connaissance fine des risques – mais peut-être également parce
qu'ils correspondent à des processus sur lesquels les entreprises
sont comparativement moins satisfaites de leurs courtiers.
4.Modèle hybride (support aux filiales) : le support aux filiales reste
majoritairement en niveau 2 (40%), traduisant une assistance
forte du courtier sans transfert de responsabilité.
3%
15%
13%
4%
10%
22%
43%
47%
4%
9%
20%
21%
32%
40%
33%
31%
30%
34%
36%
57%
44%
28%
17%
18%
63%
42%
31%
18%
14%
10%
7%
4%
1234Intervention faible Intervention forte
Négociations et placement
Support aux filiales/pays
Prévention des risques
Analyse du risque et conseil
Collecte des valeurs à assurer
Gestion des sinistres
Coordination internationale
Allocation des primes et
facturation
22
COURTIERS
Niveau de satisfaction vis-à-vis du/des courtier(s)
95%
des entreprises se
déclarent
satisfaites ou très
satisfaites des
prestations de
négociations et de
placement
79%
de la gestion des
sinistres
A l’inverse,
seulement
45%
des entreprises se
déclarent
satisfaites de
l’analyse du risque
et du conseil
37%
de la collecte des
valeurs
Les entreprises
ayant mis en place
une rémunération
variable sont en
moyenne plus
satisfaites
UNE SATISFACTION GLOBALEMENT POSITIVE,
TIRÉE PAR LES ACTIVITÉS DE MARCHÉ
Les entreprises jugent les prestations délivrées par les courtiers
comme conformes sur la plupart des missions. Le niveau de
satisfaction moyen est ainsi de 2,75 (médianes majoritairement à 3).
Une très forte satisfaction sur le cœur de métier : négocier et placer.
Le niveau de satisfaction le plus élevé concerne la négociation et le
placement (moyenne 3,38 avec 43% au niveau 4). C’est la seule
mission où la prestation dépasse les attentes des clients, confirmant
la valeur ajoutée des courtiers sur l’accès au marché et
l’optimisation des conditions d’assurances.
Des services solides, mais perfectibles sur les missions techniques.
La gestion des sinistres (moyenne 2,91), l’allocation des primes (2,86)
et la coordination internationale (2,91) sont jugées globalement
satisfaisantes (majorité d’évaluation à 3), mais ont encore une marge
de progression vers l’excellence (part limitée d’évaluations à 4)
Une satisfaction plus mitigée sur les missions amont et de support.
Les niveaux les plus faibles (médiane 2) concernent la prévention
(moyenne 2,32), le support aux filiales (2,41) et la collecte des
données (2,52). Les attentes des entreprises sur ces missions à forte
dimension opérationnelle ou de proximité ne sont pas satisfaites,
avec une part significative d’évaluations faibles (1 et 2).
Une évaluation contrastée sur l’analyse du risque et le conseil.
Avec 55% d’évaluations insatisfaisantes (1 et 2), 32% d’évaluations
satisfaisantes (3) et 13% d’évaluation excellentes (4). Le rôle de
conseil du courtier est reconnu, mais perçu comme largement
perfectible.
15%
13%
7%
17%
3%
5%
4%
48%
35%
32%
38%
18%
21%
24%
5%
28%
39%
48%
32%
63%
56%
49%
52%
9%
13%
13%
13%
16%
18%
23%
43%Négociations et placement
Support aux filiales/pays
1234Inacceptable Au-dessus des attentes
Prévention des risques
Analyse du risque et conseil
Collecte des valeurs à assurer
Gestion des sinistres
Coordination internationale
Allocation des primes et
facturation
23
COURTIERS
Top 5 des attentes des clients à court et moyen terme
66%
d’entreprises font
figurer le reporting
ou la qualité des
documents
d’assurances dans
le top 5 de leurs
attentes
45%
classent la
fourniture de
benchmarks dans
ce top 5 des
priorités
42%
font de la
digitalisation des
processus une
attente majeure vis-
à-vis des courtiers
42%
incluent la capacité
des courtiers à
exploiter de la
donnée
(*) Alternative Risk Transfert
UNE DEMANDE CROISSANTE DE
PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE…
Les résultats mettent en évidence une double attente vis-à-vis des
courtiers : renforcer la qualité d’exécution et la performance tout en
développant une valeur ajoutée plus stratégique.
Des attentes très forte sur les fondamentaux opérationnels.
Le contrôle qualité des documents d’assurance et la fiabilité et
l’exhaustivité des reportings figurent dans le top 5 des attentes des
entreprises vis-à-vis de leurs courtiers (66% chacun). Ces résultats
traduisent un niveau d’exigence élevé sur les activités cœur, avec un
enjeu clé de fiabilisation, de conformité et de rigueur opérationnelle.
Un besoin accru de pilotage.
Le top 5 des attentes des entreprises reflète une volonté de mieux
piloter la performance des programmes et les coûts dans un
contexte de pression accrue en interne. Ce besoin s’exprime au
travers d’une demande de benchmarks plus réguliers et plus
pertinents (45%), d’une meilleure capacité d’exploitation des
données par les courtiers (42%) et de plus de transparence sur leur
rémunération (26%).
La recherche de performance au travers de la digitalisation.
La digitalisation (outils et données) est présente dans le top 5 des
attentes de plus de 42% des entreprises. Soit pour que les courtiers
améliorent leur performance opérationnelle, soit pour qu’ils
deviennent des partenaires analytiques et technologiques, capables
de mettre à disposition des outils performants, de s’interfacer avec
les systèmes de leurs clients et d’exploiter les données collectées.
11%
22%
26%
33%
34%
36%
42%
42%
45%
66%
66%
Du conseil sur l'utilisation des solutions ART*
Plus de soutien dans la communication interne
Plus de transparence des rémunérations
Des équipes plus expérimentées, capables d’anticiper
Du conseil sur les risques émergents / non-assurables
Des documents de synthèse de niveau DG
Plus de compétences sur l'exploitation des données
Des outils / processus digitalisés plus performants
Des benchmarks réguliers et plus pertinents
Le contrôle qualité/délais des documents d’assurances
Des reportings réguliers, fiables et exhaustifs
24
COURTIERS
Des acteurs incontournables… mais encore cantonnés à leur rôle
historique.
Les courtiers occupent une place centrale dans le pilotage des
programmes d’assurance et restent des partenaires clés pour
accéder au marché et structurer les couvertures.
Mais derrière cette position dominante, les modèles d’intervention
restent fragmentés, encore largement centrés sur le placement et la
coordination, avec une valeur ajoutée plus inégale sur les
dimensions de conseil, de prévention et d’appui opérationnel.
Si les pratiques se professionnalisent (contractualisation,
transparence, KPIs), elles demeurent hétérogènes et parfois
éloignées des standards attendus. Cette maturité contrastée reflète
un modèle encore en transition.
Dans le même temps, les attentes des entreprises évoluent
rapidement : au-delà de la qualité de l’exécution de missions
d’intermédiation classiques, elles recherchent des partenaires
capables d’apporter une véritable valeur stratégique — exploitation
des données, accompagnement des risques émergents, soutien à la
décision et à la transformation.
Le point de bascule est clair : les courtiers ne sont plus seulement
attendus comme des intermédiaires performants, mais comme des
partenaires de gestion des risques à part entière.
Si l’on s’en tient aux résultats, ce cap reste encore à franchir dans les
faits.
Une attente notable de conseil à forte valeur ajoutée.
Enfin, les entreprises attendent un rôle de conseil renforcé des
courtiers sur des dimensions plus stratégiques et prospectives. La
capacité à produire des livrables de niveau DG figure ainsi dans le
top 5 de 36% des entreprises, de même que le conseil sur des
risques émergents/difficilement assurables (34%) et la mise à
disposition d’équipes plus expérimentées pour anticiper les
évolutions de marché (33%).
Les attentes semblent plus limitées sur les solutions ART* telles que
les captives (11%); probablement parce qu’elles restent réservées à
des entreprises matures, et que pour ces dernières les courtiers
répondent déjà largement au besoin.
36%
des entreprises
classent dans le top
5 de leurs attentes
la production de
synthèses de
niveau DG
34%
recherchent plus de
conseils sur les
risques émergents
et/ou difficilement
assurables
33%
souhaitent des
équipes plus
expérimentées
pour anticiper les
évolutions de
marché
seulement
11%
classent dans leur
top 5 le conseil
autour de solutions
d’ART*
(*) Alternative Risk Transfert
… ET DE VALEUR AJOUTÉE STRATÉGIQUE
25
A PROPOS DE L’AMRAE
ANCRER LA GESTION DES RISQUES AU COEUR
DE LA PERFORMANCE ET DE LA RÉSILIENCE DES
ORGANISATIONS
L’Amrae (Association pour le Management des
Risques et des Assurances de l’Entreprise),
regroupe les principaux acteurs de la gestion
des risques (gestion des risques, contrôle
interne et audit, assurance et juridique). À
travers ses comités scientifiques, ses
publications, ses prises de position et son
congrès, elle œuvre pour l’excellence en matière
de risk management, qui contribue à sécuriser
la stratégie des entreprises et à organiser leur
résilience. L’Amrae regroupe environ 2000
membres issus de 850 organisations privées et
publiques.
Une gestion des risques éclairée et inscrite dans
la durée constitue le socle de la résilience des
entreprises. Elle vise à absorber les chocs, à
assumer leur responsabilité et à saisir les
opportunités, tout en déployant une croissance
durable et responsable. Ses bénéfices irriguent
les entreprises, leur écosystème et l’ensemble
du tissu économique.
Pour en savoir plus
www.amrae.fr
L’Amrae a comme missions fondamentales :
CULTURE DU RISQUE
▪Promouvoir une culture de gestion des
risques au sein de l’entreprise et de son
écosystème ;
▪Contribuer à l’évolution du marché de
l’assurance des entreprises par une influence
constructive.
EXPERTISE
▪Développer et maintenir l’expertise des risk
managers au meilleur niveau ;
▪Offrir un espace privilégié de partage des
meilleures pratiques entre professionnels du
risk management ;
▪Mettre à disposition des formations de
référence dédiées aux métiers du risque.
FORMATION & CONGRÈS
Avec Amrae Formation, l’Association répond aux
besoins de formation professionnelle en
proposant des formations certifiantes de haut
niveau.
Les Rencontres du risk management Amrae est
le congrès de référence des métiers du risque et
de l’assurance (plus de 3 800 participants en
2025). Ces trois jours sont le rendez-vous
incontournable pour tous les acteurs de la
gestion et du financement des risques.
26
A PROPOS DE KYU
1. Cartographier vos risques et
anticiper leurs évolutions
▪Identifier vos risques, évaluer leur
criticité et définir des actions de
traitement en fonction de vos objectifs
stratégiques (ERM, CSRD, CS3D)
▪Mobiliser votre organisation en alignant
vos 3 lignes de défense (directions
opérationnelles, des risques et du
contrôle interne, et de l’audit interne)
autour d’une gouvernance, d’outils /
indicateurs partagés
AMÉLIORER LA RÉSILIENCE DE VOTRE ORGANISATION
Cabinet de conseil engagé, nous accompagnons nos clients dans l’élaboration de
leur vision et leur transformation. Nous sommes reconnus pour nos expertises
transverses : Expérience client, Supply Chain, Transformation Durable, Risques et
Assurances, RH & Compétences
2. Réduire votre exposition aux
risques
▪Evaluer la vulnérabilité de vos processus
opérationnels : production, supply
chain, projet, produits…
▪Intégrer la gestion des risques à la prise
de décisions dans les processus métiers
▪Bâtir, déployer et auditer des
référentiels de prévention auprès des
parties prenantes internes et externes
▪Définir des plans d’action et piloter leur
mise en œuvre à travers des outils
collaboratifs
3. Optimiser votre politique
assurances IARD et ADP
▪Adapter votre politique en fonction de
vos enjeux business et du marché
▪Dimensionner vos programmes
d’assurances en modélisant l’impact de
vos scénarios de risques
▪Optimiser les couvertures, les coûts et la
qualité de service en lançant des appels
d’offres conceptuels et servicing.
▪Améliorer votre efficacité en optimisant
vos processus, vos SI et l’exploitation de
vos données.
4. Faire de la continuité d’activité un
avantage compétitif
▪Cartographier les flux, identifier les
interdépendances / les ressources clés
et modéliser les impacts (BIA)
▪Construire des PCA opérationnels au
sein d’un système de management de la
continuité à l’échelle de l’entreprise
▪Conjuguer rentabilité et continuité en
investissant dans des solutions de back
up pertinentes
▪Coordonner l’ensemble des acteurs
dans une logique d’entreprise étendue
Pour en savoir plus
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Fred-Jean Hoguet +33 6 09 17 48 99 /
Fredjean.hoguet@amrae.fr
Etude 2026 KYU & AMRAE: organisation des fonctions risques-assurances
Étude 2026 KYU & AMRAE
Organisation des fonctions risques-assurances
Une enquête inédite auprès des professionnels du risque et de l’assurance pour répondre à ces questions :
📌 Comment la fonction Risques est-elle structurée aujourd’hui dans les organisations ?
📌 Quel est son véritable périmètre de responsabilité ?
📌 Comment la fonction Assurances est-elle pilotée ?
📌 Quelle relation avec les courtiers ?
📌 Quelles activités sont externalisées ?
📌 Quels outils sont mobilisés au quotidien ?