COLLECTION AMRAE
BAROMÈTRES
2025 Édition
BAROMÈTRE
du risque géopolitique
en entreprise
02 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
Naviguer en eaux
troubles : le rôle
clé du risk manager
face au risque
géopolitique
Grégoire DUTERTRE
Pilote du baromètre du risque
géopolitique en entreprise
Président de la Commission
Géopolitique de l’Amrae
1
Federation of European Risk management Associations, Global risk manager Survey Report 2024
2
Global risks report 2025
3
Future risks report 2025
Conflits armés, tensions sur les ressources critiques, instabilité politique
croissante, montée des régimes autoritaires, fragmentation des alliances…
les entreprises évoluent dans un monde où les repères se brouillent et où
l’incertitude devient la norme. Le risque géopolitique ne relève plus du bruit
de fond : il s’impose comme un facteur de rupture, impactant les chaînes
de valeur comme les décisions d’investissement et incitant les entreprises à
s’interroger sur leurs modèles d’affaire.
Les études internationales sur le sujet convergent. L’enquête FERMA 2024
souligne que les risk managers européens considèrent la géopolitique
comme un enjeu critique pour leurs organisations
1
. Les rapports du Forum
Economique Mondial
2
et d’AXA
3
, entre autres, confirment la tendance en
plaçant le contexte géopolitique parmi les risques majeurs identifiés par les
dirigeants en 2025.
Dans ce contexte, l’Amrae publie la première édition de son nouveau
baromètre consacré au risque géopolitique, avec la volonté de dresser un état
des lieux des mesures déployées en matière de gouvernance et de ressources
pour y faire face. Ce baromètre ne se contente pas d’observer les pratiques,
mais invite à appréhender le risque géopolitique sous toutes ses dimensions.
Il ouvre également le débat sur la place du risk manager dans le pilotage
global du dispositif : vigie, coordinateur, stratège ? À chacun de construire sa
réponse, en fonction de son organisation, de ses enjeux, de sa maturité.
Accomplir une telle mission suppose des moyens. Gouvernance claire,
ressources dédiées, outils adaptés, formation continue : la professionnalisation
de la gestion du risque géopolitique demande un engagement fort des
instances dirigeantes afin de tenir le cap dans une mer agitée. Il ne s’agit plus
seulement d’identifier le risque, mais de construire une approche robuste et
intégrée. De passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. De
faire de la géopolitique un facteur d’opportunités.
Ce baromètre est une invitation à penser autrement. Il propose un espace
de dialogue entre fonctions, entre secteurs, entre disciplines. Il interroge la
responsabilité collective face à un risque qui ne connaît ni frontières ni silos.
Et il rappelle que, dans un monde instable, grâce à sa vision transversale, sa
capacité à structurer l’information et à fédérer les parties prenantes, le risk
manager s’impose plus que jamais comme la figure de proue de la résilience
et de la performance durables de l’entreprise.
Éditorial
Il n’est pas
de vents
favorables
pour celui qui
ne sait où il
va. »
Sénèque,
Lettres à Lucilius
03 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
Risques mondiaux,
avantages compétitifs :
l’art d’intégrer
la géopolitiquePoint
de vue
d’experts
Comme le révèle le baromètre, la turbulence majeure des entreprises se concentre
aujourd’hui autour des transformations géopolitiques dans un monde multipolaire et
instable, que les entreprises ne peuvent plus ignorer. Les tensions internationales
ne se cantonnent pas aux chancelleries, elles affectent désormais directement les
chaînes de valeur, les marchés, les financements et les modèles de croissance.
Face à cette réalité, les risk managers doivent dépasser l’approche défensive pour
bâtir une véritable « culture de l’anticipation ». Cela passe par la mise en œuvre
d’outils quantitatifs spécifiques visant (1) à identifier les risques/vulnérabilités ex-ante
aux transformations géopolitiques, (2) se préparer via la construction de scénarios et
stress tests financiers, et (3) être alerté avec des systèmes d’alerte précoce fondés
sur l’analyse en temps réel de données massives. L’objectif n’est pas de prédire
l’imprévisible, mais de renforcer la résilience organisationnelle en préparant des
réponses adaptées.
Cependant, réduire la géopolitique au seul prisme de la menace serait une erreur
stratégique. Dans chaque rupture se nichent également des opportunités. Les
tensions commerciales peuvent ouvrir des voies de réorientation des exportations ;
les politiques de souveraineté énergétique ou technologique génèrent des soutiens
publics massifs ; les recompositions d’alliances créent des marchés émergents plus
accessibles. Les entreprises capables d’anticiper ces inflexions transformeront le
risque en avantage compétitif, par exemple en diversifiant précocement leurs chaînes
d’approvisionnement ou en ajustant leur portefeuille d’implantations pays.
Cette approche suppose une mobilisation forte de la gouvernance. Les conseils
d’administration et directions générales doivent intégrer la dimension géopolitique
dans la validation des orientations stratégiques, au même titre que les considérations
financières ou climatiques. La transversalité est clé : relier diplomatie d’entreprise,
stratégie, finances et opérations. Préparer des scénarios, mettre en place des
cellules de crise et actualiser régulièrement la cartographie des risques géopolitiques
deviennent des pratiques de bonne gestion.
Au lieu de subir l’instabilité mondiale, les organisations doivent apprendre à en tirer
parti. Le Mexique bénéficie du découplage États-Unis / Chine, l’Inde se positionne
comme alternative industrielle et technologique, le Vietnam et l’Indonésie attirent de
nouveaux flux manufacturiers, l’Afrique de l’Est développe ses hubs énergétiques,
et l’Europe centrale renforce ses positions industrielles et sécuritaires. Autant de
territoires qui, bien que sensibles aux turbulences, offrent des relais de croissance et
des avantages compétitifs.
Sandrine LUNVEN
Directrice générale
de TAC ECONOMICS
Thierry APOTEKER
Président
de TAC ECONOMICS
Le plus grand danger en période
de turbulence n’est pas la turbulence
elle-même, mais d’agir avec la logique d’hier. »
Peter Drucker
04 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
Remerciements
L’Amrae tient à remercier l’ensemble des répondants pour le temps et l’attention qu’ils ont accordés à cette enquête,
ainsi que tous les risk managers qui l’ont enrichie de leurs verbatims.
La présente édition du Baromètre du risque géopolitique en entreprise a été rendue possible grâce à l’engagement des
participants qui ont contribué à la production de cette étude :
Pilotes du Baromètre
Thomas DEREUX
Chargé de mission
pôle scientifique, AMRAE
Grégoire DUTERTRE
Responsable de la Gestion
des risques, SONEPAR
Iris FORCADE
Chargée de mission
pôle scientifique, AMRAE
Mariana STRAVATO
Stagiaire
pôle scientifique, AMRAE
François BEAUME
Directeur Risques
et Assurances, SONEPAR
Président de l’AMRAE
Estelle JOSSO
Directrice prévention
et assurances, HERMÈS int.
Administratrice AMRAE
Oliver WILD
Group Chief Risk and Insurance
Officer, VEOLIA
Vice Président en charge
du scientifique AMRAE
Agathe DUJARDIN
Alternante Risques
et Conformité, SONEPAR
Gilles FRANCOIS
Risk Manager,
ENGIE
Guillaume BOUNY
Head of Risk & Compliance,
ASENDIA
Santiago BOSIO
Responsable gestion
des risques et prospective,
Groupe ADP
Théophile FRESNAIS
Risk Manager,
VEOLIA
Thomas OSMONT
Responsable continuité des
activités fournisseurs, THALES
Carolina MORLION
Alternante Risques
et Conformité, SONEPAR
Quentin POZZOBON
Group Risk Manager,
Groupe R ATP
L’équipe remercie les personnes suivantes ayant contribué de manière
significative à la conception et à la relecture de l’enquête
Contributeurs
05 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
Le risque géopolitique est complexe à appréhender. Ce baromètre est
l’occasion pour l’Amrae de proposer sa vision du sujet, afin d’ouvrir le
débat et sans prétendre imposer sa propre définition. Cette vision n’est
pas exhaustive et se veut le reflet des échanges entre adhérents de
l’association.
Le risque géopolitique peut s’envisager comme l’impact des rivalités de
pouvoir au sein d’un territoire donné, physique (terrestre, maritime), spatial
ou numérique (cyberespace), sur les activités de l’entreprise. Il ne se limite
pas aux conflits inter-étatiques, mais inclut la prise en compte du contexte
local et couvre un large spectre allant des mouvements sociaux aux
changements de régimes en passant par les crises migratoires, sanitaires
ou environnementales. Le risque géopolitique agit par ailleurs la plupart
du temps comme un « influenceur », déclenchant, modifiant ou amplifiant
d’autres risques (conformité, achats, logistique, sûreté, climat…), ce qui le
rend difficile à appréhender.
Traditionnellement apanage des États, dont le rôle stabilisateur s’effrite,
la gestion du risque géopolitique entre désormais dans le champ d’action
des entreprises, qui doivent déployer des dispositifs visant à anticiper la
survenance des éléments déclencheurs de ce risque afin de renforcer
leur capacité de résilience, de décision et d’action.
Le terme « risque géopolitique » cité dans ce document doit être compris
dans cette dimension transverse et interconnectée.
Le risque géopolitique,
le «grand influenceur»?
Le risque géopolitique est désormais bien
identifié par les professionnels du risque
dans les exercices de cartographie et fait
régulièrement l’objet de discussions au sein
des instances de gouvernance. Les entreprises
perçoivent l’impact majeur de la géopolitique sur
leur modèle d’affaires. Pour autant, les moyens
engagés apparaissent encore modestes au
regard des enjeux identifiés.
La prise de conscience est réelle : il s’agit
maintenant pour les entreprises de renforcer
leurs équipes, de s’équiper d’outils adaptés et
de flécher des ressources budgétaires dédiées.
Objectif ?
Structurer leur approche et professionnaliser
durablement la gestion du risque géopolitique.
« Le risque géopolitique est
difficile à appréhender, c’est
généralement quand les
entreprises en subissent les
conséquences qu’elles réalisent
l’étendue du risque. Ce fut
notamment le cas avec la guerre
en Ukraine, qui a mis en lumière
de multiples conséquences
indirectes (augmentation des
coûts de l’énergie, raréfaction
de certaines matières premières,
campagnes de déstabilisations,
investissements dans l’industrie
de défense, etc.). L’enjeu pour
les entreprises est de mettre en
place les bons capteurs pour
identifier les « signaux faibles »
parmi la masse d’informations
disponible et adapter leur
stratégie en temps et en heure. »
Quentin POZZOBON
Group Risk Manager,
Groupe R ATP
82%
des répondants ont identifié
le risque géopolitique dans leur
cartographie et 57 % le considèrent
comme un risque majeur.
92%
des répondants mettent le risque
géopolitique à l’ordre du jour des
instances de gouvernance.
5%
seulement des répondants ont
suivi une formation sur des sujets
géopolitiques au cours des 12
derniers mois.
26%
des répondants disposent
d’un budget spécifiquement dédié
au suivi du risque géopolitique (hors
rémunération des collaborateurs).
Synthèse
Parole de
professionnel
SOMMAIRE
Profil des
répondants
P.080 1
Dispositifs
de gestion
du risque
géopolitique
P.1603
Ressources
P.2805
Gouvernance
du risque
géopolitique
P.1202
Assurances
P.2304
Vision à un an
P.3106
06 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
Méthodologie
du baromètre
Cette première édition du Baromètre Géopolitique repose sur une
enquête en ligne adressée aux 1 106 membres risk managers de
l’Amrae entre le 20 juin et le 5 septembre 2025. Celle-ci a recueilli
158 réponses d’adhérents.
Ce baromètre a pour ambition d’offrir un premier état des lieux
de la perception du risque géopolitique par les professionnels du
risk management, ainsi que d’identifier les pratiques existantes
en matière de gouvernance, d’intégration et de suivi au sein des
organisations.
L’enquête, structurée autour de 26 questions, s’appuie sur une
méthodologie combinant la qualification du profil des participants,
la collecte de données et un traitement statistique rigoureux.
L’absence de questions obligatoires explique la variation du
nombre de répondants selon les questions. Les arrondis peuvent
générer des pourcentages légèrement différents de 100%.
Par ailleurs, certaines questions à choix multiple peuvent générer
des pourcentages cumulés supérieurs à 100%, cette particularité
étant signalée le cas échéant.
Comme tout exercice d’enquête, cette étude comporte des
limites intrinsèques liées à la composition de son échantillon. Les
réponses recueillies traduisent la vision, les référentiels d’analyse
et les préoccupations de risk managers issus d’organisations
principalement françaises.
1 106
adhérents consultés
158
répondants
26
questions
07 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
0 1 Profil
des
répondants
08 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
70 % des répondants sont issus de grandes entreprises,
reflet du profil des membres de l’Amrae.
Un tiers des répondants proviennent des secteurs de
l’industrie et de l’énergie, parmi les plus exposés aux
risques géopolitiques. Leur vulnérabilité tient à une forte
dépendance aux ressources critiques et aux marchés
mondialisés, ce qui les rend particulièrement sensibles
aux ruptures d’approvisionnement et aux fluctuations de
prix.
Au-delà de ces secteurs, la diversité des répondants met
en évidence que ces vulnérabilités s’étendent à l’ensemble
de l’économie. L’interdépendance croissante des chaînes
de valeur mondiales fait que peu d’activités échappent
aux répercussions : certaines sont directement affectées
par les tensions géopolitiques (hausse des coûts de
transport, ruptures logistiques, etc.), tandis que d’autres
en subissent les conséquences indirectes, par effet de
propagation (perturbations industrielles se répercutant
sur la distribution, les services, la consommation, etc.).
Cette diversité rappelle que le risque géopolitique ne se
limite pas à des secteurs spécifiques, mais constitue un
facteur systémique, capable de fragiliser l’équilibre des
chaînes de valeur et, par conséquent, la continuité des
activités.
70 %
Grande entreprise
+1,5 Md€ de CA
consolidé
+5 000 salariés
5 %
PME / PMI / TPE
-50 M€
-250 salariés
18 %
ETI
-1,5 Md€ de CA
-5 000 salariés
1 %
Association / ONG
6 %
Secteur public
Assurance / Réassurance / Mutuelle /
Institut de prévoyance / Courtage
Banque / Finance
Biens de consommation / Luxe
BTP / Immobilier
Audit / Conseil
Distribution
High Tech
Industrie / Energie
Santé / Biomédical
Défense / Sécurité
Médias / Loisirs / Divertissements
Services
Transports / Logistique
Secteur public / Collectivité /
Association / ONG
Autre
8 %
3 %
6 %
3 %
3 %
2 %
4 %
5 %
4 %
4 %
11 %
7 %
7 %
1 %
33 %
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
158
Question n°1
Quelle est la typologie
de votre organisation ?
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
158
Question n°2
Dans quel secteur
d’activité exerce
votre organisation ?
09 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
10 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
L’analyse croisée des deux réponses révèle une forte internationalisation des
entreprises répondantes : seules 17 % sont implantées exclusivement en France,
la majorité disposant de sites répartis sur plusieurs continents.
Cependant, la répartition du chiffre d’affaires apparaît beaucoup plus concentrée,
les revenus provenant principalement de la France, de l’Europe et de l’Amérique
du Nord.
Ce décalage illustre la complexité des chaînes de valeurs mondiales : certaines
zones d’implantation jouent un rôle clé dans la production ou la logistique, sans
pour autant représenter des marchés prioritaires en matière de débouchés. Il
met également en lumière des vulnérabilités spécifiques, les entreprises pouvant
être exposées à des risques élevés dans des régions non stratégiques sur le plan
commercial, mais essentielles pour leur fonctionnement opérationnel.
Question n°4
Dans quelle(s) zone(s)
géographique(s) votre
Groupe réalise-t-il
la majeure partie
de son chiffre d’affaires ?
Top 2 uniquement
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
158
Question n°3
Dans quelle(s) zone(s)
géographique(s) êtes-
vous implantés (bureaux,
sites, usines…) ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S158
Afrique
46 %
Proche
et Moyen-
Orient
42 %
Asie-
Pacifique
56 %
Europe
80 %
France
uniquement
17 %
Amérique
Centrale
et du Sud
46 %
Amérique
du Nord
54 %
Afrique
Proche
et Moyen-
Orient
Asie-
Pacifique
Europe
France
uniquement
Amérique
Centrale
et du Sud
Amérique
du Nord
28 % 56 %
5 %1 % 3 %
54 % 11 %
11 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Les risk managers répondants placent l’ERM
4
au cœur de leur périmètre (64 %),
reflétant une approche globale et stratégique de la gestion des risques. Plus de
la moitié des répondants indiquent également exercer des fonctions de gestion
des assurances, tandis qu’environ 40 % évoquent aussi des activités en gestion
de crise/PCA.
4
ERM : Enterprise risk management
Question n°5
Quel est le périmètre
de votre fonction
risk management ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
N
O
M
B
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E DE RÉP
O
N
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A
N
T
S158
ERM
64 %
Assurance
(y compris
prévention)
52 %
Sécurité /
Sûreté /
HSE
13 %
Gestion
de crise /
PCA
39 %
Contrôle
interne
25 %
Audit
interne
9 %
Conformité
16 %
Autre(s)
3 %
02 Gouvernance
du risque
géopolitique
12 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
13 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources 06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°6
Quelle entité ou fonction
a impulsé le suivi
du risque géopolitique
au sein de votre
organisation ?
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
119
Dans près de la moitié des cas (44 %), c’est la fonction risk management qui a
initié le suivi du risque géopolitique, suivie de la Direction Générale (36 %).
Les administrateurs et le top management attendent effectivement des reporting
réguliers de la part du risk manager ou, dans certaines entreprises, de la part de
comités spécifiques dédiés au suivi des risques géopolitiques.
Il est à noter que 8 % des répondants indiquent ne pas assurer de suivi spécifique
du risque géopolitique au sein de leur organisation.
7 %
Autre fonction
organisationnelle
5 %
Les actionnaires /
le Conseil d’Administration
8 %
Risque géopolitique
non suivi dans
l’organisation
36 %
La Direction
Générale
44 %
La fonction risk
management
14 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources 06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°7
Quelle est la place
de la fonction risk
management dans
le pilotage du risque
géopolitique au sein
de votre organisation ?
29 %
La fonction risk
management
pilote (ou co-
pilote) le risque
géopolitique de
mon organisation
25 %
La fonction risk
management
n’est pas
impliquée dans
la démarche de
gestion du risque
géopolitique de
mon organisation
46 %
La fonction risk
management est
impliquée/consultée
dans la démarche
de gestion du risque
géopolitique de mon
organisation mais ne
la pilote pas
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
119
Question n°8
Quelle fonction pilote
principalement le risque
géopolitique dans votre
organisation ?
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
119
Dans 75% des cas, les risk managers sont partie prenante active : soit en co-
pilotant directement (29 %), soit en étant consultés et/ou impliqués dans la
démarche (46%). Toutefois, ils ne sont pilotes du risque géopolitique que dans
22 % des cas, bien qu’ils impulsent souvent son suivi.
Concernant le pilotage, aucun modèle standard ne se dégage : il peut aussi
être assuré par la fonction Stratégie/CEO office (29%) ou même réparti entre
différentes équipes (18%). Ce morcellement peut s’expliquer par des organisations
ou des cultures d’entreprise spécifiques et illustre l’aspect multidimensionnel du
risque géopolitique.
Secrétariat Général / Juridique /
Conformité (si la fonction risk
management n’y est pas rattachée)
Direction Financière /
Fusions-acquisitions
Stratégie / CEO Office
Communication / Affaires publiques
Direction Affaires Internationales /
Intelligence économique
HSE / Sécurité / Sûreté
Achats
Pilotage réparti entre différentes
fonctions sans leadership clairement
défini
Suivi du risque géopolitique
externalisé
Risque géopolitique non suivi /
piloté dans l’organisation
Autre
Risk management
22 %
10 %
1 %
29 %
1 %
2%
6 %
1 %
18 %
0 %
8%
3 %
15 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources 06 Vision à un an02 Gouvernance
Les résultats montrent que le risque géopolitique est aujourd’hui bien inscrit à
l’agenda des instances dirigeantes : 92% des répondants déclarent que le risque
géopolitique fait l’objet de discussions dans leurs organes de gouvernance.
92%
des répondants
déclarent que le risque
géopolitique fait
l’objet de discussions
dans leurs organes de
gouvernance.
Question n°9
Le risque géopolitique fait-il
l’objet de discussions
dans les organes
de gouvernance (comité
exécutif, comité d’audit/
risques…) ?
N
O
M
B
R
E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
119
Oui, au moins
1 fois par an
Oui, au moins
2 fois par an
Oui, au moins
1 fois par
trimestre
8 % 8 %
26 %
27 %
32 %
Oui,
ponctuellement /
sur demande
Non
03
Dispositifs
de gestion
du risque
géopolitique
16 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
17 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Le suivi du risque géopolitique est avant tout déclenché
par le contexte géopolitique mondial, cité par 79 % des
répondants, ce qui montre la prépondérance des facteurs
externes. Les exercices de cartographie, mentionnés
par 53 % des répondants, sont cités parmi les pratiques
contribuant à sa prise en compte. Viennent ensuite les
événements géopolitiques ayant impacté directement
Le suivi du risque géopolitique repose principalement sur
une approche centralisée, citée par plus de la moitié des
répondants. Une proportion significative d’organisations
(34 %) indique avoir mis en place une approche combinée,
associant directives centrales et contributions issues du
57 %
Approche
essentiellement
centralisée
(directives,
alertes et
livrables viennent
du siège)
9 %
Approche
essentiellement
décentralisée
(rôle moteur
des pays/BU/
opérations,
siège faiblement
impliqué)
34 %
Combinaison
d’approches
centralisées et
décentralisées
Identification
du sujet
lors des
exercices de
cartographie
Contexte
géopolitique
mondial
Mention
du risque
géopolitique
dans des études
de référence
(WEF, AXA...)
Evènement
à caractère
géopolitique
ayant
frappé votre
organisation
Evènement
à caractère
géopolitique
ayant frappé
votre chaîne
de valeur
19 %
37 %
79 %
53 %
36 %
Question n°10
Quels ont été
les éléments
déclencheurs du suivi
du risque géopolitique ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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E DE RÉP
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S119
Question n°11
Quelle approche
organisationnelle avez-
vous adopté pour le suivi
du risque géopolitique ?
N
O
M
B
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E DE RÉP
O
N
D
A
N
T
S
119
l’organisation (36 %) ou sa chaîne de valeur (37 %). La mise
en place d’une démarche de suivi du risque géopolitique
résulte finalement de l’articulation entre facteurs
exogènes et endogènes, associant environnement
international, dispositifs internes d’identification des
risques et expériences opérationnelles.
terrain, pouvant suggérer l’existence de dispositifs visant
à faire remonter des « signaux faibles » difficilement
identifiables par les fonctions du siège. En revanche,
une approche entièrement décentralisée reste marginale
(moins de 10 % des répondants).
18 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°12
Le risque géopolitique
figure-t-il dans l’univers
des risques de votre
organisation ?
84 %
OUI
16 %
NON
57 %
Oui, il s’agit
d’un risque
majeur et/ou
d’un facteur
déclencheur
ou aggravant
entrainant ou
exacerbant la
survenance
d’autres
risques
25 %
Oui, mais
il n’est pas
considéré
comme un
risque majeur
10 %
Non, ce
n’est pas
considéré
comme
un risque
important
pour mon
organisation
8 %
Non, mon
organisation
n’est pas assez
mature pour
appréhender
correctement
le risque
géopolitique
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M
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E DE RÉP
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S
106
Question n°13
Le risque géopolitique
figure-t-il dans la
cartographie des risques
de votre organisation ?
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E DE RÉP
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T
S
106
Les résultats montrent que le risque géopolitique est désormais pleinement
intégré dans les démarches de gestion des risques : 82 % des répondants
déclarent qu’il figure dans la cartographie des risques de leur organisation. Plus
de la moitié des répondants (57 %) le considèrent comme un facteur déclencheur
ou aggravant, susceptible d’exacerber d’autres risques.
Les entreprises qui ne l’intègrent pas dans leur cartographie expliquent cette
absence par le fait qu’il ne soit pas considéré comme un risque majeur par leur
organisation (10 %), ou par des difficultés à l’appréhender correctement (8 %).
Parmi ces dernières, on retrouve surtout des ETI et des grandes entreprises,
issues de secteurs variés et implantées dans des zones géographiques diverses,
au-delà du seul périmètre français. Ainsi, même certaines organisations de taille
significative et exposées à l’international n’identifient pas le risque géopolitique
comme un risque majeur.
19 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
70 % des répondants déclarent évaluer le risque géopolitique à travers une
approche holistique et multidimensionnelle. Ces résultats confirment que les
entreprises ont pris conscience du caractère transverse du risque géopolitique.
Cette approche globale traduit une volonté d’intégrer simultanément plusieurs
facteurs afin de mieux comprendre l’ensemble des interdépendances et leurs
répercussions possibles sur l’activité.
Question n°14
Sous quel prisme
votre organisation
évalue-t-elle le risque
géopolitique ?
0 %
Approche
centrée
dimension
ESG
70 %
Approche
holistique,
multidimen-
sionnelle
3 %
Approche
centrée
sécurité /
sûreté
13 %
Approche
centrée
supply
chain
5 %
Approche
centrée
cybersécurité
10 %
Approche
centrée
finance
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Santiago BOSIO
Responsable gestion
des risques et prospective,
Groupe ADP
Parole de
professionnel Le risque géopolitique est un enjeu aux multiples
facettes, suivi par différentes fonctions au sein des
organisations, mais souvent sans réelle vision d’ensemble.
Pour renforcer cette lecture globale et alimenter la réflexion
stratégique, une approche par scénarios, à court, moyen et
long termes, pilotée par le risk manager, permet
d’anticiper les effets induits d’un événement géopolitique
(tensions locales, bouleversements politiques, ruptures
d’approvisionnement…) et d’en évaluer les impacts financiers
associés (renforcement des mesures de sécurité, pertes de
chiffre d’affaires, diversification du portfolio, etc.). »
20 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°15
Quels types de livrables/
dispositifs existent
au sein de votre
organisation concernant
le risque géopolitique
(hormis la cartographie) ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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S106
Question n°16
Votre organisation
a-t-elle mis en place
des dispositifs
de veille sur des sujets
géopolitiques ?
Si oui, sur quelles
thématiques ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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S106
Etudes, rapports,
notes (y compris veille
médiatique et/ou
sécuritaire)
69 %
Organisation d’ateliers
de brainstorming,
prospectifs ou
d’études de cas
29 %
Formations internes 10 %
Autre(s) 4 %
Aucun des éléments
ci-dessus
23 %
2 %
Autre(s) Economie /
Finance
(y compris
commerce
international,
taux de change,
matières
premières)
51 %
Intelligence
économique
30 %
Sécurité /
sûreté /
conflits
53 %
Veille
fournisseurs
/ parties
prenantes
45 %
Afin de mesurer et analyser le risque géopolitique impactant leur organisation,
près de 70 % des répondants déclarent s’appuyer sur des études, des rapports et
des notes de veille. Près de 40 % ont mis en place des dispositifs supplémentaires,
de type ateliers participatifs ou formations internes. À noter qu’une proportion
significative des répondants (24 répondants, soit 23 % du panel, dont dix grandes
entreprises) n’a déployé aucun dispositif particulier.
Lorsque des dispositifs de veille sont mis en place par les organisations, les
sujets traités sont généralement variés et concernent principalement les aspects
sécurité/sûreté (53 %) et économiques et financiers (51 %).
Aucun
dispositif
de veille
géopolitique
19 %
21 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Ici, 43 % des répondants déclarent ne pas analyser l’impact des risques
géopolitiques sur la chaîne de valeur de leur entreprise, ou n’ont pas connaissance
du fait que cette analyse est effectuée. Pour les entreprises où l’analyse est
menée, elle se concentre principalement sur les tiers de rang 1 (autrement
dit, les partenaires ou fournisseurs avec lesquels l’organisation entretient une
relation directe). Très peu de répondants vont au-delà de leur rang 1, traduisant
la difficulté pour les entreprises à obtenir des informations sur leurs chaines de
valeur élargies.
Il est à noter que, sur les 20 répondants adoptant une double approche (zone
géographique et niveau de tiers), 15 concentrent leur analyse sur les tiers de
rang 1, tandis que 5 l’étendent aux rangs 2 et supérieurs.
Question n°17
Votre entreprise
analyse-t-elle
l’impact des risques
géopolitiques sur
sa chaîne de valeur ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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S106
Je ne sais pas
12 %
Oui, au niveau
des tiers de
rang 1
25 %
Oui, au-delà
des tiers de
rang 1
7 %
Oui, par zone
géographique
ou pays à
risque
40 %
Non, ce type
d’analyse n’est
pas encore
mis en place
31 %
Thomas OSMONT
Responsable continuité
des activités fournisseurs,
THALES
Parole de
professionnel Dans un monde de plus en plus incertain, la gestion
des risques de la chaîne d’approvisionnement
s’impose comme un enjeu stratégique pour les entreprises
afin de garantir la continuité de leurs opérations.
Pour faire face aux multiples crises, et augmenter leur
résilience, les entreprises doivent avoir la connaissance la
plus complète possible de leur chaine d’approvisionnement
étendue afin d’appréhender pleinement la complexité de
leurs écosystèmes. »
22 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Parmi les organisations ayant déployé des stratégies de réduction des risques
géopolitiques liés à leur chaîne de valeur, les réponses mettent en évidence une
grande diversité d’approches. La diversification des fournisseurs ou des pays
d’approvisionnement demeure la pratique la plus répandue (52 %), de même
que l’élaboration de plans de continuité d’activité (40 %) ainsi que l’intégration
de clauses contractuelles spécifiques (39 %). À noter que 25 répondants (24 %)
n’ont pas mis en place de dispositifs particuliers, parmi lesquels 16 ont des
implantations à l’international sur tous les continents.
Question n°18
Quelles stratégies
votre entreprise a-t-elle
mises en place pour
réduire les risques
géopolitiques liés
à la chaîne de valeur ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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S106
Aucune stratégie
spécifique mise en place
à ce jour
Autre(s)
Diversification des
fournisseurs ou pays
d’approvisionnement
52 %
Constitution de stocks
stratégiques
29 %
Relocalisation partielle
ou totale de certaines
activités
20 %
Intégration de clauses
contractuelles spécifiques
(force majeure, résilience...)
39 %
Revue du modèle d’affaires
(nouvelles catégories
de produits, zones
géographiques, canaux de
distribution...)
22 %
Renforcement de la veille
géopolitique
38 %
Mise en place de plans de
continuité ou d’urgence
40 %
24 %
1 %
04 Assurances
23 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
24 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Pour faire face aux conséquences des risques géopolitiques, les répondants ont
principalement souscrit des polices d’assurance « Kidnapping & rançons » (43 %) et
« Violences politiques et terrorisme » (34 %).
Cependant, 32 % des répondants n’ont pas souscrit de polices d’assurances
couvrant les conséquences des risques géopolitiques. On peut supposer que
ces organisations se sont concentrées sur leurs mécanismes de prévention (plan
de continuité d’activité, dispositif de gestion de crises, processus de remontée
d’incidents…), que l’offre d’assurance actuellement disponible ne répond pas à leurs
besoins ou que leur niveau de risque résiduel est considéré comme acceptable.
Question n°19
Quelles polices
d’assurance couvrant
les conséquences des
risques géopolitiques
avez-vous souscrites ?
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100%
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Risque non couvert
Violences politiques
et terrorisme
Kidnapping &
rançons
Confiscation /
Expropriation /
Nationalisation
Attaque armée
Single risk
DDPE
5
(avec rachat
d’exclusion violence
politique)
Autre(s)
32 %
34 %
43 %
10 %
6 %
4 %
16 %
14 %
5
DDPE : Dommages Directs et Pertes d'Exploitation
25 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°20
Quels sont aujourd’hui,
selon vous,
les potentiels freins
à la souscription
de polices d’assurance
couvrant
les conséquences
des risques
géopolitiques ?
La moitié des répondants (50 %) n’a pas connaissance ou n’ont pas identifié de
freins à la souscription de polices d’assurance couvrant les conséquences des
risques géopolitiques.
Pour l’autre moitié, le principal obstacle mentionné est l’inadéquation entre
les offres proposées par les assureurs et les besoins concrets des entreprises,
notamment en raison des exclusions ou des limites de capacité (31 % des
réponses). Le coût des primes (24 % des réponses), obstacle de nature financière,
reflète notamment le contexte budgétaire contraint dans lequel évoluent de
nombreuses entreprises.
Dans un contexte géopolitique complexe, un certain décalage persiste donc
entre, d’une part, l’offre assurantielle en matière de risques politiques et, d’autre
part, les attentes et contraintes budgétaires des entreprises.
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100 %
Cette question a été posée
à l’ensemble des répondants
et pas uniquement aux
répondants « non assurés »
de la question précédente.
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33 %
Je ne sais pas /
Non concerné
24 %
Coût des primes
trop élevé
17 %
Pas de freins
particuliers
31 %
Décalage entre les
offres et vos besoins
(exclusion, conditions,
capacité, franchises...)
23 %
Refus des assureurs
de couvrir certaines
zones géographiques
7 %
Autre(s)
26 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Estelle JOSSO
Directrice prévention
et assurances,
HERMÈS international
Parole de
professionnelle
La multiplicité des risques géopolitiques auxquels
les entreprises sont confrontées rend complexe
l’adaptation des couvertures d’assurance.
Les polices pouvant être impactées par les risques liés
au contexte géopolitique sont nombreuses et parfois
méconnues.
S’il n’existe pas d’assurance “
risque géopolitique ” à
proprement parler, la couverture passe par une combinaison
de polices spécifiques (violences politiques, terrorisme,
K&R, ou encore transport etc). Cela rend l’approche plus
complexe et suppose de bien connaître les produits
existants pour identifier les leviers assurantiels les plus
adaptés.
Les couvertures existantes répondent à certains besoins,
mais laissent encore en marge une large part des expositions
réelles : perturbations d’approvisionnement, sanctions
économiques, ou restrictions réglementaires.
En pratique, les offres restent souvent standardisées
et les exclusions nombreuses, ce qui peut freiner leur
appropriation. Par ailleurs, dans un contexte budgétaire
parfois contraint, il est difficile de justifier la souscription de
polices dont la pertinence n’est pas toujours immédiate.
Pour autant, les entreprises sont de plus en plus attentives à
ces sujets et les assureurs montrent une volonté d’adapter
leurs produits. Il existe aujourd’hui un véritable espace de
dialogue pour faire évoluer l’offre, afin qu’elle soit mieux
alignée avec les réalités opérationnelles et les besoins de
prévention des entreprises. »
27 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
42 % des répondants n’ont constaté aucune évolution récente de leurs
programmes d’assurance visant à intégrer les conséquences des risques
géopolitiques sur les douze derniers mois, tandis qu’environ 9 % déclarent avoir
procédé à une extension de leurs garanties ou engagé des négociations en ce
sens.
Question n°21
Avez-vous revu ou
adapté vos programmes
d’assurance couvrant
les conséquences des
risques géopolitiques
sur les 12 derniers mois ?
36 %
Je ne sais pas /
Non concerné
9 %
Oui,
souscriptions
à de nouvelles
couvertures
ou rachat
d’exclusions
15 %
Non, mais des
démarches de
souscription sont
en cours
42 %
Non, aucune
adaptation
récente
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05 Ressources
28 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
29 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°23
Suivez-vous ou avez-vous suivi au cours
des 12 derniers mois une formation en lien
avec la géopolitique (environnement économique,
relations internationales, risque pays…) ?
Question n°22
Quel budget estimatif consacrez-vous annuellement
au suivi du risque géopolitique (hors salaire des
collaborateurs impliqués) ?
L’examen conjoint des réponses suivantes met en évidence les ressources
limitées dédiées au suivi du risque géopolitique au sein des entreprises, qui
repose aujourd’hui principalement sur des sources ouvertes et gratuites.
Les investissements en termes d’outils, de formation et de ressources
humaines spécifiquement consacrés au sujet demeurent restreints.
L’aspect budgétaire révèle que près de
la moitié des répondants ne dispose
d’aucun budget spécifique, tandis
qu’un quart déclare ne pas savoir quel
montant y est consacré (suggérant
que des moyens potentiels peuvent
exister, mais sont dispersés ou gérés au
sein d’autres équipes). Seuls 26 % des
répondants ont un budget dédié, parmi
lesquels 6% seulement bénéficient d’un
budget plus significatif (> 50 K€ par an).
À cela s’ajoute un déficit en matière
de formation continue : seuls 5 % des
répondants ont déclaré avoir suivi
une formation courte dédiée au cours
des douze derniers mois et aucun n’a
suivi de formation longue. Par ailleurs,
39% estiment ne pas avoir de besoins
spécifiques en la matière. À noter que
plus de la moitié des répondants n’ont
pas identifié de formation pertinente sur
le sujet.
51 %
Non, pas de
formation pertinente
identifiée sur le sujet
39 %
Non, pas de besoin
spécifique
5 %
Oui, formation
courte (1-2 semaines
max)
5 %
Autre
0 %
Oui, formation
longue
6 %
> 50 KEUR
48 %
Pas de budget
spécifique
26 %
Je ne sais pas
11 %
20-50 KEUR
9 %
< 20 KEUR
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30 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°24
Disposez-vous de ressources dédiées au suivi
du risque géopolitique ?
Les ressources humaines allouées
témoignent de la même tendance :
plus d’une organisation sur deux ne
dispose pas de ressources dédiées.
Lorsqu’elles existent, elles sont le plus
souvent intégrées dans des directions
aux attributions plus larges. Le recours
à des prestataires externes demeure
marginal et l’existence d’équipes ou de
responsables exclusivement consacrés
à la géopolitique relève de l’exception.
Question n°25
Quelles types de sources / outils sont utilisées au sein
de votre organisation pour le suivi du risque
géopolitique ?
S’agissant des outils, la très grande
majorité des entreprises privilégie
des sources gratuites, qu’elles soient
accessibles en ligne ou communiquées
par des tiers (courtiers, assureurs…).
Par ailleurs, les solutions fondées sur
l’intelligence artificielle (IA) appliquées
à l’analyse géopolitique sont citées
pour environ 29 % des répondants,
témoignant de l’apport des dernières
avancées technologiques et attestant
d’une recherche à coûts maîtrisés.
À terme, l’IA pourrait constituer une
véritable valeur ajoutée pour la prise en
charge et l’étude du risque géopolitique,
en facilitant la collecte, l’analyse, et la
synthèse d’informations de plus en plus
nombreuses et dispersées.
25 %
Ressources internes
dédiées à la
géopolitique au sein
d’un département ou
d’une équipe couvrant
différents sujets
7 %
Département
ou équipe interne
dédiée au suivi
de la géopolitique
2 %
Responsable du Risque
Géopolitique / Chief
Geopolitical Officer
18 %
Recours à des
prestataires externes
4 %
Autre(s)
57 %
Non
29 %
Outils IA (grand public
ou spécifique)
55 %
Documents
communiqués
par des assureurs,
courtiers, consultants,
etc.
5 %
Autre(s)
79 %
« Open source »
(information accessible
gratuitement)
47 %
Abonnements à des
bases de données
(macroéconomiques,
risques politiques)
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100
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100 %
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S100
Plusieurs réponses possibles
Total supérieur à 100 %
06
Vision
à un an
31 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
32 Amrae Baromètre du risque géopolitique en entreprise
01 Profil des répondants 03 Dispositifs de gestion04 Assurances05 Ressources06 Vision à un an02 Gouvernance
Question n°26
Quel est l’évènement
géopolitique que vous
redoutez le plus pour les
12 prochains mois ?
Conflit Chine-Taïwan
Incertitudes USA / Trump
et impact sur les tensions
commerciales
Autre
Perturbations des
infrastructures informatiques
(crash, cyberattaque…)
Extension du conflit russo-
ukrainien
Perturbations des chaines
d’approvisionement
mondiales
Impact et/ou extension
des conflits au Proche et
Moyen-Orient
Ne se prononce pas
Conflit mondial
Rivalité exacerbée
Chine-USA
Emeutes / violences /
tensions sociales extrêmes
21 %
13 %
12 %
8 %
8 %
8 %
7 %
7 %
6 %
6 %
4 %
Les réponses révèlent une perception d’un environnement international sous
tension, dominé par la crainte d’une intensification des crises en cours et d’une
fragmentation accrue des équilibres mondiaux.
Les répondants redoutent principalement un conflit entre la Chine et Taïwan,
l’impact de la politique américaine sur le commerce international, ainsi
qu’une possible extension du conflit russo-ukrainien en Europe. Les craintes
de cyberattaques majeures et de ruptures des chaînes d’approvisionnement
traduisent une vigilance accrue face à la dimension technologique et
économique des rivalités géopolitiques. Enfin, des conflits au Proche et Moyen-
Orient sont perçus comme un facteur aggravant d’un climat global d’incertitude
stratégique. À noter que beaucoup de ces risques sont interdépendants et que
la survenance de l’un d’entre eux en impacterait d’autres.
Certains répondants
ont fourni des éléments
distincts. Classification
réalisée à partir des
réponses libres des
participants.
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À PROPOS DE L’AMRAE
Ancrer la gestion des risques
au cœur de la performance
et de la résilience des
organisations
L’Amrae (Association pour le Management des
Risques et des Assurances de l’Entreprise),
regroupe les principaux acteurs de la gestion
des risques (gestion des risques, contrôle interne
et audit, assurance et juridique). À travers ses
comités scientifiques, ses publications, ses prises
de position et son congrès, elle œuvre pour
l’excellence en matière de risk management, qui
contribue à sécuriser la stratégie des entreprises
et à organiser leur résilience. L’Amrae regroupe
environ 2000 membres issus de 850 organisations
privées et publiques.
Une gestion des risques éclairée et inscrite
dans la durée constitue le socle de la résilience
des entreprises. Elle vise à absorber les chocs,
à assumer leur responsabilité et à saisir les
opportunités, tout en déployant une croissance
durable et responsable. Ses bénéfices irriguent les
entreprises, leur écosystème et l’ensemble du tissu
économique.
L’Amrae a comme missions fondamentales :
CULTURE DU RISQUE
• Promouvoir une culture de gestion des risques
au sein de l’entreprise et de son écosystème ;
• Contribuer à l’évolution du marché de
l’assurance des entreprises par une influence
constructive.
EXPERTISE
• Développer et maintenir l’expertise des risk
managers au meilleur niveau ;
• Offrir un espace privilégié de partage des
meilleures pratiques entre professionnels du risk
management ;
• Mettre à disposition des formations de
référence dédiées aux métiers du risque.
FORMATION & CONGRÈS
Avec Amrae Formation, l’Association répond aux
besoins de formation professionnelle en proposant
des formations certifiantes de haut niveau.
Les Rencontres du risk management Amrae est le
congrès de référence des métiers du risque et de
l’assurance (plus de 3 800 participants en 2025).
Ces trois jours sont le rendez-vous incontournable
pour tous les acteurs de la gestion et du financement
des risques.
Pour en savoir plus
www.amrae.fr
Copyright Amrae 2025 - Toute reproduction, totale ou partielle, est formellement interdite
Création : Agence La nageuse - Crédits photo : Shutterstock/Istock/AdobeStock/Unsplash/Freepik
Baromètre du risque géopolitique en entreprise 2025
Baromètre du risque géopolitique en entreprise 2025
Ce Premier Baromètre du risque géopolitique en entreprise – Édition 2025 propose une analyse inédite de la manière dont les organisations françaises perçoivent, anticipent et gèrent les risques géopolitiques dans un contexte international en mutation rapide.
Construit sur une enquête menée auprès des membres de l’Amrae, il offre un éclairage concret sur les pratiques, les outils mobilisés et les tendances anticipées pour l’année à venir.
1. Contexte et objectifs
Pourquoi mesurer le risque géopolitique ? Enjeux pour les entreprises et rôle du risk management.
2. Méthodologie
Population interrogée, structure du questionnaire, représentativité.
3. Profil des répondants
Typologie des organisations, secteurs, implantations géographiques.
4. Gouvernance du risque géopolitique
Pilotage interne, comités concernés, fréquence d’analyse.
5. Intégration dans les dispositifs de gestion des risques
Cartographie, veille, analyses d’impact, pratiques opérationnelles.
6. Assurance et couverture du risque géopolitique
Offres disponibles, limites, tendances et freins identifiés.
7. Ressources mobilisées par les organisations
Compétences, outils, budgets, formations et usages technologiques.
8. Perspectives à un an
Évolutions anticipées, risques majeurs redoutés, signaux faibles.
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