Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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LA MAÎTRISE DU RISQUE CYBER
SUR L’ENSEMBLE DE LA CHAÎNE DE SA VALEUR
ET SON TRANSFERT VERS L’ASSURANCE
RÉSULTATS du Séminaire de RECHERCHE
novembre 2015 - juillet 2016
EN PARTENARIAT AVEC
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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RAPPORT
ÉTABLI PAR
PHILIPPE COTELLE
HEAD OF RISK MANAGMENT &
INSURANCE
AIRBUS DEFENCE AND SPACE
PHILIPPE WOLF PhD
PROJECT MANAGER EIC
IRT-SYSTEMX
BENEDICTE SUZAN PhD
R&T AND INNOVATION
COORDINATION (CIS)
AIRBUS DEFENCE AND SPACE
VERSIONS Relecture DATE Modification
ISX-IC-EIC-transfert-risque-draft-v0 ISX et Airbus Group 17/06/2016 Version initiale
ISX-IC-EIC-transfert-risque-LIV-
0401-v10
Groupe de travail 29/08/2016 Version diffusable
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Table des matières
I. Présentation des travaux ........................................................................................................... 5
II. Méthode suivie ......................................................................................................................... 8
III. Résumé des résultats obtenus ................................................................................................. 10
III.1. Constat .......................................................................................................................... 10
III.2. Objectifs de la recherche ............................................................................................... 12
III.3. Recommandations consolidées ..................................................................................... 13
Recommandation 1 ..................................................................................................................... 13
Recommandation 2 ..................................................................................................................... 13
Recommandation 3 ..................................................................................................................... 14
Recommandation 4 ..................................................................................................................... 14
Recommandation 5 ..................................................................................................................... 15
III.4. Travaux ultérieurs ......................................................................................................... 16
IV. La Connaissance du Risque Cyber par le Risk Manager ............................................................ 18
IV.1. Une démarche novatrice pour que le risk manager détermine son exposition au risque
cyber 18
IV.2. Pour dialoguer, savoir de quoi on parle ......................................................................... 21
V. Les Catégories Communes....................................................................................................... 27
V.1. La gestion du scénario au travers des catégories communes élémentaires ....................... 27
V.2. Les faits générateurs du risque cyber dans le contrat d’assurance .................................... 30
V.3. Les métriques ................................................................................................................... 32
V.4. Associer les métriques aux catégories ............................................................................... 33
VI. La Couverture du risque cyber ................................................................................................. 34
VI.1. Le tableau des couvertures du risque cyber : Une matrice détaillée .............................. 34
VI.2. Une proposition de matrice simplifiée (point de vue technique) ................................... 37
VI.3. La matrice, vers une convergence des définitions (point de vue juridique) .................... 39
VI.4. Les points d’interrogation actuellement en discussion .................................................. 40
VII. Informations de Souscription .................................................................................................. 42
VII.1. La confidentialité dans le dialogue ................................................................................ 42
VII.2. La gestion de la partie sinistre ....................................................................................... 44
VII.3. Les conditions de la confidentialité, le rôle de la puissance publique............................. 45
ANNEXE 1 - La lettre d’invitation ..................................................................................................... 49
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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ANNEXE 2 – Participants ................................................................................................................. 50
ANNEXE 3 – Groupe de travail ......................................................................................................... 52
ANNEXE 4 – L’IRT-SystemX .............................................................................................................. 54
ANNEXE 5 – Le projet EIC ................................................................................................................ 55
ANNEXE 6 - Bibliographie ................................................................................................................ 57
ANNEXE 7 – Glossaire ..................................................................................................................... 62
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I. Présentation des travaux
Ce travail de recherche, mené au sein du programme EIC de l’IRT-SystemX
1
, traite des conditions
nécessaires pour connaître, gérer et maitriser le risque cyber pour ensuite le transférer
éventuellement vers l’assurance. Le chapitre III résume les résultats obtenus. Les chapitres ultérieurs
détaillent l’ensemble des réflexions menées. La grille de travail initiale, ci-dessous, a été suivie dans
ses grandes lignes.
EIC
T5.2 Cyber
Assurance
Objet de la
séance
Objectif de la
séance
Résultats de la
séance souhaitée
Livrable Contributions
Première Année
de la recherche
(3 ans
envisagés)
La première année sera consacrée à poser les problématiques. La réflexion portera sur la recherche des
définitions partagée de l’exposition au risque cyber et de ses critères entre l’assuré et le client.
Le secrétariat des
séances et la
production écrite est
assurée par EIC.
1
er
réunion
2h30
24 novembre
Présentation de la
proposition de la
recherche et de ses
enjeux pour
l’année et ses
suites en fonction
des résultats si ces
derniers sont
pertinents.
Présentation du
point de vue de
l’assuré :
de l’importance
pour un industriel
de monter en
puissance dans la
gestion de son
risque cyber et son
assesment et de sa
capacité à
dialoguer avec
l’assurance et de
confronter ses
analyses de risque
internes
Présentation du
point de vue de
l’assureur : lever
les blocages du
marché de
l’assurance.
Présentation du
point de vue de la
puissance
publique : les
verrous à lever, les
premiers axes
d’action.
Présentation des travaux
envisagés pour l’année.
Exposer le besoin qu’ont
les organisations de
maîtriser la gestion de
leur risque cyber dans un
dialogue avec les
assureurs.
Expression des besoins
des assureurs-ré
assureurs.
Montrer comment le
législateur peut aider.
Recherche d’un Accord
sur :
L’utilité de mener un
dialogue tripartite entre
industriels, assureurs-
réassureurs et les
pouvoirs publics et/ou
associations
professionnelles.
Les points de blocages,
les définitions et les
objectifs de la réflexion à
mener.
Accord sur les principes
de la méthode et les
apports et attendus de
chacun des participants.
Accord sur la finalité de
la recherche.
Compte rendu de
séance.
Document comprenant
une taxonomie,
l’identification des
verrous techniques et
règlementaires.
Road map, calendrier
des activités et des
apports des parties
prenantes.
Appel à contribution
auprès des
partenaires.
Mise à disposition
des ressources
juridiques d’EIC à
l’appui de T5.2.
1
EIC : Environnement pour l’Interopérabilité et l’Intégration en Cybersécurité. Les annexes 1, 4 et 5 détaillent le
contexte de réalisation de cette étude
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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2
e
réunion
2h30
Statistiques de
marché :
les assureurs
manquent de
données et de
modèles
d’anonymisation
agréés et
utilisables par tous.
Produire une définition
et une qualification de
l’incident cyber du point
de vue de l’assuré et de
l’assureur.
Proposer des critères
communs et factuels
montrant qu’une
organisation répond aux
exigences de protection
face au risque cyber.
Définir les conditions
d’un accord-cadre de
référence interne (pour
les organisations) et
externe (pour les
assureurs et
réassureurs).
Compte rendu de
séance.
Rapport de de synthèse
illustrant les
problématiques et le
consensus obtenu
exposant les avancées
de la réflexion.
Document décrivant les
moyens d’établir des
modélisations.
3
e
réunion
2h30
Couverture : quel
est le besoin de
couverture de
l’assuré pour le
risque cyber ?
Adresser la question du
recouvrement de la
perte de propriété
intellectuelle, de la R&D
et de la perte de
données d’exploitation
ou de moyens de
production.
Comment gérer
l’évènement catastrophe
(le scénario
d’accumulation), quelles
sont les responsabilités
du client, de l’assureur
et de la puissance
publique ?
L’enjeu d’une
méthodologie pour
calculer les sinistres
maximum possibles, une
mutualisation est-elle
envisageable ?
Produire les premiers
éléments
Compte rendu de
session.
Document synthétique
illustrant les
problématiques et le
consensus obtenu
exposant les avancées
de la réflexion.
4
e
réunion
2h30
Information de
souscription et de
gestion du risque
cyber : nécessité
d’un représentant
assermenté.
Discuter la proposition
suivante : en l’absence
actuelle de statistiques
de marché et au vu des
couvertures existantes,
comment créer les
conditions générales
d’un dialogue de
confiance entre le client
et l’assureur ?
Quel rôle pour la
puissance publique ?
Définir les conditions
d’un dialogue de
confiance entre l’assuré
et l’assureur.
Définir le tiers de
confiance qui
permettrait la collecte, la
validation et
l’anonymisation des
données permettant la
construction des
modèles
Proposer la création d’un
organisme paritaire
définissant le contenu et
la validation d’une
formation qualifiante
d’Experts Cybers
Assurance
Compte rendu de
session.
Document synthétique
illustrant les
problématiques et le
consensus obtenu
exposant les avancées
de la réflexion.
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5
e
réunion
conclusive
2h30
Présentation des
travaux réalisés sur
l’année,
proposition de
document
conclusif.
Consolidation du cadre
de référence, des
critères communs et de
la méthodologie.
Accord sur les standards
Et sur la diffusion des
résultats de la recherche.
Proposition d’un plan
d’action.
Présentation du rapport
conclusif sur les trois
pistes de travail
proposées lors de la
première séance.
Rapport de recherche
présentant une
proposition de critères
communs et un
standard.
Présentation du plan
d’action devant
conduire à la mise en
œuvre des critères
communs et des
standards, concevoir
leur contrôle.
Présentation des
moyens nécessaires
pour ce faire.
Proposition - En
fonction des
opportunités :
Publication des
résultats de la
recherche.
Organisation d’un
colloque d’une demie-
journée avec le soutien
de l’ANSSI.
Figure 1 – Plan de travail
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II. Méthode suivie
Ce travail de recherche a été mené par une équipe pluridisciplinaire regroupant assureurs,
réassureurs, courtiers, associations professionnelles, juristes, un risk manager, des industriels, une
organisation internationale, des organismes publics et des chercheurs. Les annexes 2 et 3 listent les
participants à ces travaux.
Des séminaires réguliers ont confronté les points de vue et les réflexions sur les diverses thématiques
de la figure 1. Un consensus a été obtenu autour des cinq recommandations consolidées du chapitre
III.3. Les chapitres IV à VII détaillent la variété des approches et des pistes explorées qui doivent être
approfondies dans des travaux ultérieurs décrits au chapitre III.4.
La réunion 1 – introductive (novembre 2015). L’objet de cette réunion était, outre la présentation du
projet de séminaire et de la proposition de recherche, de poser l’interrogation du risk manager quant
à la prise en compte et la gestion du risque numérique (cyber) : comment penser un cadre normatif
pour prendre en compte le risque numérique ? Quelle trame proposer ?
Airbus Group a présenté son retour d’expérience sur l’exercice SPICE – Scenario Planning for
Indentification of Cyber Exposure – développé en interne en 2015. SPICE permet d’affecter une valeur
financière à l’exposition au risque numérique d’une ampleur catastrophique pour la pérennité d’une
organisation. Cette démarche utilise des informations recueillies auprès des opérationnels pour
quantifier l’impact métier d’une attaque majeure et établir des scenarii. Exercice reconductible
annuellement, il permet au risk manager d’identifier, de gérer et de maîtriser son exposition au
risque et d’engager un dialogue avec le marché pour son transfert vers l’assurance. Il a été proposé
de faire de la démarche SPICE un standard pour l’évaluation de l’exposition au risque numérique et
de ne pas utiliser de scénario standard mais une analyse de risque propre à chaque organisation qui
prenne en compte le risque numérique dans le métier.
La réunion 2 – Catégories communes, définition, qualification et quantification (janvier 2016) – a
présenté un tableau des causes et des conséquences. Les travaux préparatoires de la réunion 2 ont
constitué un premier effort de définition de métriques, de faits dommageables et de conséquences
préjudiciables sur l’exemple du tableau de Mendeleïev. L’objectif étant de produire des « briques »
pour constituer les scenarii d’exposition au risque numérique : une suite d’évènements / d’éléments
prédéfinis auxquels sont associées des métriques objectives. Leur complexité combinatoire comme
celles des molécules, des atomes et leurs combinaisons constituant le scenario complexe de l’attaque
cyber. L’objectif est de proposer un système logique cohérent pour illustrer les scenarii d’attaque
cyber. Les définitions des métriques, des faits dommageables et des conséquences préjudiciables ont
été préparés avec les juristes.
Un reality check a été ensuite organisé (en mars 2016) pour tester si le tableau des causes et des
conséquences fonctionnait. Il a montré que l’exercice du tableau permettait, en effet, de jouer des
scenarii d’attaque cyber. Ceux qui ont été joués étaient des cas réels avérés rendus publics ou
récupérés par les acteurs du marché. La matrice a néanmoins fait l’objet d’un travail de récriture en
séance.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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La réunion 3 – Couverture et gestion des scenarii par les assurances (avril 2016). Cette réunion avait
pour objectif de montrer comment le marché pourrait répondre à l’ensemble des cas de causalité et
de conséquences et par quelles couvertures assurantielles il pouvait être envisagé de couvrir le risque
numérique. Le tableau mapping des couvertures assurance a été réalisé à partir du tableau des
causes et conséquence et surtout à partir des travaux déjà réalisés par les assureurs au sein de la
FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance devenue FFA en juillet 2016). Un document
novateur et unique.
La réunion 4 – Information de souscription (mai 2016) porte sur les conditions qui permettront le
dialogue entre assurés et assureurs. Comment construire le dialogue (ses conditions), comment les
parties prenantes pourraient communiquer sur les informations de souscription, comment gérer la
confidentialité, comment organiser la déclaration des sinistres et comment répondre à la question
de la quantification de la perte (le recours à des experts).
Une réunion supplémentaire a été consacrée à la présentation des premiers résultats de la recherche
et ses propositions de recommandation.
La réunion 5 – Réunion conclusive. Elle est dédiée à la présentation pour adoption du rapport de
recherche et aux décisions pour la suite des actions et travaux.
De nombreuses réunions ont été organisées en parallèle par Philippe Cotelle et/ou Bénédicte Suzan
pour avancer sur différents points.
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III. Résumé des résultats obtenus
III.1. Constat
De plus en plus conscientes de la menace que le risque cyber fait peser sur leur activité, les
entreprises et autres organisations s’efforcent de quantifier leur exposition au risque cyber toujours
plus précisément. Elles se heurtent toutefois à de nombreux obstacles dans la connaissance,
l’appréhension et la gestion de ce risque. En l’absence de procédures fiables pour soutenir leur
démarche, les gestionnaires de risques n’ont souvent pas encore développé une approche globale
du risque cyber sur l’ensemble de la chaine de valeur, ni intégré sa dimension potentiellement
catastrophique pour la pérennité de l’activité de l’entreprise. Nombre d’entre eux s’interrogent sur
l’opportunité d’investir dans des couvertures assurantielles cyber, en prenant conscience que la
sécurisation de leurs systèmes d’information et la protection de leurs infrastructures, leurs produits
et leurs données stratégiques ne les mettront jamais à l’abri de toutes les attaques.
Les données chiffrées publiques et privées sur le coût des cyber-attaques sont, à ce stade,
insuffisantes : on ne dispose ni de suites statistiques sur une durée suffisamment longue, ni de
métriques largement validées pour définir le coût global des attaques passées ou pour établir des
modèles économiques fiables permettant de prévoir les préjudices liés aux futures attaques
informatiques.
Ces obstacles brident le développement du marché de la cyber-assurance. Si toutes les parties
prenantes s’accordent sur son fort potentiel, ce marché, qui s’est d’abord développé aux Etats-Unis,
demeure embryonnaire, notamment en Europe.
Parallèlement, les pouvoirs publics nationaux et internationaux se sont également saisis de la
question de la gestion des cyber-risques et de leur éventuel transfert en vue de renforcer la résilience
des acteurs économiques. Dans certains pays, des outils réglementaires ou législatifs ont été
développés.
Le cyberespace est définitivement différent du monde réel car il obéit à des lois d’une autre nature :
les réseaux numériques n’ont pas de frontières, sont extensibles à l’infini et sont de nature abstraite
et virtuelle ; le temps et l’espace y sont comprimés ; les attaquants potentiels sont parfois vos
proches voisins ; les transitions y sont indécelables ; les précurseurs d’une attaque sont des
événements très difficiles à percevoir ; les identités sont difficiles à discerner et les actions y sont
ambigües. Le caractère malveillant d’un code informatique n’est pas une caractéristique
intrinsèquement prouvable.
Enfin l’économie numérique défie l’économie traditionnelle : le coût d’une attaque peut être
marginal (gratuité des outils) par rapport au montant des conséquences ou au coût de protection des
Systèmes d’Information.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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Le risque numérique est aujourd’hui mal appréhendé :
· La numérisation de l’ensemble des activités humaines depuis l’entreprise jusqu’au domicile
augmente les surfaces d’attaque et rend nécessaire une prise en compte du risque
numérique dans l’ensemble des strates de la société ;
· Il est aujourd’hui difficile d’avoir des références et un vocabulaire commun car la menace
évolue sans cesse même si les fondamentaux restent les mêmes ;
· Le manque de données chiffrées publiques et privées concernant le coût des attaques dont
les méthodes de calcul seraient validées par l'ensemble de la communauté et l'absence de
recul statistique et de modèles économétriques rend difficile l'évaluation des préjudices liés
aux attaques informatiques ;
· Pour une organisation, la quantification du risque cyber, à savoir le calcul de l’impact
économique et financier d'un aléa cyber sur sa chaine de valeur est désormais
incontournable. Cette valorisation lui permettra de répondre à la question de son transfert
à l’assurance ;
· Les méthodologies assurantielles ne sont pas encore assez consolidées/établies pour chiffrer
le risque cyber. Il n'existe pas aujourd’hui de métrique éprouvée permettant d'évaluer de
manière précise le coût d'une attaque cyber et de déterminer des stratégies de réduction et
de transfert par l'assureur. L’état de l’art est encore peu mature sur ces questions.
Néanmoins, le risk manager prend la mesure de l’importance du risque cyber et de sa nécessaire
maîtrise dans un dialogue constructif avec le monde de l’assurance. Il se heurte à de nombreux
obstacles dans la connaissance, l’appréhension et la gestion de son risque en interne et il ne dispose
pas encore de référentiels, critères et standards pour soutenir sa démarche. Les référentiels du
management du risque des entreprises n’ont pas encore développé une approche compréhensive et
intégrée du risque cyber sur l’ensemble de la chaine de sa valeur et également dans une dimension
catastrophique pour la pérennité de l’activité de l’entreprise. Le risk manager doit s’approprier le
risque cyber et ne plus le laisser aux fonctions informatiques de l’organisation et aux techniciens de
la cyber sécurité.
Le projet de recherche s’efforce de répondre aux besoins du risk manager pour l’aider dans sa
maîtrise du risque cyber et le transfert, le cas échéant, de tout ou partie de celui-ci au marché de
l’assurance.
La première année du projet a porté sur les causes et les conséquences des incidents cybers ainsi que
sur les différentes lignes d’assurance qui permettent de les couvrir. Les travaux ont tenté de mieux
définir également les informations nécessaires à la souscription. Une réflexion a été menée autour
de la création d’un organisme paritaire définissant le contenu et la validation d’une formation
qualifiante d’experts Cyber Assurance. Ces derniers seraient les tiers de confiance qui assisteraient
les entreprises et organisations dans la quantification de leur risque cyber et permettraient en outre
la collecte, la validation et l’anonymisation des données nécessaires à la construction de modèles
permettant de modéliser les risques cyber.
Ces travaux constituent un socle de référentiels que les assurés, les assureurs et réassureurs
pourraient être invités à partager.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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III.2. Objectifs de la recherche
Les travaux de recherche appliquée portent sur les conditions nécessaires pour connaître, gérer et
maitriser le risque cyber ainsi que pour le transférer au marché de l’assurance lorsque cela est jugé
opportun.
Plus particulièrement, l’objectif du groupe de travail est d’identifier les obstacles à la
compréhension et l’évaluation du risque cyber et ceux qui entravent notamment le
développement du marché de l’assurance cyber. Il s’est également agi d’avancer sur certains points
et de produire des premières recommandations. Un White Paper, rédigé sur la base de ce rapport de
recherche, proposera ensuite un plan d’action en fonction des calendriers législatifs et
réglementaires en cours (nationaux et internationaux).
Les organisations privées et publiques commencent à s’interroger sur la définition de leur exposition.
Mais elles peinent à exprimer leurs besoins, à comprendre leurs expositions au risque et à s’en
protéger efficacement. D’autant que le coût tant des couvertures assurantielles cyber que des
investissements nécessaires à la sécurisation de leurs systèmes d’information et à la protection de
leurs infrastructures, leurs produits et leurs données stratégiques est élevé. Elles s’interrogent quant
au transfert vers l’assurance de tout ou partie du risque cyber qui, de plus, peut déjà être couvert par
d’autres garanties de contrat déjà souscrits.
Les pouvoirs publics nationaux et internationaux se saisissent également de la question et
s’interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser et créer les conditions d’un dialogue
constructif et élaborer les outils réglementaires ou législatifs nécessaires.
Les réflexions de ce groupe de travail portent attention à la problématique de la réassurance car le
cyber-risque est considéré comme un risque systémique. La crainte de ses effets systémiques
(impacts sur des chaînes de sous-traitance, atteintes à la réputation, atteintes à la société civile,
dommages en cascade non anticipés et maîtrisés, etc.), la rapidité d’évolution des technologies et la
fréquence du renouvellement des scénarii d’attaque le font considérer comme le risque futur le plus
important (territoires intelligents, robotisation croissante, transport intelligent, exploitation des
données personnelles).
La première année, les travaux ont porté sur la définition de l’exposition au risque cyber. Ils ont
conduit à proposer
· des catégories communes, des définitions partagées, une qualification et une quantification
de l’incident cyber ;
· des lignes d’assurance qui permettent de les couvrir ;
· de progresser sur l’information de souscription : les conditions de la confidentialité.
Les travaux et la démarche d’analyse de risque de l’exposition au risque cyber qui constitue le socle
de la réflexion du séminaire s’est inspirée des travaux de référence NIST (National Institute of
Standard and Technology – USA) et de l’ENISA (l’Agence européenne de la sécurité des Systèmes
d’information. La rédaction de la LPM (Loi de Programmation militaire) – OIV (Opérateur
d’importance vitale) s’inscrit dans la ligne de la loi européenne (NIS directive – Network and
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Information Security) et est alignée avec les travaux du GGE (Groupe d’experts gouvernementaux) de
l’ONU.
Les travaux s’inscrivent dans une démarche internationale.
III.3. Recommandations consolidées
Recommandation 1
Chaque entreprise devrait conduire une analyse financière du risque cyber pour :
· analyser ses impacts opérationnels ;
· définir le niveau adéquat d’investissement pour sa prévention et protection ;
· en déduire les risques transférables à l’assurance.
Cette analyse doit être orchestrée par le risk manager
2
qui doit faire l’interface entre les impératifs
opérationnels des fonctions et les contraintes de sécurité que rencontre son organisation. Cette
analyse de risque cyber doit s’appuyer sur des scénarii critiques établis avec les opérationnels. Elle
doit consister en l’identification de scenarii catastrophiques pour la conduite des affaires et une
quantification financière des conséquences de ces scénarii et de leur développement dans le temps.
Cet exercice permettra de dimensionner l’exposition à ce risque ainsi qu’une meilleure prise de
décision sur des politiques de réduction de risque.
La présentation de la démarche du pilote Airbus Defence and Space SPICE a permis d’éclairer de façon
concrète comment ce processus peut être mis en place.
Le chapitre IV développe cette recommandation.
Recommandation 2
Il est utile de définir un référentiel et un langage commun permettant de mener les analyses de
risque cyber en vue de leur transfert vers l’assurance. Ce référentiel commun va permettre de définir
un cadre utile pour référencer puis comparer relativement les expositions au risque de différentes
entités. Nous recommandons que leurs propres scénarii d’exposition soient décomposés selon les
catégories de risques élémentaires (combinaison de fait générateurs et de conséquences) qui
représentent un cadre d’analyse commun à l’ensemble des entités quel que soient leur taille, nature
et activité.
Les travaux de recherche font une proposition novatrice d’un cadre référentiel d’analyse de risque
cyber avec des catégories élémentaires qui ambitionnent de répondre, par leur association, à
2
Il faut également approfondir cette démarche pour répondre aux enjeux des TPE – TPME dans la définition de leur
exposition au risque cyber et son transfert vers l’assurance. Dans la suite du texte nous parlerons du risk manager comme
d’une fonction générique couvrant également les professionnels venant en appui des organisations dont la taille ne
permet pas la création d’un poste dédié.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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l’ensemble des scénarii pouvant affecter les entités. Ces concepts permettent aux entités qui le
souhaitent de bâtir leur propre référentiel (respect du droit de la concurrence).
Ce cadre d’analyse commun représente une avancée considérable dans la rationalisation des
mesures de risques et dans la possibilité de mapper relativement le profil de risque des différentes
entités dans un référentiel partagé.
Le chapitre V développe cette recommandation.
Recommandation 3
Une meilleure communication et connaissance des couvertures d’assurance couvrant les
conséquences du risque cyber doit être développée. Les risk managers et porteurs de risques ont
besoin de mieux comprendre la façon dont les différentes couvertures protégeant leurs entités se
combinent pour répondre à cette exposition. La matrice développée dans le cadre de ce programme
de recherche est un outil permettant :
· aux risk managers de pouvoir vérifier comment les différentes couvertures souscrites
permettent une couverture effective et globale des besoins de leurs entités ;
· à l’ensemble des parties prenantes de mieux comprendre les couvertures d’assurance en
clarifiant les garanties qui relèvent de polices d’assurance traditionnelles de celles relevant
de polices cyber dédiées. La présence de couvertures silencieuses (silent cover ou,
autrement dit, lorsque le risque cyber n’est pas expressément exclu) peut ainsi être plus
facilement identifiée ;
· aux autorités nationales de disposer d’une photographie instantanée de la réponse de leur
marché d’assurance à ce risque ;
· aux organisations internationales de disposer d’une meilleure vision du sujet. Cette matrice
peut effectivement devenir également le support à un benchmark international en
comparant la réponse des différents marchés nationaux à cette même exposition.
Cette matrice pourra être exploitée par l’ensemble des acteurs, sans exclusive ni obligation,
notamment dans le cadre de benchmarks internationaux. Elle pourra être simplifiée pour être plus
facilement utilisable par de petites entités.
Le chapitre VI développe cette recommandation.
Recommandation 4
Concernant la gestion de la confidentialité dans le dialogue pour l’information de souscription et la
gestion du sinistre, la mise en place d’une plateforme neutre et sécurisée de communication et
d’échange d’information entre les assurés et les assureurs est indispensable pour améliorer le
dialogue. Un meilleur dialogue permettra aux assurés de donner une meilleure visibilité sur leur
exposition et gestion du risque cyber pour une meilleure adéquation de la souscription par les
assureurs des couvertures souhaitées. Elle permettra un meilleur échange en cas de sinistre dans le
cadre d’une relation dont la confidentialité sera garantie.
Trois types de structure peuvent être envisagés :
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 15/69
· une extension, dont les contours juridiques restent à définir, de la « plateforme d’assistance
aux victimes de cyber malveillance », mise en place par l’ANSSI avec le ministère de
l’Intérieur (annoncée dans la Stratégie Nationale pour la sécurité numérique
3
présentée le
16 octobre 2015) ;
· une autre plateforme neutre d’échange d’information entre l‘assureur et l’assuré. Elle serait
opérée par un tiers de confiance. Cette « Plateforme mutualiste sécurisée pour la maîtrise
et l’assurance du risque cyber » serait à but non commercial. Sa forme juridique reste à
définir.
· un « observatoire national de risque cyber ». Un modèle possible est l’Observatoire National
des Risques Naturels
4
. Cette structure pourrait permettre par un processus
d’anonymisation, la mise en place de statistiques fiables qui aideront la meilleure
quantification d’une tarification adaptée du risque. Il s’agirait également de réfléchir à la
qualification de l’expert tiers de confiance.
Le chapitre VII développe cette recommandation.
Recommandation 5
Un travail de normalisation du dialogue doit être engagé. Il s’agit de poursuivre l’exercice de
convergence des vocabulaires techniques, assurantiels et juridiques.
En particulier pour atténuer le recours au contentieux, il s’agit de créer le continuum et la
convergence entre les éléments techniques, assurantiels et juridiques pour définir le périmètre du
contrat, les champs de responsabilité et leurs limites.
Il faut, pour cela, conduire un exercice de compilation des définitions contractuelles et
réglementaires et proposer des définitions, probablement médianes (sur le modèle du PPP
Britannique Cambridge University), adaptées à la dimension internationale des entreprises.
Il est également nécessaire :
· d’identifier les lacunes du droit du numérique pour renforcer la sécurité juridique dans les
contrats d’assurance ;
· de suivre l’évolution de droits différents (Common Law) ;
· de créer la qualification juridique de la donnée immatérielle, l’identification des atteintes
qu’elle peut subir afin de permettre la quantification de sa valeur.
Il peut s’avérer pertinent d’associer à cette réflexion les professions des experts comptables, des
commissaires aux comptes et de la finance d’entreprise.
Le chapitre V développe cette recommandation. L’Annexe 7 fournit les premiers éléments pour
l’élaboration de définitions communes.
3
http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2015/10/strategie_nationale_securite_numerique_fr.pdf
4
Voir http://www.onrn.fr/
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 16/69
III.4. Travaux ultérieurs
L’ensemble de ces 5 recommandations définit des points à travailler collectivement pour progresser
dans la compréhension et la maitrise du risque cyber.
I. Bâtir un langage commun : De quoi parle-t-on ?
a) Techniquement :
Définir les risques informatiques liés au cyber dans un langage français et compréhensible par
tous
b) Juridiquement :
Qualifier juridiquement la donnée informatique
Conduire un exercice de compilation des définitions contractuelles et réglementaires,
proposer des définitions médianes, en s’inspirant éventuellement du modèle du PPP
Britannique Cambridge University
II. Identifier les éventuels risques juridiques
Analyser les conséquences de ces nouveaux risques sur l’environnement juridique
(règlementaires, législatifs..)
Identifier les nouvelles zones d’incertitudes juridiques et proposer des évolutions du droit afin
de sécuriser les relations contractuelles entre assurés et assureurs exemple : Assurabilité des
rançons, amendes pénales etc…
III. Travailler sur les métriques
Une connaissance statistique des enjeux est un préalable à tout transfert à l’assurance.
Cette connaissance passe par une maitrise de l’exposition et de l’aléa.
a) L’exposition : Quantifier le cout du risque cyber
Poursuivre la réflexion sur la quantification du risque cyber (avec le concours des travaux de
recherche entamés à l’IRT).
Développer la recherche pour la quantification du risque cyber au sein des entreprises,
notamment en tenant compte des conséquences induites par la nouvelle règlementation
européenne GDPR. Aider les entreprises, les conseils et les assureurs à mieux répondre à la
question : comment évaluer le cout du risque pour les entreprises ?
b) L’aléa : Bâtir une Base de données des événements cyber
Les événements cyber doivent être référencés, regroupés par nature et évalués au sein d’une
base de données.
Inclure dans la réflexion les actuaires, les Chief Data Officers et les Digital Officers.
Proposer un modèle de remontées des données via les différentes sources disponibles
(assureurs, pouvoirs publics, autres …) afin de pouvoir en extraire des statistiques fiables et
partagées.
IV. Transfert des cyber risques à l’assurance
a) Partager une définition commune du périmètre d’intervention de l’assurance
Valider, Valoriser et Communiquer sur la matrice des risques et leurs définitions proposées
dans le cadre de ce GT afin de faire émerger un référentiel crédible, reconnu et partagé. Cela
pourra permettre d’améliorer la compréhension et la confiance des différentes parties
prenantes, voire d’aider à la convergence des pratiques des différents intervenants pour
améliorer la qualité et l’adéquation des offres.
b) La couverture du risque terroriste cyber.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 17/69
Analyser les conséquences d’une cyber attaque à des fins de terrorisme, valider la capacité du
marché de l’assurance à intervenir dans ce cas et étudier, si besoin, des solutions alternatives
comme le GAREAT en a bâties pour le risque terrorisme matériel.
V. Créer la confiance
a) Une culture du risque à faire progresser
Encourager, promouvoir les actions à destination du grand public et des entreprises pour
améliorer la connaissance du cyber risque.
b) Développer des référentiels
Donner les moyens aux entreprises de qualifier facilement le professionnalisme des différents
intervenants à la maîtrise à la réduction et au transfert du risque cyber (notamment conseils,
audit, prévention, protection, instruments financiers, assurance…)
c) Développer les conditions de la confidentialité :
Quel rôle de la puissance publique :
En complément de la plateforme annoncée de l’ANSSI, étudier l’opportunité de mettre en
place une plateforme neutre d’échange d’information entre l‘assureur et l’assuré. Elle pourrait
alors être opérée par un tiers de confiance à définir. Cette « Plateforme mutualiste sécurisée
pour la maîtrise et l’assurance du risque cyber » pourrait être à but non commercial sous la
forme d’un Partenariat Public-Privé entre une « émanation » de l’ANSSI et des entreprises
d’assurance. Sa forme juridique serait à définir.
S’assurer de la confidentialité du dialogue entre assureurs et assurés
Tant au niveau de la souscription et de l’indemnisation, développer un climat de confiance et
de confidentialité permettant aux assurés d’informer en toute transparence et de manière
exhaustive leurs assureurs pour réaliser le transfert de leur risque de manière optimale et être
indemnisé dans les meilleurs conditions.
Pour cela engager une réflexion pour les TPE et PME d’un côté et pour les grands groupes de
l’autre concernant la nature, le niveau nécessaire et les garanties d’informations de
souscriptions dont a besoin le marché tout en respectant la liberté contractuelle de chaque
assureur à définir lui-même les informations dont il a besoin pour tarifer et assurer les risques.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 18/69
IV. La Connaissance du Risque Cyber par le Risk Manager
Verrous à lever
Méconnaissance voire absence de méthode et de standard pour définir l’exposition financière au
risque cyber pour une organisation du point de vue de son transfert vers l’assurance.
Le risk manager a besoin de connaître son exposition au risque.
Le risk manager a besoin de dialoguer avec le marché.
Pour un dialogue constructif, les parties doivent partager une connaissance commune des sujets.
IV.1. Une démarche novatrice pour que le risk manager détermine son exposition
au risque cyber
Le risk manager dispose d’outils pour apprécier les différents risques auxquels est confrontée son
organisation. Dans une grande entreprise (ex. Airbus Defence and Space)
5
, une activité « top down »
offre une photographie annuelle de l’ensemble des paramètres des risques inhérents à chaque entité
du groupe à qui sont adressés quelques 150 « Risk questionnaires ». Une fois consolidées, ces
informations constituent la base d’un outil corporate qui a pour vocation de donner une vision
précise et détaillée de l’exposition macroscopique. Cet outil est ensuite transmis aux assureurs du
Groupe dans le cadre de la souscription des polices. Cette démarche « top down » constitue un
processus d’amélioration continu.
Le risk manager détermine les risques sur lesquels il y a une criticité sur la cartographie en
collaboration avec les responsables commerciaux et chefs de projets afin d’apporter des solutions
assurantielles adaptées. Dans la mesure où Airbus Group reçoit environ une vingtaine de propositions
commerciales de rang 1 par mois (+ de 100 millions d’euros), les cartographies doivent être
dynamiques et rapides. Elles sont ensuite évaluées en « Risk Management Committee », revue
formelle organisée pour l’ensemble des propositions assurantielles.
Concernant le risque cyber, il n’existe pas de photographie annuelle de l’ensemble de ses paramètres
ni de cartographie maîtrisée des risques, or il incombe à sa fonction, dans le cadre de sa politique
d’assurance des risques, de décider quels sont les risques numériques que souhaite assurer son
organisation, à quel prix et avec quelle méthode afin d’établir son portefeuille d’assurance.
Or, l’état de l’art montre que ce risque n’est pas encore pris en compte comme le sont les autres
risques d’entreprise. Il n’existe pas de méthode consolidée ni de standard partagé. Le risk manager
doit être créatif pour répondre et interagir avec ses interlocuteurs habituels. Il doit être en mesure
de répondre à la question posée simplement : quelle est le niveau d’exposition au risque cyber auquel
l’organisation est confrontée afin d’étudier les conditions d’une partie de son transfert vers le marché
de l’assurance.
5
Philippe Cotelle, Les 1001 facettes du Risk Manager, Atout Risk Manager, La Revue des Professionnels du Risque et de
l’Assurance, n°9, Juin 2016.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 19/69
Pour répondre à cette question, Airbus Defence and Space a développé, avec l’appui de l’entité
CyberSecurity, dont la mission consiste à proposer des solutions pour maîtriser le risque cyber
technique pour le Groupe et pour ses clients, une démarche novatrice.
Sur la base de l’expertise technique d’Airbus Defence and Space —CyberSecurity, le risk manager de
l’entreprise a développé une méthode innovante qui produit une analyse quantifiée de l’impact
business et financier lié au risque cyber au travers du pilote SPICE – Scenario Planning for
Identification of Cyber Exposure – développée en interne au printemps 2015.
Cette analyse est innovante par rapport aux analyses plus traditionnelles.
Les analyses de risque cyber de type MARION
6
, MEHARI
7
, EBIOS
8
(mécanique de conformité,
conforme au modèle idéal), IS027005
9
qui traitent du risque cyber technique ne permettent pas de
qualifier et de quantifier le risque cyber dans une logique assurantielle (financière).
De plus, ces méthodes portent sur des mesures IT et s’appliquent volontiers dans des
environnements de sécurité périmétriques : un système d’information (SI) central et protégé comme
un château fort (système protégé). On savait qui se connectait à quoi et qui faisait quoi. Etaient
assurés le hardware, le software et les sauvegardes. Or, aujourd’hui le SI des grands groupes comme
celui des PME s’étend bien au-delà de l’entreprise : le cloud etc… Les données sont sorties du château
fort. Elles sont aussi chez le prestataire, le client, dans des clefs USB, dans le cyberespace…
Ces méthodes ne permettent pas de comprendre l’impact business d’un incident cyber et a fortiori
celui d’un scénario catastrophe cyber. Elles ne permettent pas de formuler une quantification
financière du risque cyber. En effet, une quantification financière accrochée à un modèle
mathématique de présomption de menaces (en mode déterministe à défaut de disposer d'un mode
probabiliste) afin de mettre en corrélation les mesures de sécurité présentes ou absentes et les
présomptions de menaces en découlant, présomptions susceptibles de faire l'objet d'une garantie,
ne fonctionne pas.
Le pilote SPICE a permis de franchir la distance qui sépare les méthodes d’analyse de risque IT et le
besoin d’analyse du risque cyber du point de vue du risk manager dans une démarche assurantielle.
Il permet de répondre à la question : quel est le risque cyber auquel est exposé une organisation au
regard de son activité et au regard de son niveau de numérisation (une organisation est d’autant plus
exposée qu’elle est très informatisée) ?
Ainsi, dans la mesure où le risque numérique est lié à l’activité propre de l’entreprise et en
considérant le manque de recul historique et statistique, il nous paraît inutile de réfléchir en termes
de bibliothèque de scénarios catastrophe cyber par domaine d’opération ou par secteur d’activité. Il
6
Cette méthode déterministe a abandonné l’axe probabilité et a mis en corrélation des présomptions de menace par
rapport à des techniques de sécurité présentes ou absentes : un système équilibré, cela ressemble à ça.
7
MEHARI 2010 :
https://www.clusif.asso.fr/fr/production/mehari/download.asp
8
EBIOS 2010 :
http://www.ssi.gouv.fr/guide/ebios-2010-expression-des-besoins-et-identification-des-objectifs-de-securite/
9
Voir https://www.enisa.europa.eu/topics/threat-risk-management/risk-management/current-risk/risk-management-
inventory
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 20/69
faut partir de la connaissance métier des opérationnels qui appréhendent la sensibilité de leurs biens
essentiels ou assets. Ces derniers sont actuellement les plus à même d’identifier le risque numérique
majeur auquel les assets qu’ils manipulent sont exposés. Il n’existe donc pas de scénario de risque
numérique standard et homogène utilisable par toutes les sociétés.
La proposition de recherche de ce séminaire pour traiter la maîtrise du risque cyber sur la chaîne de
sa valeur et son transfert vers l’assurance s’appuie sur la démarche du pilote SPICE.
Le risk manager conduit d’abord en interne un exercice de ce type. Une fois qu’il connait son niveau
de risque, son niveau d’exposition, après qu’il ait apporté des éléments financiers chiffrés qui
permettent aux dirigeants de l’organisation de statuer sur les efforts d’investissement à conduire
pour élever le niveau de protection cyber, il demeure un risque résiduel qui nécessiterait un niveau
d’investissement trop important et qu’il est alors préférable de transférer au marché.
Le marché de l’assurance n’est pas le seul marché, par principe, en mesure d’absorber ce risque.
Comme le montre la prise en charge des nouveaux risques (à grande échelle ou technologiques), les
organisations peuvent préférer se tourner vers l’auto-assurance (self financing), les risques syndiqués
par plusieurs entreprises d’assurance (pools, etc.) et/ou le transfert des risques aux marchés
financiers.
La situation dans laquelle se trouvent les entreprises industrielles multinationales est d’être exposées
par leur taille et la nature de leurs activités à des risques élevés que les assureurs hésitent à couvrir,
ou, a contrario, les grandes entreprises peuvent renoncer à payer des primes élevées pour s’assurer
estimant que le capital pourrait être mieux investi.
Néanmoins, ces organisations se doivent de réfléchir en termes de transfert du risque vers
l’assurance car concernant le risque cyber, un scenario catastrophe cyber pourrait mettre en danger
la pérennité de leur business, leur existence et entrainer leur faillite. Elles doivent également prendre
en compte leur Responsabilités civiles professionnelles mais également la Responsabilité civile de
leurs mandataires sociaux.
En séance de travail, la présentation de la démarche du pilote SPICE a soulevé les questions
suivantes :
· Quels sont les différents impacts à prendre en compte ?
· Quels sont les métriques à utiliser ?
· Quels sont les éléments financiers, temporels et techniques à prendre en compte ?
· Est-ce que les conclusions d’une méthodologie similaire à SPICE répondent aux enjeux de
souscription ?
· Est-ce qu’un assureur peut exploiter les résultats de SPICE pour souscrire ?
· Quels sont les avantages/inconvénients par rapport aux questionnaires de souscription qui
sont à la fois plus statiques et plus techniques ?
· En effet, de quoi parle-t-on ?
Recommandations
Une analyse du risque cyber qui soit quantifiée et analysant les impacts opérationnels sur les
organisations est indispensable. Elle doit être orchestrée par le risk manager qui doit interfacer entre
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 21/69
les impératifs opérationnels des fonctions et les contraintes de sécurité. Cette analyse de risque cyber
doit s’appuyer sur des scénarii critiques établis par les opérationnels qui permettront le
dimensionnement de l’exposition à ce risque et permettront également une meilleure prise de
décision sur des politiques de réduction de risque.
La présentation de la démarche du pilote Airbus Defence and Space SPICE a permis d’éclairer de façon
concrète comment ce processus peut être mis en place.
Il faut approfondir cette démarche pour répondre aux enjeux des TPE – TPME dans la définition de
leur exposition au risque cyber et son transfert vers l’assurance.
IV.2. Pour dialoguer, savoir de quoi on parle
Les participants reconnaissaient que chacune des professions est allée aussi loin que possible, dans
le cadre de ce séminaire, dans sa compréhension du risque cyber et dans son agilité créatrice pour
trouver des solutions. Des discussions en séance, un élément clef est ressorti. Chaque industrie
aborde le sujet avec ses propres définitions, ses propres notions sans les partager ou tout du moins
sans avoir la clef de lecture des autres professionnels (assureur, industriels, experts informatiques…)
Il s’avère désormais essentiel de partager le même langage pour favoriser la qualité du dialogue entre
le risk manager et l’assureur, et aider au développement du marché de l’assurance.
Le partage de définitions communes se heurte au principe de la liberté contractuelle entre les
acteurs. Ainsi, tout en respectant le droit de la concurrence, une compilation de définitions existantes
permettrait de dégager des notions partagées par le plus grand nombre.
Afin de souscrire un contrat d'assurance les parties doivent s'accorder sur des notions élémentaires :
quel risque assure-t-on ?, quel fait générateur ?, quelle limite de garantie ? … Or, il n’existe pas
d’argus du cyber qui permettrait de savoir à quelle catégorie appartient son système, son
environnement par rapport à tel volume de données…
De quoi parle-t-on ?
Chacun parle un langage qui lui est propre dans le cadre de sa profession.
Les définitions utilisées dans les contrats d’assurance sont aujourd’hui essentiellement une
compilation des définitions rédigées par les assureurs et réassureurs qui, dans la liberté contractuelle
qui est la leur, ont rédigé des définitions qui ne s'adaptent pas forcément à ces nouveaux risques. Ils
ont pu dupliquer des définitions de risques, de garanties...pour des événements connus et maîtrisés
(l’incendie, la responsabilité civile, le bris de machine...) mais qui ne s'adaptent pas nécessairement
aux risques cyber.
De plus, appréhendant de nouveaux paradigmes d'assurance, chaque entreprise d'assurance et de
réassurance a développé des définitions, reflet de leur expérience de politique de souscription et
d’indemnisation passée.
Par ailleurs la législation propre aux risques cyber se développant tant à un niveau national
qu'européen, les références passées ne sont plus forcément adaptées à ces nouveaux risques.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 22/69
Les limites sont les suivantes :
L’insécurité juridique est une question qui peut être posée car les définitions sont diverses et aucun
langage commun n’a spontanément émergé. Les assurés s’interrogent sur la sécurité juridique des
contrats. L’accord des parties sur le périmètre des définitions peut juridiquement être remis en
cause. Le contentieux est possible. En cas de conflit ou de réclamation, le juge peut apprécier les
clauses d’un contrat qui déclenchent la garantie, les frais et les pertes indemnisables. Le juge peut
dire qu’un contrat d’assurance dénature la notion juridique, que le fait générateur en l’espèce ne
ressort pas du pénal, etc. Par nature, le contractuel n’est pas totalement sécurisé devant une
juridiction car il est apprécié au regard de notions légales et de principes généraux qui lui sont
supérieurs.
Par ailleurs, le cyber étant par nature transfrontalier, des problématiques de territorialité et
d'application de telle ou telle loi nationale ou supra nationale peuvent se poser. Ainsi, la territorialité
de la garantie dans le contrat d’assurance cyber reste à être clarifiée. Cet élément constitue un risque
en soi. Prenons deux exemples transatlantiques qui illustrent ces difficultés futures liés à l’imbrication
du numérique :
· Le droit évolue, et, à l’heure où nous écrivons, le Parlement français étudie la possibilité
d’insérer un amendement dans le projet de Loi pour une République numérique lequel
pourrait permettre d’engager des class actions en matière d’atteinte aux données
personnelles. Le droit européen évolue également. Il est désormais posé en Europe le
principe du choix de la juridiction où ester en justice : là où dans le territoire de l’Union
européenne le droit et la jurisprudence sont les plus favorables.
· Du fait de la dématérialisation de l’objet cyber, dans la mesure où les États-Unis ont créé
l’internet, ses réseaux et en maîtrisent la gouvernance, ils souhaitent y conserver la liberté
de manœuvre qu’elle leur offre sur le plan stratégique. L’État américain considère qu’il peut
exercer un droit de suite et qu’il peut pousser sa juridiction à tous ceux qui utilisent ces
éléments-là selon l’adage : est maître des lieux celui qui les organise. Les Juridictions
américaines sont également un levier de l’Economic Warfare dans laquelle sont engagés les
acteurs américains. Ainsi le montant des sommes réclamées par les tribunaux américains est
conséquent en cas de litige. Certes, la cour de Justice européenne dans son arrêt Safe Harbor
(décision du 6 octobre 2015) a invalidé la décision par laquelle la Commission européenne
avait constaté que les États-Unis assurent un niveau de protection suffisant des données à
caractère personnel européennes transférées. Cela ouvre une période d’incertitude
juridique.
Le dialogue est compliqué également parce que le vocabulaire utilisé pour le risque cyber technique,
assurantiel et juridique est différent. Ou bien, la sémantique utilisée est la même mais elle exprime
des réalités techniques, assurantielles et juridiques (régimes) qui ne se recoupent pas exactement.
Le continuum des catégories et des définitions devrait être élaboré d’une profession à l’autre.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 23/69
Quel est l’intérêt de produire des définitions médianes ?
Les Britanniques se sont engagés dans un tel exercice dans le cadre d’un Partenariat Privé Public de
mise à plat de définitions médianes. Il faut ainsi noter l’effort conduit par les Britanniques du
Cambridge Center for Risk Studies
10
, pour proposer des définitions médianes, communes aux parties
prenantes. Sans porter atteinte au droit de la concurrence national et européen, un exercice des
définitions amont permettrait de partager une meilleure connaissance commune du sujet et de
dérisquer la contractualisation des définitions contractuelles au niveau du marché. Sur les variations
des définitions en aval pourrait s’exprimer la liberté contractuelle dans de meilleures conditions de
sécurité juridique en cas de contentieux.
Un premier effort de compilation des définitions de ce que recouvre le risque cyber a été conduit
dans le cadre du séminaire. Il a donné lieu à l’élaboration d’un tableau (voir extrait ci-dessous) qui
met en exergue les divergences de définition concernant un même objet. Ce travail doit être
poursuivi. L’annexe 7 fournit un premier glossaire général non consolidé.
L’hétérogénéité des définitions contractuelles et l’éventuel défaut de sécurité juridique constituent
un frein au développement du marché de l’assurance.
Pourquoi se poser cette question aujourd’hui ? Certains participants se sont interrogés sur la
pertinence de l’assurance de choses (assurance de dommages et de responsabilité) pour couvrir
parfaitement ce nouveau type de risques. On propose d’assurer un objet « cyber » qui n’est pas
juridiquement clairement défini (la donnée/la data, le logiciel, le robot, etc.) et dont la théorie
économique de la quantification n’est pas aboutie. On lui demande d’indemniser : de payer pour
quelque chose qui n’existe pas. Comment indemniser lorsque l’objet n’a pas d’existence, de réalité
de vérité juridique et qui plus est n’est pas quantifiable ?
Les contrats d’assurance concernant le risque cyber ne peuvent pas s’appuyer aujourd’hui sur un
droit du numérique ou informationnel cohérent et stable car il n’existe pas encore. Le droit ne s’est
pas saisi de cette question dans son ensemble. Il n’a pas suivi dans ce domaine (comme dans d’autres)
le développement de la technique. Or, pour certains participants au séminaire, ses principes
fondamentaux (applicable dans le monde physique) ne se déclinent pas automatiquement pour
répondre aux particularités du fait numérique immatériel et de la réalité technique de la cyber
sécurité.
Le droit a abordé au mieux cette question de façon parcellaire, en silo, par profession sans jamais
construire les fondations du droit du numérique. On assiste cependant à une production juridique et
réglementaire importante aux niveaux national et européen (le développement de la Société de
l’Information est une compétence communautaire).
10
Cambridge Risk Framework, Cyber Accumulation Risk Management : Cyber Insurance exposure data schemaV1.
https://cyberpolicymagazine.com/media/k2/items/cache/2cebfdae7a8ea5d691033c085990a9d4_XL.jpg
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 24/69
Figure 2 – Exemples de définitions computer systems / système informatique.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 25/69
Comment pouvons-nous atteindre l’objectif : parlons des mêmes choses !
Pour être assuré, le risque doit être assurable : quelles sont les conditions de l’assurabilité du risque
cyber ?, quelle définition donne-t-on au risque ?, comment peut-il être quantifié ? Lorsque ces deux
dernières conditions sont réunies, le risque cyber devient assurable, « contractualisable ». Les
conditions de développement d’un nouveau marché de l'assurance sont alors atteintes. Les
professionnels du risque que sont les assureurs vont pouvoir apporter des réponses aux demandes
de couvertures des risk managers.
Il s’agit de traduire la dimension technique du risque cyber en dimension contractuelle au croisement
des notions assurantielles et juridiques. Cette action doit s’inscrire dans une approche
transdisciplinaire pour faire le lien entre la technique cyber et son vocabulaire pour matérialiser en
droit ce phénomène.
La logique d’un point de vue juridique voudrait mettre de l’ordre dans les notions juridiques avant
de contractualiser. Deux corpus juridiques sont à adresser : ce dont on parle et qui va être assuré et
la manière de l’assurer. Le contrat d’assurance étant une règle relative à l’indemnisation de quelque
chose d’immatériel, l’autre aspect concerne l’immatérialité proprement dite.
Un exercice de rédaction, de définition et de catégorisation est donc nécessaire. La difficulté est
accrue par l’internationalisation du cyber risque qui doit trouver son équilibre entre les différents
droits, principalement européens et américains. L’Europe doit s'emparer rapidement de ces sujets
afin de ne pas subir l’emprise américaine voir anglo-saxonne. Ces travaux juridiques pourraient
aboutir à une proposition de directive européenne ou de règlement qui sont le mode juridique le
plus approprié pour fondre ou relier les grands systèmes de droit de l’Union (FR, All, RU).
Le système d’information et les données
Il s’agira donc, par exemple, de définir le système d’information (SI). Quelle pourrait être ainsi la
définition médiane d’un SI qui aurait confirmé que les éléments techniques sont alignés à un degré
de granularité nécessaire avec les notions communes et partagées de gestion du risque et
assurantielles lesquelles doivent émerger d’un socle juridique solide de catégories juridiques qui
matérialiseront l’objet et permettront sa qualification ?
Comment faut-il comprendre le périmètre du Système d’Information sur lequel va s’appliquer le
contrat d’assurance ? Dans la perspective de l’assurance, les choses étaient simples lorsque
l’informatique était localisée dans le même environnement – dans le donjon du château fort
11
– les
garanties informatiques tous risques fonctionnaient bien. Désormais, avec la fin du système à
périmètre défini d’un point de vue technique et assurantiel, quel est le début et la fin de mon SI ? Au
sens des ISO 270XX ? Dois-je considérer l’application de mon serveur avec les données dans mon
serveur ? Ou bien mon SI se situe-t-il au-delà de mon serveur ? Dans la messagerie, dans mon CRM
(Customer Relationship Management), dans mes données de mes salariés (bulletins de salaires gérés
11
Le memento pour la défense en profondeur appliquée aux systèmes d’information s’applique mieux à des
architectures centralisées non déportées, en tout ou partie, dans le Cloud (infonuagique)
voir http://www.ssi.gouv.fr/uploads/IMG/pdf/mementodep-v1-1.pdf
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 26/69
par ADP CGI). Le SI peut aller dans le BYOD du salarié ? Dans le Cloud ? Si seul le système de
traitement de données dont le client est propriétaire est assuré, qu’en est-il de données qui seraient
situées dans un SI dont le client n’est pas propriétaire (Cloud, ou SI d’un sous-traitant) mais dont le
client du contrat d’assurance est responsable car il est responsable de la sécurité en tant que maître
du traitement au sens des articles 34 et 35 Loi 1978. L’article 35 stipule en effet, la responsabilité sur
les données à caractère personnel y compris dans les environnements sous-traitant / extérieur (et L
226-17 du code pénal).
Où se situent mes données ? Elles sont volatiles. Or, le Règlement européen, validé le 14 avril 2016,
vise à instituer une coresponsabilité en fonction de l’étendue des prestations du sous-traitant, notion
de coresponsabilité encore extrêmement floue. Quels vont en être les impacts pour les assureurs ?
Il serait également utile de conduire des travaux de recherche pour élaborer les fondations du droit
numérique ou informationnel afin de créer une réalité juridique à la donnée informatique
(qualification et quantification) et répondre aux failles du droit pour sécuriser sur un plan juridique
le transfert du risque vers l’assurance. Parce qu’il était très ambitieux de refonder le droit autour de
la notion de donnée informatique, des morceaux de droit ont été élaborés pour créer des normes de
protection non pas par rapport à l'objet à protéger mais qui correspondaient à l’objectif de
protection. Le droit a ainsi protégé les personnes au travers des données personnelles (1978), les
auteurs au travers de leur création logicielle (les logiciels sont des œuvres de l’esprit), les fabricants
des bases de données pour qu’ils puissent les vendre… Par à-coup, des normes de protection
ponctuelle ont été développées sans jamais définir ce qu'est la donnée.
Les données ne sont pas juridiquement définies, elles sont ni qualifiées ni quantifiées. Sur des
fondations solides, le marché de l’assurance pourra pleinement être créatif dans la rédaction de
clauses contractuelles sans le risque, qu’au contentieux, l’édifice ne s’écroule.
Recommandations
La démarche développée en interne Airbus Defence and Space dans le pilote SPICE – Scenario
Planning for Identification of Cyber Exposure – qui permet au risk manager de connaitre son
exposition au risque cyber pourrait être proposée comme base de réflexion pour produire une
analyse quantifiée de l’impact business et financier lié au risque cyber pour son transfert vers
l’assurance et définir un standard.
Il serait opportun de conduire un exercice de compilation des définitions contractuelles et
réglementaires pour développer une connaissance commune et médiane des définitions sur le
modèle du PPP Britannique Cambridge University.
Il serait utile d’identifier les lacunes du droit du numérique pour renforcer la sécurité juridique dans
les contrats d’assurance. Il faut répondre aux questions suivantes : de quoi parle-t-on (créer le
continuum et la convergence entre les éléments techniques, assurantiels et juridiques pour définir le
périmètre du contrat, les champs de responsabilité et leurs limites) ?
Et enfin, créer la qualification juridique de la donnée informatique et les éléments permettant la
quantification de sa valeur en vue de son transfert vers l’assurance, est indispensable.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 27/69
V. Les Catégories Communes
Verrous à lever
Quels pourraient être les catégories communes et factuelles de l’analyse de l’exposition au risque
cyber ?
Est-il possible de créer des catégories élémentaires du risque cyber comme dans un le tableau de
Mendeleïev ?
Une fois le travail de définitions médianes conduit, le chantier des catégories communes peut être
ouvert et nous pouvons répondre aux questions suivantes :
· Quels sont les catégories communes élémentaires constitutives des scenarii d’attaque
cyber ?
· Quels sont les faits générateurs dans le contrat d’assurance ?
· Quel est le type de risque, les impacts et les mesures d’impact ?
· Quelles sont les informations à obtenir et à réunir du point de vue de l’assureur ?
· Quels sont les métriques à utiliser ?
· Comment les associer ?
· Quelles sont les définitions à disposition ?
V.1. La gestion du scénario au travers des catégories communes élémentaires
Une première étape a été franchie lors d’une session de travail supplémentaire de reality check. Il est
en effet possible de jouer les catégories élémentaires du risque cyber inspiré du tableau de
Mendeleïev pour décrire le scénario d’une attaque cyber.
En effet, l’analyse de risque cyber telle que présentée précédemment est une analyse qui est par
nature spécifique à chacune des entités du fait de la spécificité de leur activité, de leur structure,
localisation etc…
L’enjeu est donc de pouvoir trouver un référentiel commun à une multitude d’analyses spécifiques.
Nous faisons le parallèle avec les molécules chimiques qui sont infinies dans la nature et qui
pourraient être assimilées au scénario d’analyse de risque. Toutes ces molécules sont décomposables
en un nombre fini d’éléments atomiques rassemblés dans le tableau de Mendeleïev qui est le
référentiel commun de la chimie.
Par analogie, notre réflexion a porté sur la définition de catégories de risques élémentaires. L’objectif
étant que chaque scénario puisse être décomposable en une combinaison de ces catégories
élémentaires de risque. Il s’est agi de définir les catégories en fonction de leur complexité croissante :
molécules, atomes et leurs combinaisons en évitant l’explosion combinatoire. Le scénario devient
ainsi une suite d’évènements constitués d’éléments prédéfinis auxquels pourront être associées des
métriques objectives. Cette approche fournit un système logique cohérent plutôt qu’une liste
exhaustive de scénarii. Les cellules de la matrice sont la conjonction d’un fait générateur
dommageable et d’une conséquence qui peut être appelée garantie. Les colonnes sont les faits
générateurs et les lignes les garanties.
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Cela nous a amené à définir une matrice dans laquelle on définit ces familles de faits générateurs et
de garanties de telle manière que les cellules de cette matrice sont les catégories élémentaires (les
éléments du tableau de Mendeleïev).
Concernant les faits générateurs, nous avons défini des ensembles : six catégories – évènements
causant des dommages accidentels, évènements causant des dommages physiques par malveillance,
les actes de malveillance informatique, les actes d’erreur humaine et actes de fraude.
Les colonnes apportent un niveau de détail supplémentaire.
En termes de conséquences, nous avons considéré des conséquences subies par l’assuré et ensuite
des conséquences relatives au tiers ainsi que les problématiques de protection juridique et de
sanctions infligées.
Chacune de ces lignes est détaillée de façon à être la plus explicite possible.
La réflexion s’est engagée autour des questions suivantes : Comment procéder pour obtenir des
résultats comparables d’une entreprise à l’autre ? Comment définir les éléments transverses ainsi
que les catégories élémentaires en évitant l’écueil de la complexité des combinaisons. La crédibilité
de l’analyse réside dans l’évaluation quantitative de l’exposition reconnue par les opérationnels,
faisant l’objet d’un consensus et comprise par le marché.
La méthode adoptée est la suivante : il s’est agi d’identifier des causes connues de tous, ayant des
interactions minimales pour évaluer des conséquences avec l’objectif d’obtenir des éléments les plus
unitaires possible.
Le risk manager peut ainsi utiliser cette matrice pour traduire ses scénarii d’exposition en une
combinaison de faits générateurs et de garanties qui sont les catégories élémentaires. Chaque
catégorie élémentaire quantifie l’exposition financière relative à ces scénarii. Chaque scénario peut
ainsi être décomposé en catégories élémentaires. Dans cette décomposition, le montant financier
relatif à ces scénarii va pouvoir être associé à chaque cellule impliquée.
De cette manière, sera créé ce référentiel commun d’exposition qui permettra au risk manager
d’appréhender ses besoins. Il sera ainsi en mesure de dialoguer avec le marché. Dans la mesure où il
connait à la fois la nature de son risque et son montant financier, il est plus à même de pouvoir
exprimer son besoin à l’assureur. L’assureur, sur la base de ce référentiel partagé, peut analyser
relativement à d’autres clients du même secteur, de la même zone etc. ce besoin de façon à y
apporter une réponse appropriée.
Le tableau, en figure 3, présente cette grille vierge qui permet au risk manager d’analyser la
couverture assurantielle de son organisme
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Figure 3 – Matrice Faits générateurs dommageables / Garanties
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V.2. Les faits générateurs du risque cyber dans le contrat d’assurance
Quels sont les faits générateurs dommageables, les causes, les conséquences et les triggers du
déclenchement de la couverture pour le risque cyber ?
La liste des faits générateurs dommageables construite par le groupe de travail est la suivante :
· Evénements causant des Dommages physiques accidentels
o Incendie ; Explosion / foudre ; DDE, TOC, Evénements naturels ; Bris de machines
· Evénements causant des Dommages physiques par malveillance (actes crapuleux, activisme ou
terrorisme si conditions légales réunies)
o Incendie volontaire ; Sabotage ; Vol physique (avec ou sans effraction) ; Vol physique ou
dégradation facilité par une cyber attaque
· Malveillance informatique (actes crapuleux, activisme ou terrorisme si conditions légales réunies)
o Cyber attaques diffuses
M Livraison d'un logiciel vicié ; Virus, vers… (codes malveillants) => entrave au
fonctionnement ; Rançonnage par cryptolocker ; Rançonnage sur vol de données
personnelles
o Cyber attaques ciblées
M Rançonnage sur vol de données personnelles ; Vol de données personnelles ; Vol de
données confidentielles / espionnage économique ; Sabotage externe ; Sabotage
interne (salarié ou ex. salarié) ; Relai d'attaque ; Intrusion et maintien dans le SI sans
dommage immatériel (APT…) ; Déni de service
o Erreur humaine
M Perte de fichiers ; Livraison d'un logiciel endommagé ; Transmission involontaire de
données ; Autres actions immatérielles involontaires SANS dommage matériel ; Autres
actions immatérielles involontaires AVEC dommage matériel
· Fraude
o Cyber détournement de fonds ; Fraude téléphonique ; Vol (sans effr.), escroquerie, abus de
confiance, faux-usage de faux, falsification de chèque ; Faux ordres de Virements
Internationaux - Fraude au président
La liste des conséquences dommageables pouvant faire l’objet de garanties, construite par le groupe
de travail, est la suivante :
· Dommages subis par l'assuré (first party)
o Dommages matériels
M Bâtiments ; Marchandises ; Matériels industriels ; Matériels informatiques
o Transport
M Maritime ; Aérien
o Dommages pécuniaires
M Perte pécuniaire : remboursement des fonds détournés ; Remboursement des rançons
/ sommes extorquées sous la menace ; Frais de recours et de poursuites
o Pertes d'exploitation
M Perte d'opportunité ; Perte de marge brute / de recette ; Frais supplémentaires
d'exploitation (pour minimiser la perte de MB) ; Aggravation de PE à la suite d'une
décision administrative légalement prise
o Frais informatiques
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Frais de recherche de cause: - IT : Forensic, frais d’expertise, d’assistance...- Mat : frais
d'expertise, de recherche de cause... ; Frais de reconstitution de données ; Frais
supplémentaires (travaux activité sup., gestion de crise) ; Conseils/ préconisations après
attaque/ sinistre (remédiation) ; Frais d'amélioration de la sécurité informatique du Sl
o Frais liés à une violation des données personnelles
Frais de notification aux instances administratives ; Frais de comparution (enquêtes
administratives) ; Frais de notification aux personnes concernées par une violation de
données personnelles
o frais liés au rétablissement de l’E-réputation et à la communication
Conseil en communication / Relations Publiques / Gestion de crise ; Nettoyage- noyage ;
Frais de reréférencement ; Plateforme téléphonique (n° vert)
· Protection juridique
Conseil juridique (hot line, gestion de crise) ; Assistances juridiques : mise en œuvre de
l'action juridique ; Honoraires d‘avocats, d'huissiers, d'experts judiciaires
· Dommages causés par l'assuré à un tiers (third party)
o Dépenses nécessaires à l'indemnisation des préjudices subis par des tiers du fait de la
responsabilité civile de l'assuré
Dommages matériels aux tiers ; Dommages immatériels (aux tiers) consécutifs ;
Dommages immatériels non consécutifs ; Dommages corporels (aux tiers) ; Frais de
retraits / dépose / repose ; Défense recours ; RC des mandataires sociaux
· Sanctions infligées à l'assuré
o Amendes et pénalités
Amendes civiles (procédures abusives) ; Amendes administratives ; Amendes pénales ;
Pénalités de retard (consécutifs au fait dommageable) ; Pénalités PCI ·DSS
(UNIQUEMENT pour les banques) ; Pénalités PCI -DSS (hors banques si applicable)
D’un point de vue juridique, la collecte des faits générateurs est le trigger de la couverture.
Certains membres du séminaire ont souhaité attirer l'attention du groupe à l’utilisation de concepts
porteurs d’impacts juridiques inadaptés. Ces mêmes membres ont donné, comme exemples, les
définitions du vol de donnés, fraude et sabotage qui aspirent la qualification vers des catégories de
droit pénal. Le risque étant de donner un marqueur de droit pénal « national » et généralement
interprété de façon stricte. Ce vocabulaire peut ne pas embrasser des situations à la marge qui sont
communes dans l’environnement cyber. Par exemple, comment faire coïncider la notion de vol de
données à une notion juridique racine telle que « acte illicite » entendu comme « acte illicite à l’égard
de données » qui pourrait englober tout ce qui correspondrait à une appropriation et à une utilisation
contraire à la volonté du titulaire de la donnée ?
Recommandations
Il s’agit de poursuivre la réflexion sur les faits générateurs afin de couvrir tous les scenarii possibles.
Autre point important, pour certains membres du groupe, les causes et conséquences dans
l’acception assurantielle ne correspondent pas tout à fait aux notions juridiques de causes et
conséquences. L’exercice de qualification qui devra être conduit doit porter sur un amont (sur le fait
générateur) et sur un aval (la conséquence). La réflexion en amont sur la catégorisation devra être
faite en ne se rendant pas prisonnier de catégories juridiques pré existantes ou pré existantes et/ou
mal adaptées à l’environnement cyber.
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V.3. Les métriques
Pour pouvoir quantifier le risque les assureurs ont besoin de mesures fiables et solides en provenance
des assurés.
Les métriques associées au risque cyber ne sont pas consolidées par manque de modélisation
économétrique. Les modèles mathématiques, statistiques etc. existent mais pas les données
d’entrées pour les faire tourner. Les incidents cyber ne faisant pas encore l’objet de recensement, de
remontée ou de communication, les données manquent. Les acteurs ont du mal à évaluer.
Dans le cadre du séminaire, une première réflexion a été engagée par les juristes du séminaire pour
faire avancer ce sujet. Le choix s’est porté sur des métriques classiques du point du vue « finance
d’entreprise » et communément acceptées par le marché de l’assurance. L’exercice a conduit à
définir ceux qui pourraient être utilisés pour les dommages subis et des dommages commis aux tiers.
L’interrogation porte sur les notions de frais, coût, honoraires et prix au regard des vocabulaires
juridique et comptable. « Frais » est différent de « coût » lequel peut faire naître une incertitude
économique sur ce que l’on cherche à indemniser (le caractère plus ou moins direct du coût). Le coût
est aussi un coût initial pour l’entreprise. Il faut ensuite ajouter une marge. L’assuré qui est victime
cherche à assurer ce que cela lui a coûté en général, donc un prix lequel est le montant de ce qui est
acheté/vendu à l’extérieur.
o Les honoraires s’entendent comme « des prestations de service extérieures » et prix doit se
comprendre comme « ce qui est payé ».
o Effort de clarification pour « % du CA perdu sur base d’un périmètre touché et d’une
combinaison du CA passé et du taux de croissance » devient «du "chiffre d'affaires compromis"
(CAC), avec CAC fixé par référence au chiffre d'affaire constaté pour le périmètre d'activité
affecté et à son taux de croissance prévisionnel ».
o Frais de gestion de stocks devient « Frais de constitution et de gestion des stocks à concurrence
de [--], » pour prendre en compte la notion de constitution de stock.
o Perte de production … ne change pas.
o Sous charge … ne change pas.
o Augmentation des coûts de production …. Il faudrait intégrer le concept de « baisse de
productivité ». Devient donc : « Augmentation des coûts de production [baisse de productivité]
par modification des méthodes de production (dédommagement ?) ».
· Frais de justice… peut être traduit par les « amendes de toute nature, prélèvements et pénalités
contractuelles ou non (les pénalités infligées à titre sanction et qui ne sont pas dans un contrat et qui
peuvent résulter d’une réglementation) au titre d’une sanction obligatoire par ce que on a eu un
comportement qui a été modifié par une attaque cyber qui nous met en faute.
o Sanctions, prélèvements obligatoires supplémentaires et pénalités contractuelles à
concurrence de [--],
· Frais non mais « Prix de reconstruction ou de reconstitution à concurrence de [--], » car si j’achète un
service à l’extérieur c’est un prix.
o Reconstruction… il faudra continuer à réfléchir.
o Frais de mise en sécurité (ajout/correction de mesures de sécurité).
· Frais de communication de toute nature (dont communication de crise et reconstitution d'image) à
concurrence de [--].
o Frais de gestion de crise à concurrence de [--], n’est pas pertinente. Elle devrait disparaitre cf.
la ligne frais de communication.
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· Prix de réparation, de remplacement et de restauration des données, programmes et logiciels
(incluant les coûts de recréation, de recherches et d'ingénierie). Vérifier la validité de ces concepts
techniques qui couvrent le temps de la remédiation ?
o Coût de protection et de prévention temporaires avant réparation définitive.
Recommandations
Poursuivre l’effort de réflexion avec les (ré)assureurs et les assureurs sur les métriques de
souscription qui permettent de répondre à la question de savoir quelles sont leurs règles de
souscription qui justifient leur tarification.
Continuer à réfléchir sur les métriques d’équilibre de portefeuille pour savoir si la situation a été
correctement analysée (avoir collecté suffisamment de primes) afin d’obtenir un rapport sinistre à
prime suffisamment équilibré au risque d’impacter les fonds propres.
Poursuivre les travaux avec les actuaires et la profession des experts comptables et des commissaires
aux comptes afin de converger.
Engager des travaux sur la quantification du risque cyber qui est nécessaire pour comprendre la
métrique de souscription (la valeur) pour comprendre ce que l’on va payer et à quelle indemnisation
on peut s’attendre au regard de la prime qui a été engagée.
V.4. Associer les métriques aux catégories
Une fois les éléments constitutifs des faits générateurs et des conséquences dommageables posés
dans leurs grandes lignes, les membres du séminaire ont décidé de constituer le tableau de
Mendeleïev permettant de croiser les causes avec les dommages subis et les dommages commis aux
tiers sous tendus par les métriques associés (voir la matrice-couverture au chapitre VI).
Néanmoins, une discussion s’est ouverte sur ce que pourraient être les éléments constitutifs des
métriques pour le risque cyber.
Les éléments de la discussion ont porté sur la définition de la valeur de la donnée ayant fait l’objet
d’une compromission, la valorisation du préjudice, le calcul de l’impact sur les tiers, sur la
connaissance par l’entreprise et par les assureurs du niveau consolidé de la menace cyber dans le
cadre des OIV et au-delà ? Comme obtenir des outils descriptifs pour que chacune des parties puisse
faire l’exposition au risque en fonction de scénarii opérationnels à l’instant t ? Comment définir les
conditions normales, les mesures adéquates qui pourraient faire baisser l’exposition au risque
imprévisible (type 0-day) ? Comment calculer la vraisemblance ou fréquence (possibilité qu’il se
réalise) ? Comment calculer le risque maximum ?
A ce stade des réflexions et de l’état de l’art, ces questions restent ouvertes.
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VI. La Couverture du risque cyber
Verrous
Produire une définition et une qualification de l’incident cyber du point de vue de l’assuré et de
l’assureur.
Proposer des catégories communes et factuelles montrant qu’une organisation répond aux exigences
de protection face au risque cyber.
Nécessité d’un tableau des couvertures.
Produire une définition et une qualification de l’incident cyber du point de vue de l’assuré et de
l’assureur est un objectif ambitieux qui dépasse le temps de ce premier séminaire. Il en est de même
pour proposer des catégories communes et factuelles montrant qu’une organisation répond aux
exigences de protection. Il est souhaitable de procéder par étapes. La première étant de savoir s’il
est réaliste de jouer les scénarii d’une attaque cyber à partir des catégories élémentaires identifiées
précédemment à partir du tableau des causes et des conséquences. L’exercice de reality check a
montré que cela était possible sur la base de cas réels avérés rendus publics ou récupérés par les
acteurs du marché.
La seconde étape aura été l’élaboration d’une matrice des couvertures du risque cyber à partir du
premier tableau des causes et conséquences et des résultats des travaux entamés au sein de la
Fédération Française d’Assurance (FFA).
VI.1. Le tableau des couvertures du risque cyber : Une matrice détaillée
Les travaux de recherche et les discussions ont conduit à la réalisation d’une matrice qui est une
photographie du marché français, une synthèse de l’offre assurantielle sur le marché français. Ce
tableau pourra, dans un second temps, être confronté aux périmètres assurantiels des autres pays
européens et à celui des États-Unis.
Le document présenté en séance de travail montre par quel type de police d’assurance (classique –
DAB – Dommage aux Biens, RC – Responsabilité Civile, Fraude), le risque cyber est couvert ou pas (SO
pour sans objet). Les polices d’assurance classiques couvrent, en effet, certains risques numériques.
On retrouve en colonne, les évènements qui résultent des causes initiales. Les lignes représentent
les conséquences dommageables des évènements. La conjonction des deux crée des cellules qui
montrent par quelle catégorie de police d’assurance le risque cyber est couvert.
Un code couleur est associé : DAB en bleu ; RC en vert ; Fraude en jaune. Les couvertures cyber sont
en rouge et en rose. Le rouge indique que le risque numérique est automatiquement couvert. Les
cases colorées en rouge ou rose correspondent à des couvertures délivrées par les seuls contrat
cyber. Les cases en rose indiquent que ce sont des options aux contrats cyber de base. Les cases
hachurées montrent qu’elles sont couvertes par deux polices. Dans ce cas, le risk manager doit
regarder comment optimiser les couvertures. Les zones en noir identifient ce qui à ce jour n’est pas
assurable au regard de la législation ou parce que le marché ne souhaite pas assurer. La majorité des
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cases de la matrice montre que les polices classiques couvrent déjà le risque numérique. La matrice
ne renseigne pas : le type d’attaque cyber, le type de menace (les aspects techniques évolutifs).
Cette matrice, permet au risk manager de rattacher son analyse de risque cyber interne à son
organisation avec l’analyse de risque de l’exposition au risque cyber pour le transfert d’une partie
vers l’extérieur.
Le risk manager visualise ainsi la structure du marché français à l’instant t. La matrice (voir 2
ème
tableau de l’annexe 8) est une photographie de l’existant des couvertures assurantielle pour des
évènements d’origine cyber et quelle est la tendance du marché Elle soit être lue comme une analyse
de la sensibilité des couvertures d’assurance pour les évènements d’origine cyber.
La réduction à deux dimensions ne doit pas masquer certaines difficultés comme, par exemple, le fait
que la fraude n’est pas un événement de même nature que les autres faits.
Recommandations
La communication par les assureurs des solutions de couverture d’assurance disponibles pour
répondre à l’exposition au risque cyber doit être améliorée de façon à permettre aux assurés d’être
mieux informés et mieux conseillés dans leur stratégie d’externalisation de ce risque.
Les travaux de recherche proposent une représentation de la façon dont le marché français
d’assurance répond aux différentes catégories de risque identifiées précédemment. Cette photo de
l’état actuel de la réponse du marché permet au risk manager de mieux comprendre comment (voir
figure 4). Elle montre comment le marché propose aujourd’hui d’adresser le risque cyber.
Il s’agit maintenant de proposer une matrice qui soit un benchmark de comparaison à l’international
pour un marché qui est très concurrentiel.
Le premier tableau (figure 3) est une grille vierge permettant au risk manager d’analyser la
couverture assurantielle de son organisme. Elle lui permet de mieux caractériser la sensibilité de ses
diverses couvertures et d’articuler ses polices. Cette grille n’est pas là pour positionner des contrats
dits « cyber », qu’ils soient spécifiques ou adossés à des contrats « classiques ».
Le deuxième tableau (figure 4) fournit une photographie datée du marché français actuel. Ce calque
peut être appliqué à d’autres marchés (Allemagne, Grande-Bretagne, etc.) et devra être revu au cours
du temps. Il facilite le dialogue entre les divers acteurs en fixant un vocabulaire commun et en
décomposant des concepts souvent trop généraux.
Figure 4 – Matrice détaillée Faits générateurs dommageables / Garanties (page suivante)
.
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Figure 5 – Matrice synthétique Faits générateurs dommageables / Garanties (page suivante)
.
Le risque d’origine cyber peut être couvert par plusieurs natures de couverture. Les contrats cyber branche
pure, sont visualisés dans la zone rouge.
VI.2. Une proposition de matrice simplifiée (point de vue technique)
Une proposition de simplification de la matrice, au croisement des attentes du marché et de l’état de l’art
évolutif de la menace cyber, a été discutée
La matrice présentée en séance de travail était très explicite-didactique-pédagogique et décrivait les
techniques d’attaque actuelles. Or, demain l’état de la menace aura évolué et d’autres termes seront utilisés.
Comment la matrice peut-elle suivre la mise à niveau de la menace ? Comment réfléchir à des catégories
techniques chapeau qui engloberaient l’existant et permettraient d’inscrire les attaques futures sans
bouleverser le tableau ? Comment créer des familles techniques de menace pour la matrice ? Faut-il réfléchir
en termes de grande catégories de techniques d’attaque ? Ou doit doit-on se focaliser sur l’objectif de
l’attaque : la conséquence est in fine une forme de dénis de service ? Ainsi pourrait-on remonter à une
catégorie racine type « dénis de service » ?
Ce tableau (voir figure 6) permet également de mettre en évidence une double posture dans laquelle se
trouve le marché une fois posé le principe « tout dommage matériel reste couvert par une police dommage
même s’il est consécutif ou aggravé par du cyber. Les polices RC couvrent toute la RC cyber sauf exclusion.
L’intersection des polices cyber est limitée aux dommages immatériels non couverts qui font suite à une
attaque cyber ciblée. La police cyber vient en complément ».
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Figure 6 – Proposition de matrice simplifiée
Les contrats traditionnels (Dommages aux biens, Responsabilité Civile, Responsabilité des Mandataires
Sociaux…) s’étendent pour indemniser des incidents cyber. Les polices traditionnelles vont intégrer de plus
en plus de couvertures cyber.
Par exemple :
· Colonne G (Entrave au fonctionnement…) : les pertes d’exploitation et frais informatiques peuvent être
indemnisés par des polices Dommages aux Biens. C’est le cas dans la police de l’assureur FM (gros acteur aux
US qui vend aussi en France).
· Colonne I (Manipulation produit) : la protection juridique, e-réputation, amendes et pénalités, protection
des données peuvent être indemnisées par des polices Responsabilité Professionnelle (en anglais E&O - Error
& Omission).
D’un autre côté, les produits cyber spécifiques se développent.
Il est donc important de clarifier les domaines de compétence de chacun des contrats afin d’éviter pour le
client de payer deux fois pour la même nature de couverture mais également afin d’éviter des recours qui
risqueraient de ralentir le processus d’indemnisation.
Actifs corporels so so DAB Fraude so so so DAB DAB so
Actifs financiers so so Cyber Fraude so so so so so so
Perte d'exploitation Cyber Cyber Cyber Fraude Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Frais informatiques Cyber Cyber Cyber Fraude Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Protection des données personnelles/confidentiellesCyber Cyber Cyber so Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
E-réputation / Communication Cyber Cyber Cyber so Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Protection juridique Cyber Cyber Cyber Fraude Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Responsabilité Civile (dommages aux tiers)RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Amendes et pénalités Cyber so Cyber Fraude Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Atteintes aux données sur attaque
Atteintes aux données sur erreur
Extorsion
Fraude
Entrave au fonctionnement sans dommage physique
Manipulation du produit ou du service client sur
attaque
Manipulation du produit ou du service client sur
erreur
Dommage materiel suite à attaque
Dommage materiel suite à erreur
Relais d'attaque
Faits générateurs
dommageables
Conséquences
dommageables
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Le périmètre des responsabilités a été un sujet de discussion important par les membres du séminaire. La
réalité de la menace cyber, le phénomène de numérisation de l’économie, de digitalisation, les notions
d’écosystème, de chaine d’approvisionnement, de sous-traitance hors du pays d’exploitation de la donnée
montrent que dans ce domaine la chaine de responsabilité peut être importante et difficile à cerner. La
spécificité technique du cyber risque oppose ses limites. Les risques de contentieux sont donc importants.
Ils sont d’autant plus importants à prendre en considération au caractère déterritorialisé du contentieux
cyber (juridiction-pays du contrat ? ou juridiction-pays de la victime ?). Le raisonnement selon lequel,
l’assureur paye l’assuré et exerce un recours envers le responsable risque de rapidement trouver ses limites.
La couverture du risque cyber tant par des polices DAB, RC et cyber, pose la question des cumuls. Cette
question est clef tant pour la (ré) assurance que pour le marché de l’assurance direct.
Elle est cruciale pour l’assurance qui doit répondre à la question comment dimensionner l’environnement
contractuel au regard de l’état de l’art de la technique informatique et au regard du droit informationnel ou
du numérique qui évolue. Quelles informations techniques seront demandées pour qualifier correctement
les éléments ?
Recommandations
Poursuivre l’effort de simplification de la matrice des couvertures au croisement de la technique cyber et du
point de vue de l’assurance.
VI.3. La matrice, vers une convergence des définitions (point de vue juridique)
Une étape vers le développement d’un langage commun est lancée. Le document est work in progress et
fera l’objet d’améliorations ultérieures. Le séminaire a permis d’initier un effort de convergence entre les
parties prenantes (assurance - la technique – les juristes).
Les définitions, lignes et colonnes commencent à converger au fil des discussions. Ou à tout le moins, les
représentations différentes, les zones de non recoupement et les divergences apparaissent. Autant
d’éléments qui pointent vers la prorogation des efforts pour converger.
Un exercice de renommage de certains vocables de la matrice a été conduit, qu’il s’agit de fortifier. Les
juristes du séminaire ont proposé :
· Le vol de données pourrait être renommé en « appropriation illicite de données ». Car le vol en droit est une
notion restrictive par rapport à la réalité des faits techniques cyber qu’il couvre. Il entraine un régime au
pénal. Il faudrait remonter la notion de vol de données à une notion juridique racine telle que « acte illicite
entendu comme acte illicite à l’égard de données » qui pourrait ainsi englober tout ce qui correspondrait à
une appropriation et à une utilisation contraire à la volonté du titulaire de la donnée. Ensuite on déclinerait
vers l’utilisation, l’appropriation…
· Les données personnelles pourraient être distinguées des données d’entreprise. Les données personnelles
pourraient devenir « des données à caractère personnel » (en référence au support juridique européen qui
est solide en droit). Ce qui permet d’obtenir une opposition par rapport aux données d’entreprise qui ne
sont pas une catégorie de droit déjà existante mais qui est à créer.
o Proposition : remplacer les données d’entreprise par « données à caractère d’organisation » qui
reprendrait toutes les données qui sont liées au fonctionnement pour la production de bien et de
service, stratégie et de R&T R&D de l’organisation. Les données de propriété intellectuelle ne
superposent pas, en effet, complètement la notion de données à caractère d’entreprise. On pourrait
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ainsi viser toutes les données qui ne sont pas couvertes par la PI mais qui sont mises en œuvre par
l’entreprise pour sa production de biens et de service.
· L’indisponibilité totale ou partielle d’un service métier pourrait devenir « l’entrave totale ou partielle à une
prestation métier » car la notion d’entrave est plus englobante que celle d’indisponibilité. L’entrave est ce
que je fais. Je peux entraver sans créer une indisponibilité. Je crée ainsi une gêne suffisante pour ralentir ou
empêcher la production. L’indisponibilité c’est : je mets tout en croix. C’est le résultat.
· La fraude pourrait devenir « utilisation du SI d’une organisation à des fins illicites ». La fraude à l’identité
deviendrait alors « le dommage du fait de l’usurpation de l’identité ».
· Le sabotage pourrait devenir « une atteinte à un SI et à ses composantes physiques ». Le terme de sabotage
en effet fait l’objet de définitions différentes et notamment dans le droit de la guerre/faits de guerre.
o Remarque de la technique : en cyber il est possible de « saboter » de façon à endommager sans effet
physique : atteinte à l’intégrité de données immatérielles par exemple.
· L’atteinte à l’image (un dommage en même temps qu’une cause) deviendrait dommage direct et indirect du
fait de l’atteinte à l’image. Car l’atteinte à l’image peut causer des dommages directs (si l’image est un
élément essentiel de la valeur/ du good will par exemple pour un cabinet d’avocat – prestation de services
immatériels) et indirects. Idem pour la fraude à l’identité.
· Le défaut d’obligation administrative est trop restrictif. Il pourrait être modifié en « dommages directs et
indirects du fait de l’entrave à la satisfaction d’une norme unilatérale ou contractuelle».
Recommandations
Poursuivre le travail de mise en cohérence de la matrice.
Poursuivre les travaux avec les actuaires et la profession des experts comptables et des commissaires aux
comptes afin de converger.
Engager des travaux sur la quantification du risque cyber qui est nécessaire pour comprendre la métrique
de souscription (la valeur), pour comprendre ce que l’on va payer et à quelle indemnisation on peut
s’attendre au regard de la prime qui a été engagée.
VI.4. Les points d’interrogation actuellement en discussion
De nouvelles situations
12
devraient faire l’objet d’une analyse et d’une réflexion ultérieures et spécifiques –
mais, dans tous les cas, approfondies - portant sur les conséquences, de fond et de procédure, des régimes
législatifs et réglementaires gouvernant les polices administratives en cause, sur l’étendue des garanties
d’assurance « cyber » et les modalités de leur déclenchement. Ces régimes sont récents et innovants. Ils
reposent en bonne partie sur des mécanismes sans précédent en droit français. Ils constituent, dès lors, un
nouvel écosystème juridique et de l’action administrative appelé à produire des effets dans l’environnement
« cyber » et ses couvertures assurantielles.
Diverses questions se posent :
12
Comme la mise en œuvre des techniques de recueil de renseignement prévues par le livre VIII du code de la sécurité intérieure
ou des décisions administratives de blocage et de déréférencement des sites à caractère terroriste prises en application de la loi
n° 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme.
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· La rançon (le ransomware). Une étude est menée en interne FFA. Ses conclusions seront intégrées aux
travaux plus tard. D’un point de vue technique et juridique, attribuer la responsabilité du ransomware est
difficile.
· La fraude. L’intersection polices fraude avec le cyber mérite d’être éclaircie. La réduction à deux dimensions
ne doit pas masquer certaines difficultés comme, par exemple, le fait que la fraude n’est pas un événement
de même nature que les autres faits générateurs.
· Frais de notification. Le périmètre de l’assurabilité des frais de notification qui auraient une origine matérielle
causant un dommage immatériel doit être étudié. Il faudra, en effet, notifier auprès des personnes que leurs
données personnelles ont fait l’objet d’un vol – une compromission dont on ne connait pas la nature exacte
(dommage immatériel) suite à un vol d’un ordinateur portable (dommage matériel). Comment établir une
extension au contrat ?
· Le cyber terrorisme. De même, faut-il intégrer dans le tableau le risque du cyber terrorisme dès à présent ?
Est-il envisageable de traiter le cyber terrorisme au regard des faits et du constat du sinistre et non pas au
regard du fait générateur (par analogie avec les catastrophes naturelles) une fois que l’évènement a été
qualifié de « terroriste » ? Aux États-Unis, ce risque est couvert dans la police sous-jacente. Mais en Europe,
la majeure partie des polices exclue les actes terroristes (sponsorisés par des États).
Sur trois autres points, faisant l’objet d’appréciations différentes, une discussion doit être ouverte :
· Les amendes : seules les amendes civiles sont actuellement assurables.
· L’assurabilité des rançons : une question à définir au niveau européen. De leur côté, les britanniques y sont
opposés.
· PCI-DSS : sur ce sujet technique, il n’y a pas de convergence aujourd’hui.
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VII. Informations de Souscription
Verrous
En l’absence de statistiques de marché et au vu des couvertures existantes, comment créer les conditions
générales d’un dialogue de confiance entre l’assuré et l’assureur ? Comment définir les conditions d’un
dialogue de confiance entre l’assuré et l’assureur ? Quelles en sont les conditions ?
Le marché a-t-il besoin de définir des tiers de confiance qui permettraient la collecte, la validation et
l’anonymisation des données permettant ensuite l’élaboration de modèles ?
Peut-on réfléchir à la création d’un organisme paritaire définissant le contenu et la validation d’une
formation qualifiante d’Experts d’assurance cyber ?
VII.1. La confidentialité dans le dialogue
La question posée était de savoir quelles étaient les informations de souscription nécessaires pour cadrer le
dialogue et permettre qu’il ait lieu : réunir les conditions de sa réalisation. Et s’il fallait le cas échéant élaborer
un catalogue. L’AMRAE devait fournir des exemples de questionnaires.
Les informations de souscription
Pour le risk manager les questions posées ont peu à voir avec son interrogation principale : comment
l’organisation est-elle protégée ? Il y a souvent confusion entre l’exposition de l’informatique et l’exposition
de l’organisation informatisée alors que cette dernière est clef dans l'approche de son risque cyber.
Peu de questionnaires l'abordent. Certes, l’assureur doit poser des questions à l’assuré qui constituent pour
lui des éléments déterminants de sa souscription, mais il n’aborde pas le sujet au fond.
Le questionnaire n’est pas non plus assis sur aucune table de calcul et aucune statistique. Il n’est pas rattaché
à des métriques permettant de calculer des risques, le ratio des risques à prime qui est l’obligation de
conformité des assurances.
Il ressort des premiers travaux menés par l’AMRAE sur la remontée des informations de souscription dans le
domaine du cyber risque, les contraintes suivantes :
Les entreprises sont peu enclines à s’exprimer sur leur exposition au risque cyber. Celles dont l’activité est
de nature sensible, voire de souveraineté, conservent une attitude prudente et communiquent seulement à
haut niveau.
L’AMRAE constate le manque d’information sur le positionnement des entreprises de taille intermédiaire.
Certaines PME parlent plus ouvertement que d’autres (PME high tech). Certains groupes et notamment les
banques s’expriment mais ils le font sur la partie du risque cyber pour laquelle la réglementation leur impose
des règles précises.
Le partage d’information, s’il a lieu, ne se fait qu’après la signature d’un accord de confidentialité entre
l’assureur, le courtier et l’assuré.
Le questionnaire était la méthode la plus simple pour souscrire notamment sur le segment des TPE PME ETI.
Mais, de plus en plus souvent, la formule du questionnaire semble rejetée par le client qui ne souhaite plus
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répondre à une énième liste de questions (cf. audits de sécurité informatique, etc.) d’autant plus que ces
dernières sont perçues comme intrusives.
De plus, tel que formulé, le questionnaire est souvent inadapté à la situation des groupes multinationaux
(plusieurs pays, quel périmètre à l’intérieur de l’entreprise ...) mais aussi aux PMEs. Ces dernières ne se
sentent pas concernées. Elles ne peuvent pas répondre aux premières questions posées si elles ont
externalisé la gestion de leur SI, si elles ne sont pas propriétaires de leur réseau informatique, ni de leur
flotte d’ordinateur et si une très grande partie de leurs données se situent chez un hébergeur.
La demande de l’assureur qui a besoin d’une cartographie du SI devient alors sans fondement.
Sur le périmètre des grands risques, le dialogue avec le marché se fait donc généralement au travers de road
shows. Les risk managers présentent leur politique générale de gestion du risque cyber en interne entreprise.
Le DSI et le RSSI démontrent qu’ils font le nécessaire en matière de sécurité des SI (good will). L’entreprise
répond par oui ou par non aux questions du marché. Aucune information de nature critique n’est échangée
sur les vulnérabilités, les outils, les choix des investissements et la gouvernance du risque… Rien de
spécifique, que du générique.
Peu de documents internes entreprise sont laissés au marché.
Le constat est que les assureurs aidés par le courtier répondent aux besoins du client sur la base de très peu
d’informations échangées. En retour, le manque d’information échangée n’offre que peu de garantie d’être
couvert en cas de sinistre par le marché.
Le constat
Le marché se contente de cette situation actuellement.
Le niveau d’information échangé est donc perfectible mais encore faudrait-il que les organisations disposent
en interne des informations sur leur niveau d’exposition au risque cyber pour qu’elles puissent échanger
(sous une forme qui reste à déterminer).
La première condition du dialogue reste que chaque organisation connaisse sa propre exposition (à
l’exemple de la démarche de type SPICE).
Il s’agit d’articuler la liberté des acteurs et la nécessité de proposer une démarche cohérente et efficace pour
créer les conditions d’un dialogue entre l’entreprise (le risk manager porteur des éléments du DSI et du RSSI)
et le marché. Néanmoins, un cadre minimum pour échanger des informations de souscription – un standard
à minima serait utile, dans le respect des règles du droit de la concurrence et de la liberté pour chaque acteur
d’appréhender le risque de la manière qu’il souhaite.
Recommandations
Avoir un langage commun et à partir de celui-ci avoir une métrique suffisamment objectivée et partagée.
L’ensemble des acteurs convient qu’il faut améliorer le dialogue pour que ce dernier s’ouvre sur les incidents
(remontée d’information – Big Data).
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Trouver un canal pour permettre le dialogue pour que les futurs assurés aient une meilleure visibilité, pour
développer une base qui permette une étude actuarielle sur l’exposition réelle, une base quantitative qui
serve à toutes les parties prenantes. Quel rôle pour la puissance publique ?
Engager une réflexion pour les TPE et PME d’un côté et pour les grands groupes de l’autre concernant la
nature, le niveau nécessaire et les garanties d’informations de souscriptions dont a besoin le marché.
Travailler avec les actuaires qui savent de quel type d’information ils ont besoin.
Travailler avec les Chief Data Officers et les Digital Officers.
VII.2. La gestion de la partie sinistre
Les données informatiques, les systèmes d’informations, sont désormais au cœur des stratégies
d’entreprises et des préoccupations des États.
Le législateur s’est donc naturellement emparé du sujet (Loi de programmation militaire en 2013) et impose
des contraintes de confidentialités aux Opérateurs d’Importance Vitale.
Au-delà de cette « confidentialité légale », l’enjeu stratégique du cyber génère également des règles de
confidentialités strictes au sein des entreprises.
Cette confidentialité associée aux risques cyber, peut apparaitre comme contradictoire avec les règles
d’indemnisation des entreprises d’assurance.
Les assureurs ont déjà été amenés à gérer cette apparente contradiction dans d’autres domaines (incendie
de sites sensibles, global de banque….). Pour que ces enjeux de confidentialité ne posent pas de difficultés
au jour du sinistre, la transparence dans le dialogue assuré/assureur est primordiale.
Une fois informé des contraintes des uns et des autres, il appartient alors aux parties de convenir dès la
souscription du contrat des modalités spécifiques de gestion du sinistre. Cela est d’autant plus important si
les contraintes sont d’ordre légal (OIV, confidentiel défense, …) de façon à ce que le contrat d’assurance
combine ces contraintes opposables à l’assureur et les obligations légales qui pèsent sur l’assuré de justifier
de la réalité et du montant de son préjudice pour pouvoir être indemnisé en application du principe
indemnitaire.
Le rôle de l’expert apparait également comme clef dans la gestion des sinistres cybers. La confiance dans
l’expert est d’autant plus importante qu’il est amené à connaitre d’informations sensibles.
Une fois le sinistre survenu, l’expert d’assurance analyse la police et la réalité du préjudice pour déclencher
la garantie et proposer une indemnité. Son rôle est d’aider les parties à la bonne résolution du sinistre.
Pour mener à bien sa mission dans un environnement hautement sensible de confidentialité des données,
les différentes hypothèses de recours aux experts doivent donc être prévues en amont dans le contrat.
Recommandations
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Il y a un besoin de clarification. N’y-a-t-il pas là un domaine où l’assureur peut apporter du service en
accompagnement ou en gestion de crise qui donne une plus grande validité à son offre
13
?
VII.3. Les conditions de la confidentialité, le rôle de la puissance publique
Que peut proposer la puissance publique pour développer la confiance pour l’échange d’information de
souscription ? Que peut-elle proposer pour assurer la confidentialité : quel rôle de la puissance publique,
quelles propositions pour l’avenir ? Quelles pourraient être les moyens que l’ANSSI pourrait proposer pour
fournir le cadre de confidentialité nécessaire aux échanges entre assuré et assureur ? Est-ce, par exemple,
dans la qualification d’acteurs certifiés ? Ou bien dans des espaces de partage d’information spéciaux ? Ou
bien dans l’examen des sinistres ? Comment gérer les déclarations des sinistres et leur règlement : quelles
sont les compétences techniques nécessaires pour vérifier la véracité des pertes et évaluer leur montant ?
La puissance publique ne souhaite pas être en coupure dans la relation entre l’assuré et l’assureur
(reconnaissance du caractère commercial de la relation).
· La puissance publique peut jouer un rôle de « référence » sur les bonnes pratiques.
Le point de vue de la puissance publique est d’inciter les organisations à adopter des règles identiques à
celles imposées aux OIV (et à leurs sous-traitants) et aux « opérateurs essentiels » visés par la directive NIS.
L’un des premiers arrêtés sectoriels d’application de la LPM pour les OIV concerne le secteur de la santé.
Tous les arrêtés sont construits sur la même trame et les dispositions sont réplicables. Cet arrêté définit des
exigences : les règles de sécurité à appliquer, les types de systèmes d’information à déclarer à l’ANSSI et les
types d’incidents de sécurité à notifier à l’ANSSI.
Concernant les données personnelles, le texte fait référence au GDPR européen (General Data Protection
Regulation applicable au 25 mai 2018). Plus généralement, l’ensemble des normes de la famille ISO 27000XX
concourent à la mise en place de ces bonnes pratiques.
Un autre exemple « vertueux » dans le même domaine de la santé peut être trouvé dans l’Annexe au canevas
de PSSI pour les structures des secteurs sanitaire et médico-social : Couverture des règles de la PSSIE
(politique SSI de l’État) par les règles du canevas de PSSI
14
.
Un espace dédié à la mise en œuvre des arrêtés LPM sur le site web de l’ANSSI établira le catalogue des
références à utiliser : ce que les organisations doivent faire et les documents à disposition. Ce catalogue est
orienté qualité et pilotage.
Le dispositif LPM s’inscrit dans le dispositif plus large de sécurité des activités d’’importance vitale (SAIV),
qui s’appuie sur des directives nationales de sécurité (DNS). Il introduit la notion de système d’information
d’importance vitale (SIIV) : il s’agit des systèmes d’information les plus critiques des OIV, auxquels
s’appliquent l’ensemble des obligations de la LPM.
13
Jean-Laurent Santoni, Le Ransomware est-il assurable ?, revue Expertises
voir http://www.expertises.info/droit-technologies-systemes-information/
14
Voir http://www.esante.gouv.fr/en/pgssi-s/espace-publication
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Les arrêtés sectoriels seront publics, mais certaines annexes (celles précisant les typologies d’attaques ainsi
que les délais d’application des règles) ne seront pas publiées. La plupart des informations échangées entre
les OIV et l’ANSSI dans le cadre de la mise en œuvre de ce dispositif seront protégées au niveau DR (Diffusion
Restreinte), voire CD (Confidentiel Défense) si le besoin de confidentialité le justifie.
La gestion des incidents remontés à l’ANSSI dans le cadre de la LPM sera effectuée par le COSSI (centre
opérationnel de la SSI). Un réseau sécurisé permettant l’échange d’informations DR entre l’ANSSI et les OIV
sera mis en place courant 2017 pour faciliter ces échanges.
Quid de l’idée de groupement d'intérêt public (GIP) : un CERT national pour collecter l’information sur l’état
de la menace, faire le lien avec les éditeurs, les entreprises et les utilisateurs ?
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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Recommandation
Des initiatives publiques tracent des pistes possibles.
· Le projet de la plateforme d’assistance aux victimes de cyber malveillance
La création de cette plateforme était annoncée dans la Stratégie Nationale pour la sécurité numérique
15
présentée 16 octobre 2015.
L’ANSSI va mettre en place, avec le ministère de l’Intérieur, une plateforme d’assistance aux victimes de
cyber malveillance. La plateforme a vocation à assister toutes les victimes du particulier à la grande
entreprise dès lors qu’elle n’est pas OIV (les OIV bénéficient d’ores et déjà de l’assistance de l’ANSSI en cas
d’attaque). La plateforme permettra à la victime de rentrer en relation avec des prestataires ainsi qu’avec
les services de police le cas échéant.
Son rôle éventuel, dans les assurances cyber, mérite un examen particulier. L’ANSSI et le MINT
disposent de
six à neuf mois pour définir la structure qui va porter ce projet et pour définir sa forme juridique. Un PPP est
envisagé.
Cette plateforme a vocation à traiter les acteurs non OIV (PME et particuliers). C’est très différent de la LPM
qui, elle, concerne justement les OIV, qui sont en lien direct avec l’ANSSI et notamment le COSSI pour la
remontée d’incidents.
· La qualification des acteurs – les experts de confiance
Il s’agit d’inciter les entreprises à faire appel aux prestataires qualifiés (comme les experts dans l’immobilier)
pour leurs besoins d’audit et de réponse à incident. Cela pourrait également s’appliquer aux produits
qualifiés. La qualification repose sur deux piliers : la qualité/compétence et la confiance.
Le nombre de prestataires qualifiés ne sera pas suffisant pour couvrir l’ensemble des besoins d’expertises.
Mais il semble important, sur des incidents cyber sensibles, que l’assureur et l’assuré puissent s’appuyer sur
des experts de confiance. Le client doit pouvoir, par exemple, récuser une expertise qui puisse mettre en
danger son activité. Ce droit d’opposition doit être contractuel.
Un métier nouveau serait à créer l’ « Expert cyber tiers de confiance » comme une extension de la base PRIS
(prestataire de réponse à incident de sécurité) qui est un label ANSSI.
· Le dépôt de plainte – la mise sous scellés
Ce sujet n’est pas simple. La judiciarisation et la mise sous scellés qu’elle provoque est préjudiciable pour la
continuité des affaires. La crainte d’une mise sous scellé est un des verrous de la remontée d’incident.
Cependant, il y a des obligations légales de dépôt de plainte qu’il s’agit de respecter. Le projet de loi pour
une république numérique définit dans son article 20bis les nouvelles conditions d’intervention des agents
publics assermentés.
Il s’agit de bien articuler le calendrier des opérations de remédiation de l’incident cyber avec les opérations
d’investigation nécessaires à l’enquête. Une des difficultés consiste à assurer la continuité de l’activité alors
15
http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2015/10/strategie_nationale_securite_numerique_fr.pdf
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qu’elle peut être affectée par les besoins de l’enquête (saisie de preuves, interrogations des acteurs). Dans
la rédaction et l’application des PCA/PRA (plans de continuité et de reprise d’activités après incidents), ces
questions doivent être traitées.
Les nouvelles architectures « Cloud » ne facilitent évidemment pas la compréhension des attaques et leur
attribution. Des clauses, dans les contrats d’assurance, devront traiter ces aspects en s’inspirant, par
exemple, de celles concernant les vols où la plainte libère le mécanisme assurantiel.
La remontée d’incident vers la plateforme de l’ANSSI sera sans lien avec la judiciarisation de l’évènement.
Les compétences de l’ANSSI ne sont pas judiciaires (particularité du dispositif français). Mais le projet est
porté par l’ANSSI et le MINT. Ce point est à éclaircir.
· Le Tiers de confiance pour le dialogue sur les incidents de cybersécurité entre assurés et assureurs
Deux difficultés principales doivent être résolues :
o Partager des données sensibles et probantes en toute sécurité entre l’assuré et l’assureur
pour bien qualifier et quantifier le risque cyber ;
o Disposer de données statistiques « anonymisées » et pertinentes pour le calcul des primes
et le travail des actuaires.
Recommandations
Une solution possible consisterait à mettre en place une plateforme neutre d’échange d’information entre
l‘assureur et l’assuré.
Idée pour une plateforme
Etudier l’opportunité de mettre en place une plateforme neutre d’échange d’information entre l’assureur et
l’assuré. Elle pourrait être opérée par un tiers de confiance à définir. Cette « Plateforme mutualiste sécurisée
pour la maîtrise et l’assurance du risque cyber » pourrait être à but non commercial sous la forme d’un
Partenariat Public Privé entre une émanation de l’ANSSI et les Compagnies d’assurance.
Le processus opérationnel de fonctionnement de cette plateforme doit faire l'objet d'une étude plus
approfondie.
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ANNEXE 1 - La lettre d’invitation
Madame, Monsieur,
Nous vous invitons à participer à une première table ronde fermée sur le thème de l’assurance du risque cyber dans
sa dimension systémique.
Nous souhaitons réunir, dans le cadre plus large d’une réflexion relative à la « cybersécurité des systèmes du futur »,
des parties prenantes privées et publiques intéressées par la question du risque cyber et son assurance. Nous intégrons
les points de vue du client industriel, de l’assureur ou réassureur et des organismes publics de régulation ainsi que
ceux des représentants des associations professionnelles françaises et européennes.
La réflexion portera sur la problématique de la maîtrise du risque cyber sur l’ensemble de la chaîne de sa valeur et son
transfert vers l’assurance à travers cinq séminaires fermés qui auront lui entre novembre 2015 et juin 2016. L’objectif
étant de produire des propositions d’actions (livre blanc, recommandations législative ou réglementaire).
Il s’agira de recueillir les premiers éléments de réflexion afin de proposer un cadre de référence européen pour la
gestion du risque cyber. L’objectif est d’arriver à un standard : qualifier l’incident du point de vue du client industriel
et de l’assureur, des catégories communes et une méthodologie qui apporte aux organisations et aux assureurs et
réassureurs un cadre sectoriel qui réponde aux exigences légales et techniques ; mais aussi au sens de la continuité
des activités industrielles en cas d’attaque, la vision du secteur du cycle de l’indemnisation, le soutien au maintien et
à la reprise d’activité. Sur l’ensemble de ces sujets, nous souhaitons bénéficier de vos avis et réflexions.
Nous nous adressons à vous sur recommandation des organismes et des personnes ayant déjà entamé des travaux
que nous exploitons comme base d’analyse.
Ces réflexions s’inscrivent dans un projet de recherche finalisée EIC (Environnement pour l’Interopérabilité et
l’Intégration en Cybersécurité) menée au sein de l’Institut de Recherche Technologique (IRT)-SystemX dont la vocation
est de réunir des partenaires publics et privés intéressés pour mettre en œuvre le plan de développement de la filière
cyber européenne. Les travaux sont financés paritairement par des industriels, notamment Airbus Group, et par le
Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale/Agence Nationale de Sécurité des Systèmes
d’Information. EIC a une finalité technique par le développement et la mise à disposition d’une plateforme de
simulation d’attaques sur les systèmes du futur. Le projet dispose aussi d’une dimension économétrique et financière
(modélisation du coût d’une attaque cyber et de la valorisation du circuit assurantiel) ainsi que d’une doctrine juridique
conforme au modèle européen qui appuiera le développement économique de la filière numérique.
Les experts d’Airbus Group, M. Philippe Cotelle (Insurance and Risk Management), Mme Bénédicte Suzan (affectée à
l’IRT-SystemX) avec l’appui de M. Philippe Wolf (directeur du programme EIC) sont chargés de monter et conduire les
séminaires pour en exploiter les résultats. Ces échanges seront confidentiels.
Dans l'attente de vous rencontrer, je vous prie d'agréer, Madame/Monsieur, l'assurance de ma sincère considération.
Philippe WOLF
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ANNEXE 2 – Participants
Nous avons consulté des organismes acteurs du sujet à travers des personnes qualifiées, recommandées et
invitées à participer aux travaux de réflexion durant la première année de notre programme de recherche.
Cette liste n’est pas exhaustive.
Assureurs :
- AXA Entreprise.
Réassureurs :
- SCOR ;
- Munich-Re France.
Courtiers :
- Clevercourtage ;
- Marsh.
Associations professionnelles :
- FERMA-AMRAE ;
- FFA ;
- CIGREF ;
- Institut des actuaires.
Cabinet de juriste
- KGA.
Prévention des risques
- Bureau Véritas.
Industriels, PME
- Airbus Group ;
- MBDA ;
- Lineon.
Organisation internationale :
- OCDE (2 départements).
Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique
- Direction générale des entreprises (DGE) ;
- Direction générale du Trésor, Sous-direction des Assurances ;
- Direction des affaires juridiques (DAJ) ;
- Conseil général de l’économie (CGE) : section Sécurité et Risques.
Ministère de la Défense
- Direction générale de l’armement (DGA-ITE).
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SGDSN / ANSSI
IRT-SystemX
- directeur du programme EIC ;
- le chercheur en charge du domaine juridique.
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ANNEXE 3 – Groupe de travail
Liste nominative des participants.
Alain Ribera alain.ribera[at]airbus.com
Bénédicte Suzan benedicte.suzan[at]irt-systemx.fr
Cécile Vignial cecile.vignial[at]oecd.org
Christian Daviot christian.daviot[at]ssi.gouv.fr
Christophe Delcamp c.delcamp[at]ffsa.fr
David Crochemore david.crochemore[at]ssi.gouv.fr
Didier Parsoire dparsoire[at]scor.com
Elettra Ronchi elettra.ronchi[at]oecd.org
Elisabeth Rolin elisabeth.rolin[at]ssi.gouv.fr
Florence Picard florencepicard[at]aol.com
François Beaume francois.beaume[at]bureauveritas. com
Françoise Roure francoise.roure[at]finances.gouv. fr
Gilbert Canameras gilbert.canameras[at]erametgrou p.com
Gilbert Flepp gilbert.flepp[at]acegroup.com
Isabelle Hirayama isabelle.hirayama[at]irt-system x.fr
Jean-François Pepin jean-francois.pepin[at]cigref.fr
Jean-Laurent Santoni jean-laurent.santoni[at]clevercourtage.com
Jean-Paul Defransure jean-paul.defransure[at]mbda-systems.com
Laurent Bernat laurent.bernat[at]oecd.org
Laurent Celerier laurent.celerier[at]ssi.gouv.fr
Luc Vignancour luc.vignancour[at]marsh.com
Laurent-Xavier Simonel lx.simonel[at]kga.fr
Nathalie Convert n.convert[at]ffsa.fr
Olivier Allaire olivier.allaire[at]lineon.fr
Philippe WOLF philippe.wolf[at]irt-systemx.fr
Philippe Cotelle philippe.cotelle[at]airbus.com
Philippe Gaillard philippe.gaillard[at]axa.fr
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Philippe Laflandre philippe.laflandre[at]airbus.c om
Patrick Pouillot ppouillot[at]munichre.com
Sébastien Heon sheon[at]scor.com
Shirley Plumerand shirley.plumerand[at]gmail.com
Stanislas Chapron stanislas.chapron[at]marsh.com
Stéphane Spalacci s.spalacci[at]ffsa.fr
Vincent Desroches vincent.desroches[at]ssi.gouv.f r
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ANNEXE 4 – L’IRT-SystemX
Labellisé le 1er février 2012, l’IRT-SystemX achève sa première phase triennale en ayant développé une
expertise et un socle technologique unique via 17 projets de recherche colocalisant sur son site, 61
partenaires industriels et 14 académiques. Pour 2016-2020, l’objectif est de développer 4 grands
programmes de recherche (ingénierie systèmes, transport autonome, territoires intelligents, internet de
confiance), étendre l’usage des 7 plateformes créées en son sein et accroître son rayonnement à
l’international. L’IRT-SystemX bénéficie du statut de fondation pour la coopération scientifique et des leviers
des investissements d’avenir.
L’ambition est de développer des applications orientées marché et usages pour aider les industriels dans la
transformation numérique de leur entreprise et leurs produits. Donc de répondre aux défis que rencontrent
les industriels dans les phases de conception, de modélisation, de simulation et d’expérimentation des
innovations futures qui intègrent de plus en plus de numérique au travers de quatre programmes :
- L’ingénierie systèmes : Développer des méthodes, des processus et des outils logiciels
d’ingénierie collaborative pour les systèmes complexes, dans le contexte de l’entreprise étendue,
tout en s’appuyant sur le potentiel des technologies numériques.
- Le transport autonome : Développer de nouvelles architectures sécurisées et sûres pour les
véhicules et systèmes de transport autonomes, intégrant les nouveaux usages, les systèmes
embarqués critiques, l’évolution des infrastructures et leurs interactions.
- L’Internet de confiance : Développer les algorithmes, les protocoles et les architectures sur
lesquels reposeront les infrastructures numériques de demain, socle de la transformation
numérique.
- Les territoires intelligents : Développer des outils d’aide à la décision pour l’optimisation et la
planification opérationnelle de l’évolution des territoires, en s’appuyant sur la collecte et l’analyse
des données.
Le fonctionnement de l’institut repose sur deux aspects fondamentaux :
- la colocalisation de ses talents ;
- la mutualisation des compétences et des plateformes.
Une convention entre l’IRT-SystemX, l’ANSSI et Airbus Group couvre des actions de recherche en relation
avec la protection et la défense des systèmes d’information. Ces travaux concernent les interactions entre
les hommes et les techniques en cybersécurité dans leurs dimensions économiques et réglementaires. Ils
visent à promouvoir les usages de confiance dans l’environnement numérique.
Les travaux de recherche de l’IRT sont validés par l’ANR (l’Agence nationale pour la recherche).
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ANNEXE 5 – Le projet EIC
EIC : Environnement pour l’Interopérabilité et l’Intégration en Cybersécurité. Début des travaux, le 2 février
2015. Le programme de recherche est établi pour 5 ans. Le montant global du projet de recherche est estimé
à 10M€, 12 ETP (montée en puissance prévue), 6 partenaires industriels à ce jour (Airbus Group, Bertin,
Engie, Gemalto, Prove&Run, Thalès), des partenaires académiques (UTT de Troyes, IMT – Mines Télécom et
CEA).
La protection des systèmes d’information et des données qu’ils véhiculent nécessite des arbitrages
complexes entre la facilité d’usage, le coût de la sécurité, de la sûreté de fonctionnement et du respect d’un
droit numérique en évolution constante afin d’offrir les conditions nécessaires à leur déploiement sur un
marché ouvert pour créer rapidement de la valeur et réunir les conditions de la prospérité économique.
Plateforme CHESS : Cybersecurity Hardening Environment for Systems of Systems sur un financement de
l’ANSSI à hauteur de1M€ sur 5 ans.
Dans ses 4 premières taches de recherche appliquée, le projet EIC met en œuvre la plateforme CHESS
expérimentale et technique cyber afin évaluer le couplage de technologies de cybersécurité à travers des
cas d’usage innovants dans le domaine des SmartGrids, de l’Usine du Futur, du Transport Connecté et
Autonome et des nouveaux services de l’Internet des Objets.
Figure 7 : décomposition du programme de recherche EIC en tâches et sous-tâches
Plateforme
d'intégration et
d'interopérabilité
Environnement
d'expérimentation
et de simulation
Outils
d'analyse
Simulateurs
et
générateurs
Architectures
sécurisées
Sécurisation
des
architectures
Analyse
comparative
des
technologies
Connaissance et
Anticipation de
la Menace
Renseignemen
t d’Intérêt
Cyberdéfense
Référentiels
& Recueil de
données
"Data
privacy"
Attribution
de source
des attaques
Protection
contre la
désinformation
Cartographie
Modélisation
par la théorie
des jeux
Etude des
menaces IoT
Gestion
Opérationnelle
Outils de
forensic
Reconstitution
post-mortem
du chemin
d'attaque
Machine
learning &
analytics
Visualisation
des données
Simulation
pour
l'automatisati
on de la
contre
mesure
Analyse des
signaux
faibles /
atypiques
Développement
de l'écosystème
cyber français
Cellule de
définition des
outils et
moyens
d'interopérabili
té
Cellule
communication
et valorisation
Future@SOC
& Showroom
Modélisations
économiques et
financières du
risque cyber et
assurances
Méthodologie
de
quantification
du cyber-risque
Assurance du
risque-cyber
sur la chaine de
valeur
Réduction des
coûts des
cyber-attaques
Stratégies et
solutions
juridiques et
réglementaires
en cybersécurité
Etude
juridique des
capacités
offensives
cyber pour les
entités
commerciales
Notion de
territoire dans
le cyberespace ;
les dommages
dans le
cyberespace et
issus du
cyberespace
Acteurs et
responsabilités
dans le
cyberespace ;
rôle de l’État
Rôle de
l’Europe ;
Leviers
d’action
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Airbus Group finance depuis le 1er septembre 2015, les tâches 5 et 6 d’EIC qui viennent en appui des tâches
1 à 4 pour accompagner le développement des cas d’usage et permettre l’insertion de ces nouvelles
technologies après leur développement sur le marché. L’ANSSI finance également et, est directement partie
prenante dans la définition des thèmes et la conduite de la recherche. Le financement de T5 et de T6 est
ouvert à d’autres partenaires privés.
T5 et T6 traitent conjointement et de façon cohérente avec tâches 1 à 4 d’EIC des composantes
économique/économétrique, financière, assurantielle et juridique du risque cyber.
Ces deux thèmes de recherche sont menés dans le cadre d’un Partenariat Public Privé faisant également
appel à des acteurs extérieurs dont les compétences et la validation sont nécessaires et indispensables a
priori.
T5.1 produit des travaux novateurs de modélisation économétrique afin de proposer une quantification du
risque cyber et un mode de représentation afin de permettre aux responsables et au management de
prioriser les investissements cyber et ensuite de réduire le risque (mitiger).
T5.2 traite des conditions nécessaires pour connaître, gérer et maitriser le risque cyber pour ensuite le
transférer vers l’assurance. L’objectif étant de lever les verrous qui freinent aujourd’hui la compréhension
risque cyber au sein des organisations et celles qui bloquent le développement du marché assurantiel de la
cybersécurité. L’objectif de T5.2 est de pointer les obstacles et de produire des recommandations pour les
lever dans un temps court au travers d’un plan d’action en fonction des calendriers législatifs et
réglementaires en cours (nationaux et internationaux).
Les travaux juridiques et réglementaires de T6 permettent à EIC d’introduire la sécurité juridique by design
afin que les produits de la recherche appliquée et de l’innovation soient directement et dès le début
encadrés et promus par un droit efficace pour les industriels sur le marché intérieur européen, mais aussi à
l’extérieur (créateur de richesse et de croissance).
Les travaux d’intelligence juridique et stratégiques s’appuient sur une analyse pratique du droit et de la
stratégie des Etats et industriels qui concourent ensemble via l’IRT-SystemX, à l’élaboration du droit
« cyber » par les Etats-Unis, afin d’en extraire la meilleure stratégie nationale pour ce secteur et les
arguments légaux à même de conforter la position des industriels européens émergente.
Les outils et les méthodes de T6 viendront en appui à T5.2 (gestion du risque cyber/assurance) en apportant
une expertise quant à l’évaluation juridique du risque cyber pour les industriels, les assureurs et réassureurs,
l’Etat et les autorités de contrôle. Il s’agit d’analyser les éléments fondamentaux et du partage des
responsabilités pour une assurance cyber en adéquation avec les industriels et les objectifs poursuivis par la
stratégie nationale pour la sécurité du numérique.
La production de T6 doit être insérée dans une chaîne de contrôle et de la validation des avis et des
recommandations qu’il élabore. Les travaux juridiques seront en effet conduits en lien étroit avec la direction
juridique du SGDSN/ANSSI. Les résultats de la recherche de T5.2 pourront être ainsi être portés par l’ANSSI,
service à compétence nationale, en capacité de produire des règlements, porter des propositions de loi vers
l’Assemblée nationale, les instances de l’Union européenne (ENISA G29) et les organisations internationales
telles que l’ONU, OCDE.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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ANNEXE 6 - Bibliographie
Cette bibliographie couvre les principaux documents exploités lors de nos travaux. Elle ne peut être
exhaustive sur un sujet aussi vaste.
France
1. Denis Kessler, Les sociétés modernes face aux risques extrêmes, Risques n°76, décembre 2008.
2. L’AMRAE nous a transmis une documentation décrivant un « Outil d’aide à l’analyse et au traitement
assurantiel des cyber risques » réalisé en partenariat avec le CESIN. La méthode est disponible ici :
http://www.cesin.fr/publications/document/download/20
3. Stéphane LIPSKI, Quantification du risque et du sinistre indemnisable : point de vue de l’expert, AFDIT,
14/04/2014, http://www.afdit.fr/media/pdf/3%20avril%202014/Probl%C3%A9matiques%20Juridiques.pdf
4. Jean-Laurent SANTONI, Loi de programmation militaire Contribution de l’assurance des cyber risques,
Expertises - Avril 2014, http://www.cyberisques.com/fr/mots-cles-40-financement-cyber-risque/244-idees-
jean-laurent-santoni-clever-courtage
5. Panorama d’actualités du droit de l’économie numérique, Paris 4 Juin 2015, AFDIT
6. Compagnie Nationale des Experts de Justice en Informatique et Techniques Associées, L’évaluation des
préjudices dans le monde numérique, Les liens de causalité au cœur de la démonstration, Colloque du 9 avril
2013,
http://www.lagbd.org/images/1/11/Colloque_CNEJITA_L'%C3%A9valuation_des_pr%C3%A9judices_dans_le
_monde_num%C3%A9rique.pdf
7. FFSA, Panorama de la cyber-assurance, Conférence AMIECE du 30 novembre 2015,
http://www.amiece.org/IMG/pdf/151130_AMIECE_-_Panorama_de_la_cyber-assurance.pdf
8. Grégoire Loiseau, Matthieu Bourgeois, Du robot en droit à un droit des robots, La Semaine Juridique, 24
Novembre 2014, Hebdomadaire n°48.
9. Alizée LETROSNE, Le droit des robots, Mémoire sous la direction de M. le Professeur William GILLES, 10 juin
2015, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
10. Jean-Laurent SANTONI, Risques et assurances, Assurabilité des conséquences pécuniaires des cyber risques,
Expertises - Avril 2013.
11. Claire BERNIER, Jean-Laurent SANTONI, L’assurance comme moyen d’indemnisation des nouveaux risques
numériques de l’entreprise, Journal des Sociétés, n°127 Février 2015, http://www.clevercourtage.com/wp-
content/uploads/2015/03/JSS-Lassurance-comme-moyen-dindemnis-ation-C.-Bernier-JL-Santoni.pdf
12. L’APPLICATION DU PRINCIPE NE BIS IN IDEM DANS LA RÉPRESSION DES ABUS DE MARCHÉ Proposition de
réforme, AMF Mai 2015, http://www.amf-
france.org/technique/multimedia?docId=workspace://SpacesStore/7cb9fffa-2fc6-45ad-babc-
aee62d3f2a17_fr_1.0_rendition
13. ANSSI, Référentiel de qualification de prestataires de services sécurisés d’informatique en nuage (cloud
computing) - référentiel d'exigences, Version 1.3 du 30/07/2014,
http://www.ssi.gouv.fr/uploads/IMG/pdf/cloud_referentiel_exigences_anssi.pdf
14. Bernard Spitz, L’assurance face au cyberrisque, Les échos, 27/10/2015.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 58/69
15. APREF (Association des Professionnels de la Réassurance en France), Étude sur les « cyber-risques » et leur
(ré)assurabilité, Juin 2016.
16. René-François BERNARD, Ilarion PAVEL, Henri SERRES, Rapport à Monsieur le Ministre de l’Économie, de
l’Industrie et du Numérique, Cyberassurance, 20 avril 2015.
17. Thèse professionnelle rédigée par Julien Ménissez, Les cyber-assurances - Quels critères de décisions ?,
Exécutive Mastère Spécialisé Management Stratégique de l’information et des Technologies, HEC Paris –
MINES ParisTech, 2015.
18. FFSA, Cyber-Risques et Protection des données personnelles, 27 juin 2016.
19. Banque de France, Évaluation des Risques du Système financier Français, Décembre 2015,
https://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/acp/publications/ERS-001-20150715.pdf
20. Philippe Wolf, Some considerations about privacy, http://www.irt-systemx.fr/v2/wp-
content/uploads/2015/11/privacy-pw-irt-systemx.pdf
21. Isabelle Hirayama, Bénédicte Suzan, Philippe Wolf, Active and Proactive Defence in Cyberspace, IRT-SystemX,
10 juin 2016.
22. Arrêté du 10 juin 2016 fixant les règles de sécurité et les modalités de déclaration des systèmes
d'information d'importance vitale et des incidents de sécurité relatives au sous-secteur d'activités
d'importance vitale « Produits de santé » et pris en application des articles R. 1332-41-1, R. 1332-41-2 et R.
1332-41-10 du code de la défense,
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032749532&dateTexte=&categorieLie
n=id
23. Arrêté du 17 juin 2016 fixant les règles de sécurité et les modalités de déclaration des systèmes
d'information d'importance vitale et des incidents de sécurité relatives au secteur d'activités d'importance
vitale « Gestion de l'eau » et pris en application des articles R. 1332-41-1, R. 1332-41-2 et R. 1332-41-10 du
code de la défense,
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032749580&dateTexte=&categorieLie
n=id
24. Arrêté du 17 juin 2016 fixant les règles de sécurité et les modalités de déclaration des systèmes
d'information d'importance vitale et des incidents de sécurité relatives au secteur d'activités d'importance
vitale « Alimentation » et pris en application des articles R. 1332-41-1, R. 1332-41-2 et R. 1332-41-10 du code
de la défense,
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032749626&dateTexte=&categorieLie
n=id
25. Code des assurances, 1
er
janvier 2016,
http://www.cjoint.com/doc/16_01/FAioYVSo2cb_codedesassurances2016.pdf
UE
26. European Data Protection Supervisor, Report Survey 2015, Measuring compliance with data protection rules
in EU institutions, 21 January 2016,
https://secure.edps.europa.eu/EDPSWEB/webdav/site/mySite/shared/Documents/Supervision/Inquiries/20
16/16-01-21_Report_Survey_2015_EN.pdf
27. IAIS, Global Insurance Market Report (GIMAR) 2015, http://www.iaisweb.org/file/58465/2015-global
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 59/69
28. ENISA, Big Data Threat Landscape and Good Practice Guide, January 2016,
https://www.enisa.europa.eu/publications/bigdata-threat-landscape/at_download/fullReport
29. DIRECTIVE 2009/138/EC OF THE EUROPEAN PARLIAMENT AND OF THE COUNCIL of 25 November 2009 on
the taking-up and pursuit of the business of Insurance and Reinsurance (Solvency II), http://eur-
lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:335:0001:0155:en:PDF
30. Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des
personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de
ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (Texte
présentant de l'intérêt pour l'EEE)
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679
31. Directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relative à la protection des
personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités
compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites
en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la
décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil
32. Marsh, European 2015 Cyber Risk Survey Report, https://www.marsh.com/uk/insights/research/european-
2015-cyber-survey-report.html
33. ENISA, ENISA Threat Landscape 2015,
https://www.enisa.europa.eu/publications/etl2015/at_download/fullReport
34. ENISA, Threat taxonomy, https://www.enisa.europa.eu/topics/threat-risk-management/threats-and-
trends/enisa-threat-landscape/etl2015/threat-taxonomy-2015/at_download/file
GB
35. HM Government, Cyber Essentials Scheme: Assurance Framework, January 2015,
https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/400914/bis-15-72-cyber-
essentials-scheme-assurance-framework.pdf
36. Cambridge Centre for Risk Studies, Cambridge Risk Framework, Cyber Catastrophe: Stress Test Scenario,
SYBIL LOGIC BOMB CYBER CATASTROPHE SCENARIO, June 2014,
https://www.researchgate.net/profile/Scott_Kelly2/publication/263262710_Stress_Test_Scenario_Sybil_Log
ic_Bomb_Cyber_Catastrophe/links/0046353a45b383dfc8000000.pdf?inViewer=0&pdfJsDownload=0&origin
=publication_detail
37. Cambridge Center for Risk Studies, Cambridge Risk Framework, Cyber Accumulation Risk Management,
February 2016, http://cambridgeriskframework.com/getdocument/39
38. COI-TENANT-INSURANCE-REQUIREMENTS-2015, LEASE AGREEMENT INSURANCE AND INDEMNIFICATION
LANGUAGE, http://230fifthave.com/wp-content/uploads/2015/08/COI-TENANT-INSURANCE-
REQUIREMENTS-July-30-2015.pdf
39. Lloyd’s City Risk Index 2015-2025, http://www.lloyds.com/cityriskindex/
Synthèse,
https://www.lloyds.com/~/media/files/news%20and%20insight/risk%20insight/2015/city%20risk%20index/
city%20risk%20exec%20summary_french.pdf
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 60/69
40. HM Government & Marsh, UK CYBER SECURITY, THE ROLE OF INSURANCE IN MANAGING AND MITIGATING
THE RISK, March 2015,
https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/415354/UK_Cyber_Securit
y_Report_Final.pdf
Suisse
41. Zurich Insurance Group, Zurich identifies seven cyber risks that threaten systemic shock,
https://www.zurich.com/en/media/news-releases/2014/2014-0422-01
42. Global Center for Digital Business Transformation, Digital Vortex How Digital Disruption Is Redefining
Industries, June 2015, http://www.imd.org/uupload/IMD.WebSite/DBT/Digital_Vortex_06182015.pdf
43. Zurich Insurance Group, Risk Nexus Beyond data breaches: global interconnections of cyber risk, April 2014,
https://www.files.ethz.ch/isn/182163/Zurich_Cyber_Risk_April_2014.pdf
USA
44. Ponemon Institute LLC, 2015 and 2016 Cost of Data Breach Study: Global Analysis, May 2015 et 2016
https://nhlearningsolutions.com/Portals/0/Documents/2015-Cost-of-Data-Breach-Study.PDF
https://public.dhe.ibm.com/common/ssi/ecm/se/en/sel03094wwen/SEL03094WWEN.PDF
45. Internet Security Alliance (ISA) / American National Standards Institute (ANSI), The Financial Management of
Cyber Risk, 2010, http://www.isaca.org/chapters2/New-York-Metropolitan/membership/Documents/2011-
12-15%20Adams%204.pdf
46. US Senate, Subcommittee on Consumer Protection, Product Safety, Insurance, and Data Security, Hearing
entitled “Examining the Evolving Cyber Insurance Marketplace.”, Thursday, March 19, 2015, Written
Testimony of Michael Menapace, https://www.hsdl.org/?view&did=765042
47. Senate Committee on Commerce, Science, and Transportation, March 19, 2015, Hearing “Examining the
Evolving Cyber Insurance Marketplace”, Testimony of Ben Beeson, Vice President, Cyber Security and
Privacy, Lockton Companies, Ola Sage, Founder and CEO e-Management and Catherine Mulligan, SVP Zurich,
https://www.hsdl.org/?view&did=765042
48. The Betterley Report, Cyber/Privacy Insurance Markey Survey, June 2016,
https://www.irmi.com/online/betterley-report-free/cyber-privacy-media-liability-summary.pdf
OCDE
49. OCDE, Instruments Juridiques sur les Politiques de l’Économie Numérique, 2015, Gestion du Risque de
Sécurité Numérique pour la Prospérité Économique et Sociale,
https://www.oecd.org/fr/sti/ieconomie/DSRM_French_final_Web.pdf
Divers
50. Institut canadian des actuaires, Research Paper on Operational Risk, November 2014, http://www.cia-
ica.ca/docs/default-source/2014/214118e.pdf
51. Airmic, Review of Recent Developments in the Cyber Insurance Market,
https://www.scor.com/fr/sgrc/vie/risques-psychosociaux/item/1716.html?lout=sgrc
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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52. Garifova L.F., Infonomics and The Value of Information in The Digital Economy, 2nd GLOBAL CONFERENCE on
BUSINESS, ECONOMICS, MANAGEMENT and TOURISM, 30-31 October 2014, Prague, Czech Republic,
http://isiarticles.com/bundles/Article/pre/pdf/52169.pdf
53. Doug Laney , Infonomics: The Economics of Information and Principles of Information Asset Management,
The Fifth MIT Information Quality Industry Symposium, July 13-15, 2011,
http://mitiq.mit.edu/IQIS/Documents/CDOIQS_201177/Papers/05_01_7A-1_Laney.pdf
54. Ranjan Pal, Pan Hui, CyberInsurance for CyberSecurity, A Topological Take On Modulating Insurance
Premiums, http://www.deutsche-telekom-laboratories.de/~panhui/publications/insrRP.pdf
55. PartnerRe, CYBER LIABILITY INSURANCE, MARKET TRENDS: SURVEY, October 2015,
http://www.partnerre.com/assets/uploads/docs/PartnerRe_Cyber_Liability_Trends_Survey_2015.pdf
56. Institute of Insurance Economics, University of At. Gallen, INSURABILITY OF CYBER RISK: AN EMPIRICAL
ANALYSIS, January 2015,
http://www.ivw.unisg.ch/~/media/internet/content/dateien/instituteundcenters/ivw/wps/wp151.pdf
57. InfoCyndinique, http://ifrei.org/tiki-index.php?page=InfoCindynique
58. Nassim Nicholas Taleb, Silent Risk,
https://drive.google.com/file/d/0B8nhAlfIk3QIR1o1dnk5ZmRaaGs/view?pref=2&pli=1
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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ANNEXE 7 – Glossaire
Il s’agit d’un travail préliminaire qui devra être consolidé. En aucun cas cela n’engage le marché de
l’assurance.
ASSURÉ
Personne qui est garantie par un contrat d'assurance. [Larousse]
ASSUREUR
Personne qui s'engage, moyennant le paiement d'une prime ou d'une cotisation, à payer à l'assuré ou au
bénéficiaire désigné un capital ou une rente en cas de survenance d'un risque déterminé. [Larousse]
ATTEINTE AUX DONNÉES
En droit de l’informatique, ce que l’on nomme communément le piratage relève des atteintes aux systèmes de
traitement automatisé de données (STAD). Issues initialement de la loi dite « Godfrain » ces infractions se
retrouvent principalement sous les articles 323-1 à 323-7 du code pénal.
La définition ci-après n’est pas consolidée.
1. Toute altération, destruction, suppression, corruption, inutilisation, illisibilité, inaccessibilité, impossibilité de
traitement des données, résultant :
R de tout acte commis par un préposé de l’assuré ou par un tiers visant à accéder ou se maintenir
frauduleusement, dans tout ou partie du système d’information de l’assuré ou à entraver ou fausser le
fonctionnement du système d’information de l’assuré,
R d’une attaque en déni de service,
R de la réception ou la transmission d’un code ou logiciel malveillant,
R d’un incident technique affectant le système d’information de l’assuré,
R d’un dommage matériel affectant le système d’information de l’assuré,
R d’une erreur humaine ou erreur de programmation,
R d’une interruption non intentionnelle et imprévue du système d’information de l’assuré.
2. Toute divulgation ou transmission sans autorisation de données.
3. Toute soustraction frauduleuse de données.
4. Toute violation de la norme PCI DSS.
CODE OU LOGICIEL MALVEILLANT
Programme ou application, notamment virus, logiciel espion, vers informatique cheval de Troie, ransomware,
keyloggers, …, conçu aux fins d’accéder ou de se maintenir frauduleusement au sein du système d’information,
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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d’en surveiller, entraver ou fausser le fonctionnement ou d’introduire, altérer ou détruire des informations qu’il
renferme. [ANSSI
16
]
CONSÉQUENCES PÉCUNIAIRES DE LA RESPONSABILITÉ CIVILE
Mise en jeu de la Responsabilité civile de l’assuré pour couvrir les dépenses nécessaires à l'indemnisation des
préjudices subis par des tiers lorsque l'assuré en est civilement responsable. Ces préjudices sont :
a Dommages corporels subis par les tiers : un dommage portant atteinte à l’intégrité physique d’une
personne autre que l’assuré (blessures, invalidité ou décès
a Dommages matériels subis par les tiers : toute détérioration ou destruction totale ou partielle d’un bien
matériel appartenant à un tiers.
a Dommage immatériel : « tous dommages autres que corporels ou matériels » c’est-à-dire soit la réparation
des dommages moraux (préjudices extrapatrimoniaux telles que les atteintes à la réputation, à la
considération…), soit la réparation de dommages pécuniaires.
Les assureurs, dans leur définition des dommages immatériels, mettent généralement l'accent sur les dommages
pécuniaires : « tout préjudice pécuniaire résultant de la privation de jouissance d'un droit, de l'interruption d'un
service rendu par une personne ou par un bien ou de la perte d'un bénéfice ». Il s'agit de réparer le gain manqué
par le tiers. On distingue :
a Dommages immatériels consécutifs à un dommage garanti: Dommage pécuniaire subi par le tiers victime
et qui est la conséquence directe d’un dommage matériel ou corporel garanti par le contrat RC de l’assuré.
a Dommages immatériels consécutifs à un dommage non garanti : Dommage pécuniaire, subi par le tiers
victime, qui n’est pas la conséquence d’un dommage matériel ou corporel garanti par le contrat RC de
l’assuré.
Le tiers subit un dommage corporel ou matériel mais ce dommage n'est pas garanti par le contrat RC souscrit par
l’assuré. Seules les conséquences pécuniaires (manque à gagner) de ce dommage initial sont garanties. Le
dommage initial doit être susceptible de mettre en jeu la responsabilité de l'assuré (ex : vices cachées).
[définitions issues des conventions spéciales incendie de l’APSAD (Assemblée Plénière des Sociétés d’Assurances
Dommages), 1982. Elles peuvent varier d’un assureur à l’autre]
CYBER-EXTORSION
[non consolidé]
Toute action ou menace d’action sur les données ou sur le système d’information de l’assuré dans le but d’obtenir
une rançon.
La forme la plus répandue de cyber-extorsion consiste à demander une rançon contre la remise d’une clé
permettant le décryptage des données
17
.
16
Le glossaire de l’ANSSI définit l’ensemble des termes techniques relevant de la SSI, voir
http://www.ssi.gouv.fr/entreprise/glossaire/
17
Voir http://cyber-serenite.fr/cyber-lexique
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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CYBERSÉCURITÉ
État recherché pour un système d’information lui permettant de résister à des événements issus du cyberespace
susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, traitées ou
transmises et des services connexes que ces systèmes offrent ou qu’ils rendent accessibles. La cybersécurité fait
appel à des techniques de sécurité des systèmes d’information et s’appuie sur la lutte contre la cybercriminalité et
sur la mise en place d’une cyberdéfense. [ANSSI]
CYBER-TERRORISME
Dans le droit français, le terrorisme est « une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler
gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».
Toute action ou menace de destruction, dégradation, modification ou perturbation (y compris déni de service) des
données et/ou du système d’information de l’assuré dans le but de causer des dommages et/ou d’intimider toute
personne pour des raisons sociales, idéologiques, religieuses, politiques ou tout objectif similaire. [non consolidé]
DÉNI DE SERVICE
Action ayant pour effet d’empêcher ou de limiter fortement la capacité d’un système à fournir le service attendu.
[ANSSI]
Privation totale ou partielle d’origine malveillante du service des systèmes d’information de l’assuré sans que les
équipements informatiques, les équipements de télécommunication ou les installations d’infrastructure de l’assuré
subissent un dommage matériel ou une destruction. [non consolidé]
DOMMAGE CORPOREL
Un dommage portant atteinte à l’intégrité physique d’une personne [APSAD].
DOMMAGE MATÉRIEL
Toute détérioration d’un bien meuble ou immeuble, toute atteinte physique à des animaux [APSAD].
DOMMAGE IMMATÉRIEL
Tous dommages autres que corporels ou matériels. C’est-à-dire soit la réparation des dommages moraux
(préjudices extrapatrimoniaux telles que les atteintes à la réputation, à la considération…), soit la réparation de
dommages pécuniaires [APSAD].
DONNÉE
Représentation conventionnelle d'une information en vue de son traitement informatique [Larousse].
Toute information échangée, traitée et/ou stockée sous format électronique et/ou tout média digital, notamment
les données personnelles et les données confidentielles, les logiciels et les supports de données. [non consolidé]
DONNÉES CONFIDENTIELLES
Toute information confidentielle appartenant ou confiée à l’assuré, tels que les procédures, les documents, les
dessins, les formules ou les informations protégées par un secret professionnel institué par la loi, les règlements,
les usages ou qui ne sont pas dans le domaine public. [non consolidé]
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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DONNÉES PERSONNELLES
Donnée à caractère personnel : « toute information relative à une personne physique identifiée ou qui peut être
identifiée, directement ou indirectement, par référence à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments
qui lui sont propres. Pour déterminer si une personne est identifiable, il convient de considérer l’ensemble des
moyens en vue de permettre son identification dont dispose ou auxquels peut avoir accès le responsable du
traitement ou toute autre personne » [Art. 2 loi I&L].
Toute information identifiant ou permettant d’identifier une personne physique par référence notamment à un
numéro, un nom, un mot de passe, des éléments ou critères qui lui sont propres (y compris les données médicales),
appartenant ou confiée à l’assuré. [non consolidé]
ERREUR HUMAINE
Toute négligence ou erreur commise par un préposé de l’assuré ou par un prestataire externe dans le cadre de
l’exploitation, la maintenance et la mise à jour du système d’information. [non consolidé]
ERREUR DE PROGRAMMATION
Toute erreur de conception, de développement ou d’encodage d’un logiciel, d’une application, d’un système
d’exploitation ou d’un micro-code. [non consolidé]
FAIT DOMMAGEABLE
Le fait dommageable est celui qui constitue la cause génératrice du dommage ; un ensemble de faits
dommageables ayant la même cause technique est assimilé à un fait dommageable unique. [non consolidé]
FAUTE PROFESSIONNELLE
Toute faute ou tout acte fautif, tout manquement, toute négligence ou omission, toute déclaration inexacte ou
trompeuse, toute infraction aux dispositions légales, réglementaires ou statutaires, commise dans le cadre des
activités de l’assuré. [non consolidé]
FRAIS DE COMMUNICATION ET DE NOTIFICATION
Frais liés à une violation de l’obligation de protection des données personnelles : dépenses engagées par l'assuré
pour se conformer à ses obligations légales ou règlementaires à la suite d'une violation de la sécurité entraînant,
de manière accidentelle ou illicite, la destruction, la perte, l'altération, la divulgation non autorisée de données
personnelles, ou l'accès non autorisé à de telles données.
Cette garantie porte sur :
a - Les frais de notification aux instances administratives (CNIL, Premier ministre et ANSSI)
a - Les frais de comparution (enquêtes administratives)
a - Les frais de notification aux personnes concernées par la violation de ses données à caractère
personnel [APSAD].
FRAIS DE DÉFENSE
Les honoraires et frais engagés par l’assuré pour les besoins de sa défense, notamment :
a -les frais d’avocats,
a -les frais d’expertise,
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 66/69
a -les frais de procédure et de comparution. [non consolidé]
FRAIS DE MONITORING ET SURVEILLANCE
Frais engagés par l’assuré avec l’accord préalable de l’assureur pour détecter et contrôler en cas d’atteinte aux
données toute éventuelle utilisation inappropriée. [non consolidé]
FRAIS DE RESTAURATION
Les frais engagés par l’assuré pour déterminer si les données peuvent ou non être restaurées ou reconstituées,
pour décontaminer, nettoyer, restaurer, reconstituer les données et leur support.
Les frais d’adaptation, de reconfiguration de logiciels, le coût d’acquisition des licences de remplacement.
Le coût d’initialisation des systèmes de contrôle d’accès. [non consolidé]
FRAIS DE RESTAURATION D’IMAGE
Frais liés au rétablissement de l'E-réputation et à la communication : dépenses engagées pour rétablir la
réputation/l'image de l'assuré auprès du public.
Sont compris, les frais de :
a Conseil en communication / relations publiques / Gestion de crise : frais liés aux conseils délivrés par des
professionnels de la communication et de la gestion de crise.
a Nettoyage / noyage : technique consistant à développer sa présence sur le web (et donc sur les moteurs de
recherche) dans le but de faire reculer les résultats gênants dans les toutes dernières pages de résultats.
Pour que les informations négatives concernant l’entreprise visée soient les moins visibles possible des
internautes, les informations négatives vont être noyées en créant de nombreux contenus.
a Frais de re-référencement : frais destinés à payer des informaticiens ou acheter un logiciel pour faire en
sorte que le site web de l’entreprise soit à nouveau visible et en première page dans les moteurs de
recherche.
a Plateforme téléphonique : Frais liés à la mise en place de frais de téléphonie supplémentaire afin
d’informer et/ou de répondre à la clientèle [APSAD].
FRAIS ET PERTES CONSÉCUTIFS A LA VIOLATION DE LA NORME PCI DSS (Payment Card Industry - Data Security
Standard)
Les frais engagés et pertes supportées par l’assuré résultant de la violation par l‘assuré de la norme PCI DSS, dont :
a Les honoraires d’expert mandaté en vue d’identifier l’origine de la violation de la norme PCI DSS,
a Les pénalités contractuelles imposées à l’assuré,
a Les frais engagés en vue de l’obtention du renouvellement de la certification aux normes PCI DSS,
a Les frais de réémission des cartes bancaires. [non consolidé]
FRAIS LIÉS A UNE MENACE DE CYBER-EXTORSION
Dommage pécuniaire : pertes de fonds ou de valeurs monétaires consécutives à des agissements à caractère
délictueux tels que des escroqueries, extorsions, chantages, abus de confiance ou de biens sociaux.
Il s’agit d’obtenir de l’assureur :
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 67/69
a Le remboursement des fonds détournés, des rançons ou des sommes extorquées
a La prise en charge des frais de recours et de poursuite contre l’auteur du délit
Attention : la notion d’actifs financiers peut, là encore, prêter à confusion dans la mesure où ce terme désigne tout
titre ou contrat, généralement transmissible et négociable sur un marché financier, qui est susceptible de produire à
son détenteur des revenus ou un gain en capital, en contrepartie d'une certaine prise de risque. La notion est donc
inappropriée pour l’assurance, il serait préférable de lui substituer celle de dommages pécuniaires puisqu’il s’agit de
faire état d’une perte de fonds pour l’entreprise, d’une atteinte à sa trésorerie, consécutive à une infraction pénale
appauvrissant le patrimoine de la victime [APSAD].
FRAIS SUPPLÉMENTAIRES D’EXPLOITATION
Les frais exposés par l’assuré afin de limiter la durée d’interruption du système d’information. [non consolidé]
FRANCHISE
Clause d'une assurance qui fixe un montant restant à la charge de l'assuré en cas de dommage ; ce montant lui-
même. [Larousse]
INCIDENT TECHNIQUE
Défaillance ou panne mécanique des composants critiques du système d’information de l’assuré qui détruit, altère,
rend illisible ou inaccessible les données et résultant notamment des évènements suivants :
a Surcharge électrostatique ou perturbations électromagnétiques
a Surchauffe
a Action de l’électricité ou de la foudre [non consolidé]
MONTANT DE LA GARANTIE
Le montant maximal d'indemnisation, y compris les frais de défense, par sinistre et par période d'assurance. [non
consolidé]
NORME PCI DSS
Norme publiée de sécurité des données (DSS) pour l’industrie des cartes de paiement (PCI).
PÉRIODE D’ASSURANCE
La période comprise entre :
a la date d'effet du contrat et la première échéance principale,
a deux échéances principales, sans pouvoir être supérieure à 12 mois consécutifs,
a la dernière échéance principale et la date de cessation des garanties. [non consolidé]
PRÉPOSÉ
Toute personne physique salariée ou non de l’assuré, agissant sous la direction, les ordres et la surveillance de
l’assuré, y compris les stagiaires rémunérés ou non, les apprentis, les auxiliaires de vacances, le personnel
intérimaire, le personnel détaché.
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
EIC JUST Page 68/69
Par dérogation à ce qui précède, toute société ou toute personne externe à l’entreprise de l’assuré mandatée par
l’assuré pour fournir des services informatiques, étant précisé que l’assureur se réserve expressément le droit
d’exercer tout recours subrogatoire à l’encontre de ces sociétés ou personnes.
Les mandataires sociaux salariés de l’assuré sont également considérés comme préposés. [non consolidé]
PRESTATAIRE D’EXTERNALISATION
Toute entité extérieure à l’assuré à l’exception du prestataire de service de cloud et qui lui fournit des services
déterminés dans la limite des missions qui lui ont été confiées, notamment un service externalisé de gestion de la
paie, d’hébergement web, de marketing ou de prospection, qu’elle agisse ou non en vertu d’un engagement
contractuel exprès. [non consolidé]
RÉCLAMATION
Toute mise en cause expresse fondée sur une faute professionnelle, réelle ou alléguée, à l’encontre de l'assuré
pendant la période d’assurance prolongée le cas échéant par la période de garantie subséquente.
Est assimilée à une réclamation toute déclaration faite par l’assuré à l’assureur concernant des dommages ou
évènements susceptibles de relever des garanties du présent contrat. [non consolidé]
SANCTION ADMINISTRATIVE
Amendes et pénalités : sanctions d’ordre pécuniaire encourues par l'assuré à la suite d’une méconnaissance de ses
obligations légales, réglementaires ou prudentielles, de nature civile, pénale, administrative ou contractuelle.
R Amendes civiles (ou à des dommages et intérêts pour action dilatoire ou abusive (article 32-1 CPC) ou pour
appel dilatoire ou abusif (article 559 CPC) : elles ne sont pas assurables. Il s’agit de la condamnation à des
dommages intérêts pour procédure abusive (application particulière du droit de la responsabilité civile
pour faute). Il s’agit de sanctionner l’abus d'exercice du droit d'ester en justice ou d'interjeter appel.
R Amendes pénales : elles ne sont pas assurables et proviennent d’une condamnation prononcée par une
juridiction répressive.
R Amendes administratives : elles ne sont pas assurables. Sanctions pécuniaires prononcées par des autorités
administratives indépendantes ayant un pouvoir de sanction et après constatation du non-respect de
règles prudentielles, légales ou règlementaires [APSAD].
Toute sanction pécuniaire assurable infligée à l’assuré par un organisme gouvernemental, un organisme officiel,
une instance administrative, institué en application des règlementations de protection des données (notamment
la CNIL en France), en conséquence d’une violation de la règlementation sur la protection, conservation,
confidentialité des données.
SÉCURITÉ DES SYSTÈMES D’INFORMATION
Ensemble des mesures techniques et non techniques de protection permettant à un système d’information de
résister à des événements susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des
données stockées, traitées ou transmises et des services connexes que ces systèmes offrent ou qu’ils rendent
accessibles. [ANSSI]
SERVICE DE CLOUD
Tout accès à des infrastructures ou plates-formes informatiques hébergées chez un prestataire informatique avec
lequel l’assuré a passé une convention à cet effet. [non consolidé]
Maîtrise du Risque Cyber et Assurance
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SINISTRE
Garantie pertes et frais :
a La connaissance par l’assuré d’une atteinte aux données.
Garantie responsabilité civile :
a Toute réclamation adressée à l’assuré ou à l’assureur.
Constitue un seul et même sinistre tout dommage ou ensemble de dommages causés à des tiers engageant la
responsabilité de l’assuré, résultant d’un fait dommageable et ayant donné lieu à une ou plusieurs réclamations.
[non consolidé]
SYSTÈME D’INFORMATION
Ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel, données et procédures) permettant de traiter
et de diffuser de l’information. [ANSSI]
Matériel, équipement informatique, logiciels (et leurs composants) qui font partie intégrante d’un système ou d’un
réseau accessible par internet ou réseau intranet ou connecté à une plateforme de stockage ou tout appareil
périphérique exploité par l’assuré ;
Tout ordinateur ou système électronique d’un tiers utilisé pour accéder au système d’information ou aux données
stockées dans le système d’information.
Toute plate-forme de stockage ou de traitement et tout autre appareil périphérique ou système d’information
appartenant à, contrôlé, exploité ou loué par un prestataire d’externalisation.
Les services de cloud utilisés par l’assuré. [non consolidé]
TIERS
Toute personne autre que le souscripteur et, dans l'exercice de leurs fonctions, ses représentants légaux et ses
préposés. [non consolidé] Incendie Explosion / foudre DDE, TOC, Evénements naturels Bris de machines Incendie volontaire Sabotage Vol physique (avec ou sans effraction) Vol physique ou dégradation facilité par une cyber attaque Livraison d'un logiciel vicié Virus, vers… (codes malveillants) => entrave au fonctionnement Rançonnage par cryptolocker Rançonnage sur vol de données personnelles Rançonnage sur vol de données personnelles Vol de données personnelles Vol de données confidentielles / espionnage économique Sabotage externe Sabotage interne (salarié ou ex. salarié) Relai d'attaque Intrusion et maintien dans le SI sans dommage immatériel (APT…) Déni de service Perte de fichiers Livraison d'un logiciel endommagé Transmission involontaire de données Autres actions immatérielles involontaires SANS
dommage matériel
Autres actions immatérielles involontaires AVEC
dommage matériel
Cyber détournement de fonds Fraude téléphonique Vol (sans effr.), escroquerie, abus de confiance, faux-usage de faux, falsification de chèque Faux ordres de Virements Internationaux - Fraude au président
Bâtiments
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so so so so so so so DAB DAB DAB so so so so so so DAB so so so so
Marchandises
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so so so so so so so DAB DAB DAB so so so so so so DAB so so
Fraude
so
Matériels industriels
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so DAB so so so so so DAB DAB DAB so so so so so so DAB so so
Fraude
so
Matériels informatiques
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so
DAB/
Cyber
so so so so so DAB DAB DAB so so so so so so DAB so
Fraude Fraude
so
Martitime
Corps et
faculté ?
so so so so
Exclusion du cyber (Clause
380 ou équivalents)
Aérien
Dommages
aéronefs
so so so so A l'étude
Perte pécuniaire : remboursement des fonds détournés
so so so so so so
Fraude si
pas effr
Fraude si
pas effr
so so so so so so so so so so so so so so so so so
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Remboursement des rançons / sommes extorquées sous la menace
so so so so so so so so so so ? ? ? so so so so so so so so so so so so so so so so
Assurabilité des rançons en cours
d'analyse
Frais de recours et de poursuites
so so so so so so
Fraude si
pas effr
Fraude si
pas effr
so so Cyber Cyber Cyber so so so so so so so so so so so so
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Perte d'opportunité
Risque d'entreprise
Perte de marge brute / de recette
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
DAB
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Frais supplémentaires d'exploitation (pour minimiser la perte de MB)
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB so Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
DAB
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Aggravation de PE à la suite d'une
décision administrative légalement prise
DAB DAB DAB DAB DAB DAB so so so Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
DAB
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Frais de recherche de cause:
- IT : Forensic, frais d expertise, d assistance...
- Mat : frais d'expertise, de recherche de cause...
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Frais de reconstitution de données
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Frais supplémentaires (travaux activité sup., gestion de crise)
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Conseils/ préconisations après attaque/ sinistre (remédiation)
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
fraude
Fraude Fraude Fraude
Frais d'amélioration de la sécurité informatique du Sl
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB non assurable
Frais de notification aux instances administratives
so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Frais de comparution (enquêtes administratives)
so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Frais de notification aux personnes
concernées par une violation de données personnelles
so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
so so so Cyber Cyber Cyber so so so so so so
Cyber
?
so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so so
Conseil en communication / Relations Publiques / Gestion de crise
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber Cyber
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Nettoyage- noyage
so so so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Fraude Fraude
so
Frais de reréférencement
so so so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Plateforme téléphonique (n° vert)
DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB DAB
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Conseil juridique (hot line, gestion de crise)
so so so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Assistances juridiques : mise en œuvre de l'action juridique
so so so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Honoraires d‘avocats, d'huissiers, d'experts judiciaires
so so so so so so so so
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
Cyber
?
so so so
Dommages matériels aux tiers
DAB DAB RC RC DAB RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Dommages immatériels (aux tiers) consécutifs
DAB DAB RC RC DAB RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Dommages immatériels non consécutifs
DAB DAB RC RC DAB RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Dommages corporels (aux tiers)
RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC /
Cyber
RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Frais de retraits / dépose / repose
so so so so so so so so RC so so so so so so so so so so so so RC so so so so so so so
Défense recours
RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
RC des mandataires sociaux
RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC RC
Amendes civiles (procédures abusives)
so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so
Amendes administratives
non assurable
Amendes pénales
non assurable
Pénalités de retard (consécutifs au fait dommageable)
DAB DAB DAB DAB
DAB/
RC
DAB/
RC
so
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Fraude Fraude Fraude
Pénalités contractuelles que les
assureurs ne veulent pas couvrir
Pénalites PCI ·DSS ( UNIQUEMENT pour les banques)
so so so so so so so so so so so
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
Cyber
/ RC ?
so so so so so so so so so so so so so so so
Pénalités PCI -DSS (hors banques si applicable)
so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so so Point de discussion !!!
Protection
juridique
Transport
Commentaires
Erreur humaine Fraude
Frais liés à une
violation des
données
personnelles
frais liés au
rétablissement de
lE-réputation et à la
communication
Cyber attaques ciblées
Malveillance informatique (actes crapuleux, activisme ou terrorisme si conditions légales réunies)
Périmètre Cyber
sur le marché français
Evénements causant des
Dommages physiques
accidentels
Evénements causant des
Dommages physiques par
malveillance (actes crapuleux,
activisme ou terrorisme si
conditions légales réunies)
Cyber attaques diffuses
Corps et faculté ?
Dommage aux aéronefs, etc. ? ?
Dommages subis par l'asuré (first party)
Responsabilités de l'assuré
Dommages Materiels Dommages Immateriels Fraude
Actifs de l'entreprise :
-actifs corporels -actifs financiers
Frais et pertes :
-pertes d'exploitation
-frais de recherche
-frais supplémentaires
Dommages causés par
l'assuré à un tiers
(third party)
Sanctions infligées à
l'assuré
Dommages matériels
Dommages pécuniaires
Pertes d'exploitation
Frais informatiques
Dépenses
nécessaires à
l'indemnisation des
préjudices
subis par des tiers
du fait de la
responsabilité civile
de l'assuré
Amendes et pénalités
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