Le Baromètre
du Risk Manager
2017
Management des Risques
et des Assurances de l’Entreprise
en partenariat avec
5
e
édition
Le Baromètre
du Risk manager
2017
Ce Baromètre publié tous les deux ans, a pour vocation de mesurer les évolutions du
métier de Risk manager dans la durée, et d’apporter un éclairage sur sa fonction, afin
d’en constituer l’outil de benchmark de référence, tout en contribuant à la promotion
de la fonction.
Face aux nouveaux défis d’un environnement toujours plus complexe, le Risk manager
doit prendre un tournant et être acteur du changement : il doit appréhender et s’adapter
aux nouveaux défis de l’entreprise, les enjeux de conformité ou bien encore à la
transformation digitale et aux changements de business model qui en découle. Dans
ce contexte, le Risk manager doit développer son leadership et jouer pleinement son
rôle en accompagnant étroitement le management dans sa montée en maturité sur
ces sujets de gestion des risques : de la définition de la stratégie à son exécution. Les
relations avec les directions générales se renforcent d’année en année et ces dernières
sont à l'écoute de leur Risk manager. Il doit ainsi se positionner au sein de l'entreprise
comme un conseil stratégique. Cette nouvelle dimension du métier associée à une
reconnaissance qui ne cesse de croître en fait un métier passionnant.
Cette cinquième édition du Baromètre du Risk manager de l’AMRAE a été réalisée en
partenariat avec PwC que nous remercions pour son implication dans la réalisation de
cette enquête auprès d’un large panel de Risk managers exerçant en France.
Le Baromètre a été construit à partir de l’analyse des résultats d’un questionnaire en
ligne, renseigné par plus de 270 personnes entre janvier et avril 2017. Le panel de ce
Baromètre couvre l’ensemble des personnes exerçant les métiers de la gestion des risques,
qu’il s’agisse des « Top Managers » ou de leurs équipes. L’AMRAE tient à remercier l’en-
semble des répondants pour le temps et l’attention qu’ils ont accordés à cette enquête.
Dans la continuité des précédentes éditions, le Baromètre 2017 permet d’analyser le pro-
fil, les missions, la rémunération ainsi que les perspectives d’évolution. Il s’est enrichi
de focus spécifiques comme le rôle du Risk manager dans la gestion des risques liés à
la stratégie de l'entreprise, la communication en matière de risques ou la nature de ses
relations avec les autres fonctions.
Nous vous en souhaitons une très bonne lecture.
Brigitte Bouquot
Présidente de l’AMRAE
François Malan
Vice-Président
(Métier) de l’AMRAE
Bernard Gainnier
Président PwC France &
Afrique francophone
Éditorial
2 - Le Baromètre du Risk Manager
Le profil du Risk
manager
Les Risk managers ayant répondu à cette
enquête sont en majorité des hommes
(55%) et sont âgés d’au moins 46 ans (53%).
La féminisation du panel se poursuit en
2017 puisque les femmes représentent
désormais 45% des répondants (contre
41% en 2015 et 28% en 2013) .
En 2017, les trois principales formations
initiales des Risk managers sont les mêmes
qu’en 2013 et 2015, à savoir Droit (33%),
Commerce / Gestion / Economie (33%) et
Ingénieur / Scientifique (27%). Les profils
issus des formations Droit et Ingénieur /
Scientifique ont augmenté par rapport à
2015, où ils représentaient respectivement
24% et 22% du panel.
Comme les éditions précédentes, les
Risk managers interrogés exercent
principalement dans des entreprises de
type grand compte (62% en 2017 et 63%
en 2015) et dans les secteurs de l’industrie
et des services (44% des répondants) et de
l’assurance (17% des répondants).
Nous observons une nette diminution
de la proportion des Risk managers
gérant exclusivement les assurances
et la prévention (42% en 2013, 31%
en 2015 et 24% en 2017) au profit
principalement des Risk managers
exclusivement ERM (40% en 2017 contre
31% en 2015). Enfin, nous constatons une
certaine stabilité des profils gérant à la fois
les risques et les assurances (38% en 2015
et 36% en 2017).
Les missions du Risk
manager
Interrogés sur la base du Référentiel Métier
« Risk manager » de l'AMRAE, les répondants
ont indiqué réaliser principalement les
activités :
• de diffusion de la culture du risque (82%),
• d’appréciation du risque (79%),
• de maîtrise des risques (70%).
À noter qu’en plus de ces missions
spécifiques à la gestion des risques, 32%
des répondants ont indiqué être en charge
du Contrôle Interne et 18% de la Conformité.
Les Risk managers interviennent toujours sur
une large palette de risques et notamment
les risques :
• opérationnels (91%),
• de fraude (83%),
• de cyber sécurité (79%),
• environnementaux (79%).
À noter que cette année les risques cyber
sécurité font leur entrée dans le top 3, du
fait notamment que les Risk managers
sont de plus en plus impliqués face à
ces sujets d’actualité.
On constate également une hausse
de Risk managers intervenant sur le
risque de conformité (77% en 2017
contre 59% en 2015) et sur les risques
sûreté/sécurité (76% des répondants
contre 70% en 2015), ce qui peut
s’expliquer par le contexte actuel où la
pression réglementaire est de plus en
plus forte (Loi Sapin 2, RGPD, devoir de
vigilance, …) et les enjeux de sécurité/
sûreté de plus en plus présents.
Executive Summary
Le Baromètre du Risk Manager - 3
Par ailleurs, nous observons cette année
une diminution des Risk managers estimant
disposer d’un budget de fonctionnement
suffisant (58% contre 77% en 2015).
La rémunération du Risk
manager
La rémunération fixe brute annuelle d’un Risk
manager est stable par rapport à 2015. Elle est en
moyenne de 107 KEuros pour les « top managers »
contre 108 KEuros en 2015, et de 84 KEuros pour
les « non top managers », comme en 2015.
Les écarts de salaires hommes / femmes
persistent en 2017, bien qu’ils soient en baisse
par rapport à 2015. En effet, une différence
de salaire de 8% est observée en 2017 entre
les « top managers » hommes et femmes
(contre 15% en 2015).
Une différence de salaires est observée en faveur
des Risk managers exerçant en Ile-de-France par
rapport à ceux exerçant en Région avec un écart
de 23% pour les « non top managers » et de 20%
pour les « top managers », ce qui est inférieur à
la moyenne nationale qui est de l’ordre de 28%.
Les évolutions du Risk
manager
À titre professionnel, 79% des Risk managers
pensent que la diffusion de la culture des risques
est le premier axe de développement de la
fonction tandis qu’à titre personnel, 50% des
Risk managers souhaitent rester Risk managers
en évoluant au sein d’une autre entreprise.
Pour conclure, nous constatons une hausse
de la proportion des Risk managers qui ont
le sentiment que la reconnaissance de leur
fonction en interne est en augmentation. Ils
étaient 53% à exprimer ce sentiment en 2015,
ils sont à présent 63%.
New
En matière de gestion des risques liés à la
stratégie, 41% des répondants déclarent
identifier et analyser les risques des
différentes stratégies envisagées par
l’organisation.
Par ailleurs, 76% des Risk managers
interrogés déclarent communiquer sur
les risques à l’extérieur de leur entreprise.
Les moyens à disposition
du Risk manager
Les moyens du Risk manager sont représentés
dans cette étude par les différents leviers
d'action qu'ils ont à disposition.
Les Risk managers de cette enquête sont
principalement rattachés à la Direction
Générale (44%) ou à la Direction Financière
(31%) et ont un accès direct (63%) au
Directeur Général. À noter qu’en 2015, 36%
des Risk managers interrogés déclaraient être
rattachés à la Direction Générale.
Nous constatons que si seulement 45% des
Risk managers ont une relation étroite avec la
fonction Sécurité/Sûreté, ils sont 76% à intégrer
ces risques dans leur univers d’analyse.
Pour mener à bien ses missions, le Risk manager
gérant les assurances et la prévention dispose
d’une équipe composée de moins de 5 personnes
(70% contre 66% en 2015). Le Risk manager ayant
en charge la gestion globale des risques dispose
quant à lui d’une équipe constituée de moins de
3 personnes (60% contre 76% en 2015).
Nouveaux
sujets
4 - Le Baromètre du Risk Manager
Le Baromètre du Risk Manager - 5
Le panel de l’étude. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Le profil du Risk manager. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Différentes activités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
Profil sociologique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
Formation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
Modalités de recrutement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Expérience professionnelle en gestion des risques. . . . . . . . . .15
Employeur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Les missions du Risk manager. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Référentiel métier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Focus Assurance et Prévention (AP). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Autres fonctions du Risk manager. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Univers des risques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
Les moyens à disposition du Risk manager. . . . . . . . . . . 28
Équipes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Budget de fonctionnement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
Le Risk manager au sein de son organisation. . . . . . . . . . . . . .30
La rémunération du Risk manager. . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Rémunération fixe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
Rémunération variable. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
Facteurs conditionnant le niveau de rémunération. . . . . . . . . . .37
Les évolutions du Risk manager. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Perception de l’avenir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Perspectives d’évolution personnelle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Sommaire
6 - Le Baromètre du Risk Manager
La 5
e
édition de ce Baromètre a pour
vocation de mesurer les évolutions
dans la durée, du positionnement et
du rôle de la fonction de Risk manager .
Il participe à la visibilité de nos métiers et
constitue un véritable outil de benchmark
permettant de positionner le Risk manager
dans l’environnement actuel.
Ce Baromètre est le résultat d’une enquête
menée en France par l’AMRAE entre janvier
et avril 2017 à laquelle ont participé plus
de 270 Risk managers avec environ 200
réponses complètes (contre 188 en 2015).
Le Baromètre s’articule autour de 5 thèmes :
• le profil,
• les missions,
• les moyens à disposition du Risk manager,
• la rémunération,
• les évolutions de carrière.
Et s’enrichit de focus spécifiques :
• le Risk manager et la Stratégie,
• le Risk manager et la communication
en matière de risque,
• le Risk manager et la Sûreté/Sécurité.
La population interrogée regroupe des Risk
managers exerçant les fonctions de gestion
des risques et / ou d’assurance, dans des
entreprises de différentes tailles et de
différents secteurs, membres ou non de
l’AMRAE. Dans le prolongement de l’édition
précédente, le sondage a été ouvert aux
« top managers » et à leurs équipes.
Cette année le panel est constitué de
45% de femmes et 55% d’hommes
(59% en 2015), soulignant une nouvelle
augmentation de la population des Risk
managers femmes.
Enfin, nous observons de nouveau un
rajeunissement des répondants . Cela
peut s’expliquer notamment par la plus
grande proportion de « non top managers
» dans le panel (43% cette année contre
40% en 2015).
Le panel de l’étude
Définition d’un « top manager » :
personne physique qui occupe le rang
le plus élevé de la fonction gestion des
risques au sein de l'organisation.
Le Baromètre du Risk Manager - 7Le Baromètre du Risk Manager - 7
8 - Le Baromètre du Risk Manager
Différentes activités
L’analyse s’articule autour des 3 profils de Risk manager suivants :
• un profil ERM (Enterprise Risk management) : orienté vers la gestion des risques
de l’entreprise,
• un profil AP : orienté vers la gestion des assurances et la prévention des risques
assurables,
• un profil mixte AP/ERM : intervenant sur des problématiques d’assurance, de
prévention et de gestion des risques.
Répartition des Risk managers par profil
Depuis la 3
e
édition du Baromètre Risk managers en 2013, nous constatons :
• une augmentation des profils ERM notamment pour les « non tops managers »,
• une augmentation des profils AP/ERM « top managers »,
• une diminution des profils AP, à la fois « top manager » et « non top manager ».
Cette évolution confirme la polyvalence des Risk managers qui intègrent désormais de
plus en plus la gestion globale des risques.
Le profil du Risk
manager
En distinguant les profils « top managers » et « non top managers », nous remarquons
que :
• 47% des « top managers » ont un profil AP/ERM (45% en 2015),
• 50% des « non top managers » ont un profil ERM.
En 2015, les « non top managers » avaient un profil principalement AP (42%).
ERM
A P/E R M
AP
40%
36%
24%
Profil exclusivement ERM
Profil mixte AP/ERM
Profil exclusivement AP
ERM
A P/E R M
AP
31%
38%
31%
2015 2017
Le Baromètre du Risk Manager - 9
Profil sociologique
Age
La fonction de Risk manager continue à
être exercée par des profils expérimentés.
53% des Risk managers interrogés ont
plus de 45 ans (53% en 2015), avec
une proportion qui atteint 64% chez
les « top managers » (65% en 2015).
Nous notons une disparité entre
les profils ERM et les autres : un
rajeunissement de la population des
profils ERM et une plus grande maturité
pour les profils AP et AP/ERM.
Moins de
35 ans
De 35 à
45 ans
De 46 à
55 ans
Plus de
55 ans
AP
10%
33%
45%
12%
AP/ERM
20%
24%
35%
21%
ERM
22%
30%
30%
18%
Total
18%
29%
36%
17%
10 - Le Baromètre du Risk Manager
Sexe
Parmi les répondants à l’enquête, plus
d’un Risk manager sur deux est un
homme (55%) mais le nombre de
femmes Risk manager augmente
d’année en année (28% en 2013,
41% en 2015 et 45% en 2017) .
Moins de
35 ans
De 35 à
45 ans
De 46 à
55 ans
Plus de
55 ans
11%
13%
19%
12%
7%
15%
17%
6%
55% 45%
Total
Nous constatons une progression
de la proportion de femmes
« top manager » . En 2015,
elles représentaient 37% des
« top managers » alors qu’en 2017
elles représentent 42% des « top
managers ».
J’ai récemment été recrutée pour le poste de Risk
manager au sein de mon entreprise, suite au
départ en retraite de mon prédécesseur. Au-delà
d’exiger un profil qui correspondait aux attentes,
le management de mon entreprise affichait une
volonté claire de féminiser l’équipe de Direction
Finance et donc de privilégier le recrutement d’une
femme pour ce poste. La gouvernance de mon
organisation connaît actuellement un tournant
avec une attention particulière de développer les
meilleures pratiques et notamment en termes de
recrutement et de mixité.
C’est peut-être ce qui se passe également dans
les autres organisations. Jusqu’à il n’y a pas si
longtemps, la fonction Risk manager était exercée
par des hommes dans une large majorité.
Avec la vague récente de départs en retraite des
Risk managers, les organisations en profitent pour
les remplacer par des femmes et ainsi mettre en
œuvre cette volonté de placer des femmes à des
postes à haute responsabilité. Je pense que cela
pourrait être une explication à la féminisation du
panel de Risk manager observée dans cette édition.
Par ailleurs, nous constatons que la fonction de
Risk manager est une fonction qui se diversifie et
s’enrichit au travers la gestion de multiples sujets.
Les Risk managers femmes se révèlent être de très
bons profils de par leurs capacités à avoir une
vision large et transverse.
Témoignage
Risk manager d’un groupe français à dimension internationale dans le secteur de l’industrie
Le Baromètre du Risk Manager - 11
Implantation de l’organisation
La grande majorité des répondants
exercent au sein d’une organisation basée
en Ile de France, région où beaucoup de
holdings ou sièges sociaux sont implantés.
72,5%
22,8%
Régions
4,7%
International
Formation
Note : Il s’agit d’une question à choix
multiple
Formation initiale
Les principales formations initiales des
répondants à cette enquête restent
les mêmes cette année même si nous
constatons des évolutions en fonction
des différents profils.
À noter qu’en 2015 les trois principales
formations étaient les mêmes mais dans
des proportions différentes :
1. Commerce / Gestion / Economie pour
31% du panel,
2. Droit pour 24% du panel,
3. Ingénieur / Scientifique pour 22% du
panel.
Alors qu’en 2015, nous avions constaté une baisse importante
des Risk managers avec une formation initiale en Droit, cette
année, la tendance inverse s’observe. Le Droit devient même
la formation principale des AP/ERM et il passe de 3% en 2015
à 6% en 2017 pour les profils ERM. L’augmentation générale
des formations en Droit peut s’expliquer par l’augmentation
de la pression réglementaire ces dernières années.
AP AP/ERM ERM Total
Commerce
/ Gestion /
Économie
10% 20% 33%
Droit 12% 6% 15% 33%
Ingénieur /
Scientifique /
Médecine
10% 12% 5%
27%
Gestion des
Risques
(DESS,
Mas ter, etc .)
5% 5% 13%
Sciences
Politiques /
Langues
7%
Assurances
(Enass, etc.)
5% 11%
Autres
--Le Droit reste la première formation des
profils AP et devient la principale formation
d’origine des profils AP/ERM (de 8% en
2015 à 12% en 2017), suivie de près par les
formations Commerce / Gestion / Economie
ou Ingénieur / Scientifique.
--Les formations en Commerce / Économie
/ Gestion représentent toujours le premier
domaine de formation des profils ERM.
Focus : analyse par profils
2% 2%
3% 3% 1%
3% 3%
3%
3%
4%
12 - Le Baromètre du Risk Manager
La distinction par tranche d’âge permet
de mettre en avant la grande diversité
des domaines de formation d’origine
des Risk managers.
Dans la tranche des moins de 35
ans, les formations scientifiques
deviennent la principale formation
en passant de 6% en 2015 à 35%
en 2017. Par ailleurs, la proportion
importante de formation spécialisée en
Gestion des Risques (30%) constatée
en 2015 se confirme en 2017.
Au-delà de ces principales formations,
nous précisons que :
• 38% des moins de 35 ans ont suivi des
formations de type Assurances (16%),
Sciences Politiques (11%) ainsi que des
formations d’actuariat, comptabilité
et finance,
• 31% des 35 à 45 ans ont suivi également
des formations en Assurances (14%),
• 23% des 46 à 55 ans ont suivi d’autres
formations que les 3 principales
ci-dessus, dont Assurances (9%) et
Sciences Politiques (7%),
• 18% des plus de 55 ans ont suivi
d’autres formations dont Sciences
Politiques (6%) et Assurances (3%).
Moins de
35 ans
De 35 à
45 ans
De 46 à
55 ans
Plus de
55 ans
Gestion
des
risques
30%
Droit
34%
37%
14%
37%
Ingénieur/
Scientifique
27%
34%
34%
37%
23%
35%
21%
29%
Commerce
/ Gestion /
Économie
13%
6%
3%
Le Baromètre du Risk Manager - 13
Formation complémentaire
en Risk management
Risk management
Plus de la moitié (62%) des Risk
managers interrogés a suivi une
formation complémentaire en Risk
management.
Près de 70% des Risk managers de 35
à 55 ans et 50% de ceux de moins de
35 ans et de plus de 55 ans ont suivi
une formation complémentaire en Risk
management.
56% des répondants ont suivi ces
formations pour se perfectionner et
22% dans le cadre d’une prise de poste.
La formation ARM occupe désormais
la première place des formations
complémentaires en Risk management
(27% contre 17% en 2015), suivie de
près par les séminaires thématiques de
l’AMRAE (25% en 2017 et en 2015). Le
CEFAR connait quant à lui une légère
diminution (9% contre 13% en 2015).
De plus, 28% des Risk managers
déclarent avoir suivi d’autres formations
que celles proposées, telles que le CERA
(Certified Enterprise Risk Analyst).
AP ERM
Autres
ARM (Carm
Institute
- AMRAE
Formation)
Séminaires
thématiques
(AMRAE
Formation)
Séminaires
(IFACI)
IMR
Master du
type 3
e
cycle
en Gestion
des Risques
IGR (CNPP)
Séminaires
(Enass)
Total
CEFAR
(AMRAE
Formation)
5%
9%
6%
13%
5%
AP/ERM
10%
9%
6%
7%
9% 27%
28%
25%
21%
9%
15%
9%
5% 8%
0% 2%
2% 1%0%
2%
2%
2%
3%
3%
4%
2%
12%
3%
14 - Le Baromètre du Risk Manager
La participation à des formations en
finance a particulièrement augmenté
entre 2015 et 2017 en passant de 27%
à 38%.
Autres formations
complémentaires utiles à la
fonction de Risk manager
Parmi les répondants, 74% ont suivi une
formation complémentaire (contre 60%
en 2015).
83% des Risk managers ont suivi leurs
formations complémentaires en présentiel
et 21% par e-learning.
Modalités de
recrutement
Comme lors des éditions précédentes, les Risk
managers ont principalement été recrutés via
une mobilité interne (32% des répondants).
Les « top managers » sont recrutés à 37%
par les cabinets de recrutement et à 31% via
une mobilité interne tandis que les « non top
managers » sont recrutés principalement par
l’intermédiaire de leur réseau (34%) ou via
une mobilité interne (33%).
En revanche, nous constatons cette
année une forte augmentation
des recrutements via un cabinet
de recrutement/chasseur de tête
(31% des répondants contre 17%
en 2015).
32%
31%
25%
8%
3%1%
Mobilité interne
Création d'entrepriseSite de l'AMRAE
AP AP/ERM ERM Total
Développement
personnel
(prise de parole
en public, tech-
niques de négo-
c iat ion, e t c .)
9% 20% 12% 41%
Finance 7% 18% 13% 38%
Métier /
Gestion de
projet
7% 15% 15% 37%
Langues
étrangères 8% 15% 11% 34%
Juridique 11% 15%
--Les profils AP ont été principalement recrutés par un cabinet de recrutement
(47%).
--Les profils AP/ERM sont recrutés principalement par le réseau (29%) et la
mobilité interne (28%).
--Les profils ERM sont recrutés essentiellement via la mobilité interne (44%).
Focus : analyse par profils
1%
3%
Cabinet de
recrutement /
Chasseur de tête
Candidature
spontanée
Réseau /
Relations
Le Baromètre du Risk Manager - 15
Expérience
professionnelle en
gestion des risques
36% des Risk managers ayant participé à
l’enquête ont plus de 10 ans d’expérience
professionnelle en gestion des risques
(contre 39% en 2015 et 44% en
2013) et 33% d’entre eux ont entre
5 et 10 ans d’expérience.
Moins de
5 ans
De 5 et
10 ans
De 11 et
15 ans
Plus de
15 ans
12%
AP
35%
16%
37%
29%
AP/ERM
22%
18%
30%
44%
ERM
42%
9%
5%
Employeur
Taille de l’entreprise
86% des Risk managers interrogés travaillent dans
des entreprises de type grand compte ou de taille
intermédiaire (ETI), contre 91% en 2015.
Par rapport à 2015, nous constatons une
augmentation du nombre de Risk managers
au sein des PME / PMI. En effet, 9% des Risk
managers déclarent travailler dans une PME /
PMI contre 5% en 2015.
24%
9%
4%1%
Grand compte
(+1,5 millard €
+5 000 salariés)
ETI
(-1,5 millard €
-5 000 salariés)
PME - PMI
(-50 millions €
-250 salariés)
Association - ONGSecteur public
62%
--Les Risk managers AP disposent
d’une expérience professionnelle plus
importante : 53% des répondants AP
exercent leur fonction depuis plus de 10
ans (50% en 2015).
--Les Risk managers ERM disposent
d’une expérience professionnelle plus
récente, mais on constate une évolution
depuis 2015 : 44% ont moins de 5 ans
d’expérience en gestion des risques (52%
en 2015) et 42% ont entre 5 et 10 ans
d’expérience (30% en 2015).
--Les Risk managers AP/ERM disposent
d’une expérience importante : 49% des
répondants exercent leur fonction depuis
plus de 10 ans ce qui était déjà le cas
en 2015.
Focus : analyse par profils
Total
31%
33%
14%
22%
16 - Le Baromètre du Risk Manager
Secteurs d’activité
Comme en 2015, le secteur d’activité le plus représenté est celui
de l’Industrie, où 33% des Risk managers exercent leur activité.
Le secteur de l’Assurance / Réassurance / Mutuelle arrive en
deuxième position avec 17% des Risk managers, contre 8% en
2015. Cela peut s’expliquer par le poids réglementaire dans ce
secteur d’activité qui découle de Solvabilité 2. A l’inverse, en
2015, 19% des Risk managers exerçaient au sein du secteur
des Services alors que cette année cette proportion est passée
à 11%. Ces évolutions sont essentiellement liées au panel de
Risk managers ayant participé à l’enquête cette année.
Au global, les secteurs Industrie, Assurance / Réassurance /
Mutuelle et Services représentent 61% des répondants, ce qui
était le cas également en 2015.
Industrie 33%
Assurance
Réassurance
Mutuelle
17%
Services 11%
BTP
Immobilier
9%
Transpor t
Logistique
6%
Conseil 6%
Banque
Finance
5%
Distribution 4%
Biens de
consommation
Luxe
3%
High Tech
3%
Médias
Loisirs
3%
Le Baromètre du Risk Manager - 17
18 - Le Baromètre du Risk Manager
Référentiel métier
Les missions du
Risk manager
Le périmètre d’intervention du Risk manager inclut principalement les activités suivantes :
• diffusion de la culture du risque (82%),
• appréciation du risque (79%),
• maîtrise des risques (70%),
• pilotage et reporting des risques (70%).
La gestion des sinistres disparaît des principales missions. Cette évolution s’explique
par la forte diminution des profils AP dans le panel.
Les missions présentées ci-dessus sont tirées du Référentiel Métier Risk
manager de l'AMRAE, consultable à l'adresse suivante :
> http://www.amrae.fr/riskmanagerreferentielmetier
67%
79%
70%
82%
35%
31%
46%
37%
70%
Définition des missions et
de la structure du dispositif AP
et/ou ERM
Appréciation du risque
Maîtrise des risques
Diffusion de la culture
du risque
Financement des risques
Gestion des événements non
assurés / non assurables
Gestion des sinistres
Gestion de crise
Pilotage et reporting
des risques
2015 2017
Le Baromètre du Risk Manager - 19
Définition des missions et de la structure du dispositif
Les trois principales activités
de définition des missions et
de la structure du dispositif
sont les mêmes qu’en 2015.
Les Risk managers ERM et AP/
ERM sont plus particulièrement
impliqués dans :
• la construction de la
méthodologie et du référentiel
de management des risques
(61%),
• l’élaboration du cadre
organisationnel du
management des risques
(61%).
Appréciation du risque (identification, analyse, évaluation du risque)
Par rapport à 2015, une plus
grande proportion des Risk
managers interrogés déclare
prendre part aux différentes
activités d’appréciation du
risque.
Seule l’activité de définition
de l’appétence aux risques
de l’entreprise est exercée
par moins de la moitié des
répondants (48%).
Nous notons également que
moins de la moitié (47%) des
Risk managers AP exerce une
des activités d’appréciation du
risque listée dans le Référentiel
Métier Risk manager de
l'AMRAE.
Identifcation des activités, process (métier, support)40 %
Intégration des menaces et opportunités inhérentes à la stratégie41 %
Obtention d’une validation par les dirigeants et/ou les organes
de Gouvernance des missions et de la structure du dispositif, et
de l’attribution des moyens nécessaires à leur réalisation
44 %
Défnition des missions du dispositif de management
des risques dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie
46 %
Élaboration de la politique de management des risques prenant
en compte l’appétence et la tolérance aux risques des dirigeants
et/ou des organes de Gouvernance de l’organisation
47 %
Construction de la méthodologie et
du référentiel de management des risques
50 %
Élaboration du cadre organisationnel
du management des risques
51 %
48%
55%
59%
60%
61%
61%
62 %
Synthèse et consolidation des risques
majeurs de l’organisation
Anticipation des risques et de leur évolution
(en relation avec l’intelligence économique)
Conduite d’entretiens individuels avec
les dirigeants et managers
Défnition des outils utiles à l’appréciation du risque
(échelles, guide d’entretiens, registre et univers
des risques, langage commun, etc.)
Animation des ateliers d’identifcation, d’analyse
et d’évaluation (hiérarchisation) des risques
Élaboration des cartographies des risques
par entité/métier, ou par grand projet
Défnition de l'appétence aux risques de l'entreprise
20 - Le Baromètre du Risk Manager
--Les Risk managers AP sont impliqués dans les visites de zones à risques, l’identification et la construction des plans
d’action ainsi que dans la consolidation et le suivi de ces derniers.
--Les Risk managers ERM sont quant à eux particulièrement impliqués dans les activités de présentation et de validation
des risques majeurs ainsi que dans les activités de consolidation et de suivi des plans d’action.
Focus : analyse par profils
Maîtrise des risques (à un niveau acceptable en fonction des critères de risques retenus)
L’implication des Risk
managers a augmenté
dans toutes les activités de
maîtrise des risques (70%
contre 64% en 2015).
58%Présentation / Validation des risques majeurs
33%
Assistance dans les audits d’acquisition
et de cession
45%
Analyse et déploiement des plans d’action
de traitement des risques
57%Participation à la construction des plans d’action
51%
Identifcation de la panoplie de traitements
de risques
55%Consolidation et suivi des plans d’actions
32%Visite des zones à risques
Diffusion de la culture du risque
La diffusion de la culture du risque est l’activité
la plus réalisée par les Risk managers (82%
des répondants).
Si 91% des Risk managers AP/ERM ou ERM
sont impliqués dans la diffusion de la culture
du risque seuls 56% des profils AP le sont.
L’évolution de l’implication des Risk
managers dans la diffusion de la culture
du risque démontre l’importance croissante
de cette activité :
• le développement, l’animation et la
formation d’un réseau de correspondants
risques était effectué par 63% des Risk
managers en 2015 contre 69% en 2017,
• 60% des répondants en 2015 contre 69%
en 2017 participaient aux évènements
importants en interne.
69 %
Développement, animation,
formation d’un réseau de
correspondants risques
69%
Participation aux évènements
importants (séminaires,
comités, etc.)
58%
Rédaction de la
communication interne
sur la culture des risques
Le Baromètre du Risk Manager - 21
Financement des risques (cette analyse ne concerne que les répondants AP et AP/ERM)
Par rapport à 2015, nous constatons
une diminution générale des activités
de financement des risques par les Risk
managers AP et AP/ERM avec un écart
d’environ 10 points pour les trois premières
activités.
Nous remarquons également une forte
diminution de l’activité de création et
administration d’une captive (28% contre
49% en 2015). 28%
47%
48%
50%
50 %
Négociation des contrats
d’assurances
Création et administration
d’une captive
Gestion et déploiement
des couvertures d’assurances
Recensement des solutions
de fnancement des risques
Organisation des relations
avec les prestataires
(courtiers, assureurs)
Gestion des événements non assurés / non assurables
Comme en 2015, moins de la moitié des Risk
managers ayant participé à cette enquête ont
déclaré exercer une de ces activités.
21% 22%
24 %
Identifcation et prise en compte
des moyens et plans d’actions
Qualifcation de l’événement
Organisation des retours d’expériences
Gestion des sinistres (cette analyse ne concerne que les répondants AP et AP/ERM)
Conformément à la diminution des profils AP
au sein du panel, les activités de gestion des
sinistres sont en baisse par rapport à 2015 :
• 71% des Risk managers AP et AP/ERM
réalisent l’organisation de la gestion avec
les partenaires contre 79% en 2015,
• 69% assurent le suivi des sinistres contre
77% en 2015,
• 65% sont en charge de la qualification des
évènements contre 72% en 2015,
• 42% valident le retour à la normale des
activités contre 47% en 2015.
71 %
Organisation de la gestion
avec les partenaires (courtiers,
assureurs, experts, voire
réassureurs, etc.)
69%Suivi du sinistre
42%
Validation du retour à la normale
des activités
65%
Qualifcation des événements
pour déterminer les assurances
susceptibles de les couvrir et
les éventuelles responsabilités
22 - Le Baromètre du Risk Manager
Les tendances observées en 2015 se confirment en 2017 :
--les Risk managers AP/ERM sont majoritairement impliqués dans la gestion de crise (52% contre 56% en 2015),
--moins de la moitié des Risk managers ERM déclare être impliquée dans la gestion de crise (39% contre 35% en 2015),
--les Risk managers AP déclarent peu participer aux activités de gestion de crise (13% contre 12% en 2015).
Focus : analyse par profils
59%
Reporting aux parties prenantes
du dispositif
11%Interview dans les médias
39%
Organisation des relations avec
l'audit interne
58%
Maintenance et amélioration
continues du dispositif de
management des risques
43%
Animation du (ou des) comité(s)
des risques
56%
Participation à la rédaction des documents
institutionnels (rapport annuel, document
de référence, reporting intégré, ...)
Gestion de crise
Près de 30% des Risk managers déclarent
prendre part aux différentes activités de
gestion de crise.
La position de leader de la cellule de crise
n’est occupée que par 8% des répondants.
Les autres activités sont exercées par
environ 25% des répondants.
27%
Gestion de la continuité
d'activité (PCA)
8%Leader de la cellule de crise
23%Membre de la cellule de crise
25%
Maintenance et amélioration continue
du dispositif de gestion de crise
Contribution à la défnition, la mise en
place et la communication relatives à
l'organisation et aux outils de prévention
et de gestion de crise
26%
Pilotage et Reporting
Nous observons en 2017 une nette
augmentation de la participation des
répondants à l’activité de reporting aux
parties prenantes du dispositif (59% contre
55% en 2015).
Comme en 2015, les activités de pilotage
et reporting des risques sont peu gérées
par les Risk managers AP (24%) alors que
86% des Risk managers ERM et AP/ERM
sont impliqués dans ces activités.
Le Baromètre du Risk Manager - 23
New
Le Baromètre du Risk Manager - 23
Focus sur le Risk manager et la communication en matière
de risque
En matière de communication
interne, les Risk managers sont
fortement impliqués et jouent
un rôle important au travers
de différentes activités.
En premier lieu, les Risk
managers ont un rôle essentiel
dans la diffusion de la culture
du risque au sein de leur
entreprise. Ils participent
pour 69% d’entre eux aux
événements importants
(séminaires, comités, etc.) et
pour 58% à la rédaction de la
communication interne sur la
culture du risque. La rédaction
de la communication interne
sur la culture du risque est une
activité surtout effectuée par
les profils ERM (69%) et AP/
ERM (66%) plutôt que par les
profils AP (31%).
Parmi les autres activités
relatives à la communication
interne, une large majorité
des répondants (59%) est
en charge du reporting aux
parties prenantes du dispositif.
Cette activité est davantage
effectuée par les profils ERM
(77%) et par les profils AP/
ERM (67%) que par les profils
AP (20%).
La majorité des Risk managers
(56%) participent à la rédaction
des documents institutionnels
tels que le rapport annuel, le
document de référence, etc.
De nouveau, cette activité est
majoritairement réalisée par
les profils ERM (77%) et AP/
ERM (66%) tandis que seuls
9% des profils AP la réalisent.
Par ailleurs, les Risk managers
sont 59% à déclarer intervenir
ponctuellement et 17% à
intervenir souvent à l’extérieur
de leur entreprise à l’occasion
de formation ou bien encore
de table ronde.
Enfin, notons que 18% des
« top managers » ont déjà
donné une interview dans les
médias.
En 2017, le N°7 de la Collection
Maîtrise des risques de l’AMRAE,
La Communication sur les
Risques, offre une vue exhaustive
du cadre dans lequel s’inscrit la
communication des organisations
sur les risques tout en ouvrant
des perspectives.
Un des piliers de la communication en matière
de risque est la diffusion de la culture du risque,
l’une des activités ERM dont j’ai la responsabilité
au sein de mon entreprise. La culture du risque
repose sur trois principes : la responsabilisation,
la prise de risque lors des décisions et une forme
d'analyse coût/efficacité du risque.
Sur cette base, la communication doit s'adapter
aux profils des collaborateurs. Le niveau de
sensibilisation nécessaire n'est pas le même pour
un propriétaire de risque, un manager ou un
collaborateur.
Pour mettre en œuvre la communication autour
de la culture du risque, le Risk manager peut
proposer plusieurs outils en fonction du niveau
de sensibilisation que l’on souhaite apporter. Il
peut également communiquer sur les retours
d’expérience, fournir des exemples concrets des
moyens de maîtrise mis en place et aborder
la manière avec laquelle l’organisation réagit
lorsqu’un risque s’est matérialisé. Dans cette
dimension, le Risk manager contribue à diffuser
une vision positive de la gestion des risques.
Témoignage
Risk manager d'un Groupe du CAC 40 du secteur des télécommunications
24 - Le Baromètre du Risk Manager
Les assurances
et la prévention des
risques
64% 20% 16%
La prévention
des risques
Les assurances
59%
14%
9%
7%2%
IARD
IARD /
personnes
Personnes
CréditIARD /
personnes / Crédit
9%
IARD /
Crédit
Focus Assurance et Prévention (AP)
Rôles
Comme en 2015, la majorité des Risk
managers AP (64% contre 68% en 2015)
sont responsables à la fois des assurances
et de la prévention des risques.
Nous constatons une augmentation au
sein du panel des Risk managers gérant
uniquement la prévention des risques (20%
contre 13% en 2015).
Familles d’assurances
Le nombre de Risk managers AP gérant
uniquement les assurances IARD (Incendie,
Accidents et Risques Divers) est en baisse,
59% en 2017 contre 79% en 2015. C’est
également le cas de la proportion des Risk
managers gérant les assurances IARD et
assurances de personnes, passant de 18%
en 2015 à 14% en 2017.
À l’inverse, la proportion de Risk managers
gérant uniquement les assurances de
personnes a quant à elle augmenté par
rapport à 2015 en passant de 3% à 9%
cette année.
À noter que cette année la famille
assurance-crédit a été proposée et que
18% des répondants ont indiqué gérer ces
assurances.
Le Baromètre du Risk Manager - 25
--77% des profils AP/ERM ont une autre fonction. 26% déclarent
également exercer la fonction contrôle interne, 22% déclarent exercer
la fonction conformité et 19% exercent la fonction sécurité/sûreté.
--74% des profils ERM exercent au moins une autre fonction. 56% d’entre
eux déclarent exercer également la fonction contrôle interne, presque
25% exercent la fonction conformité et 19% la fonction audit interne.
--La majorité (66%) des répondants AP déclarent ne pas avoir d’autres
fonctions. Lorsque c’est le cas, il s’agit principalement de la fonction
juridique (28% contre 17% en 2015).
Focus : analyse par profils
Autres fonctions du Risk manager
Note : Il s’agit d’une question à choix multiple
Le nombre de Risk managers exerçant au moins une autre
fonction est en augmentation : 62% des Risk managers ayant
répondu au sondage déclarent exercer d’autres fonctions que
celles liées à la gestion des assurances et/ou des risques,
contre 56% en 2015.
En 2017, le contrôle interne est de nouveau la fonction la plus
exercée par les Risk managers (32%).
38 %Aucune
12%Audit interne
32%Contrôle interne
12%Juridique
18%Conformité
10%Autres
5%SI
9%Finance
8%Sécurité / Sûreté
8%Qualité
5%RSE
La conformité est une
thématique qui prend de plus
en plus d’importance dans les
organisations. L’augmentation
des réglementations ces dernières
années a renforcé sa place et
elle est considérée aujourd’hui
comme une thématique majeure.
Historiquement le sujet est traité
par la fonction juridique mais
les Risk managers ont un vrai
rôle à jouer. Premièrement, ils
apportent un regard plus global à
la conformité et ne s’arrêtent pas
à la dimension juridique. Ils vont
faire le lien entre la conformité,
les différents processus de
l’entreprise et les enjeux au
niveau business. Deuxièmement,
à travers leur rôle transverse, les
Risk managers vont permettre
un passage plus aisé entre la
théorie et la mise en pratique
opérationnelle des différentes
réglementations. Enfin, cette
capacité de centralisation du
Risk manager est nécessaire
notamment parce que le respect de
la conformité touche l’ensemble de
l’organisation et ne doit pas être
traité uniquement au niveau des
Business Units. Le Risk Manager
apporte une réelle valeur ajoutée
en étant à la croisée des chemins
entre opérationnels, fonctions
supports et gouvernance.
Témoignage
Nous constatons également des différences selon la taille
de l’organisation. En effet, si 48% des Risk managers grand
compte ayant participé à cette enquête déclarent ne pas
exercer d’autres activités, cette proportion est à 20% chez les
Risk managers exerçant au sein des ETI et PME, démontrant
ainsi une plus grande polyvalence. Ces derniers exercent
alors principalement la fonction contrôle interne (47%) et/ou
conformité (30%).
Risk manager intégrant la Conformité dans son périmètre de responsabilité
26 - Le Baromètre du Risk Manager
Pour les Risk managers AP :
--Opérationnels (91%)
--Environnementaux (86%)
--Juridiques (73%)
Pour les Risk managers ERM :
--Conformité (95%)
--Fraude (94%)
--Image et opérationnels (92%)
Pour les Risk managers AP/ERM :
--Opérationnels (89%)
--Financiers (86%)
--Clients (84%)
Focus : analyse par profils
2015 2017
Univers des risques
Note : Il s’agit d’une question à choix multiple
Nous constatons une augmentation globale des risques
pris en compte par les Risk managers ayant participé à
cette enquête.
Il y a cette année une importante progression de la prise
en compte de la cybersécurité qui arrive en 3
e
position
alors qu’elle était en 6
e
position en 2015.
91%
Risques
opérationnels
80%
83%
Risques de fraude 75%
79%
Risques Cybersécurité
Risques
Environnementaux
67%
70%
Risques Financiers
Risques Juridiques
Risques Projet
78%
66%
66%
57%
Risques d'Image
Risques de Conformité
Risques Fournisseurs
66%
59%
67%
77%
Risques Achats
Risques Clients
Risques Sûreté / Sécurité
58%
63%
70%
76%
Risques RH
73%64%
Risques Numériques
71%54%
Risques Pays / Politiques 70%58%
Risques Stratégiques 69%58%
Risques Supply chain
66%59%59%
64%
Risques de Gouvernance 53%
Le Baromètre du Risk Manager - 27
28 - Le Baromètre du Risk Manager
Les « top managers » AP sont presque deux fois plus nombreux (15%) que les « top
managers » ERM (8%) à déclarer que leur effectif a diminué au cours des douze derniers
mois.
Les moyens à disposition
du Risk manager
Équipes
Taille
Note : Pour cette question, seuls les « top managers » ont été sollicités. Les réponses des
« Top managers » AP/ERM sont incluses dans les équipes AP ou dans les équipes ERM.
Les effectifs restent globalement stables cette année. Toutefois, 19% des équipes AP
sont en diminution alors que 24% des équipes ERM sont en augmentation.
Évolution
Profils ERM :
• 68% des Risk managers ERM déclarent
que leur effectif est resté stable contre
74% en 2015,
• 24% déclarent que leur effectif est en
augmentation,
• 8% déclarent que leur effectif est en
baisse.
Profils AP :
• 66% des Risk managers AP déclarent
que leur effectif est resté stable contre
69% en 2015,
• 19% déclarent que leur effectif est en
augmentation,
• 15% déclarent que leur effectif est en
baisse.
Pas d’équipe
Équipe de 1 à 2 ETP
Équipe de 3 à 4 ETP
Équipe de 5 à 10 ETP
Équipe de plus de 10 ETP
34%
21%
18%
18%
9%
20%
17%
11%
9%
43%
70% (66% en 2015) des équipes AP sont constituées de
moins de 5 personnes et 60% (76% en 2015) des équipes
ERM sont constituées de moins de 3 personnes.
Profil ERM Profil AP
Le Baromètre du Risk Manager - 29
Les moyens à disposition
du Risk manager
Budget de fonctionnement
58% des Risk managers ayant répondu à cette
question déclarent disposer d’un budget de
fonctionnement suffisant, ce qui est en baisse
par rapport à 2015 (77%).
67% des « top managers » AP déclarent disposer
d’un budget de fonctionnement AP suffisant contre
environ 51% des « top managers » ERM.
Concernant l’évolution du budget, 63% des
Risk managers ERM déclarent avoir un budget
de fonctionnement stable contre 49% des Risk
managers AP. 24% de ces derniers l’indiquent en
baisse contre 11% des Risk managers ERM.
Les Risk managers des ETI déclarent avoir un
budget de fonctionnement AP insuffisant (67%),
alors que ceux des entreprises de type grand
compte (78%) et PME/PMI (57%) estiment avoir
un budget de fonctionnement AP suffisant.
Les Risk managers ERM des ETI (52%) et des
PME/PMI (57%) déclarent majoritairement avoir
un budget insuffisant.
Près de la moitié des Risk managers (48%)
déclare utiliser un référentiel interne de gestion
des risques, ce qui est en forte augmentation
par rapport à 2015 où seulement 28% des
Risk managers déclaraient avoir un référentiel
interne. Ils sont 32% à déclarer utiliser le
COSO ERM (contre 25% en 2015).
Référentiel
interne
COSO ERM
ISO 31 000
N'utilise pas
de référentiel
Autres
(AMF,
Solvabilité 2)
Ferma
32%
48%
23%
19%
14%
5%
Référentiels de gestion des
risques
Note : Les profils AP ne sont pas pris en compte
dans la présente analyse. Il s’agit d’une question à
choix multiple cette année.
81% des répondants utilisent un référentiel pour
leur démarche, ce qui est en légère augmentation
par rapport à 2015 où ils étaient 79% à faire usage
d’un référentiel.
Pour 88% d’entre eux, les référentiels de gestion
des risques sont utiles à leur fonction.
30 - Le Baromètre du Risk Manager
Le Risk manager au sein de son organisation
63% 31% 6%
En augmentation Stable En diminution
--Les Risk managers ERM sont majoritairement
rattachés à la Direction Générale (60% contre
46% en 2015) ou à la Direction Financière (20%).
--Les Risk managers AP/ERM sont principalement
rattachés à la Direction Générale (42% contre
40% en 2015) ou à la Direction Financière (37%
contre 22% en 2015).
--Les Risk managers AP sont principalement
rattachés à la Direction Financière (36% contre
28% en 2015) ou à la Direction Juridique (27%
contre 40% en 2015).
Focus : analyse par profils
Le rattachement hiérarchique
des Risk managers
Note : Cette analyse ne concerne que les
« top managers ». Il s’agit d’une question à
choix multiple.
Nous constatons une augmentation du
rattachement à la Direction Générale (44%
contre 36% en 2015).
44%Direction Générale
6%Direction de l’Audit Interne
11%Direction Juridique
Direction Financière31%
13%Secrétariat Général
Direction des Risques 4%
3%Direction Assurances
2%
Autres
Direction Opérationnelle
2%
Reconnaissance de la
fonction en interne
Cette année, 63% des Risk
managers interrogés déclarent
que la reconnaissance de la
fonction en interne est en
augmentation. Ils n’étaient que
54% à le penser en 2015.
Le Baromètre du Risk Manager - 31
53% 36% 11%
N-1 N-2 N-3
--Les profils ERM sont principalement en position N-1 par rapport à la Direction Générale avec 63% (contre 47% en 2015).
--Les profils AP/ERM sont majoritairement en position de N-1 (52%) par rapport à la Direction Générale, comme en 2015.
--Les profils AP sont principalement en position de N-2 par rapport à la Direction Générale avec 45% ce qui est stable par rapport à 2015 (44%).
Focus : analyse par profils
--Une grande part des Risk managers AP ne participe à aucun comité bien que cette tendance soit à la baisse (36% des répondants
contre 69% en 2015). Par ailleurs, 32% d’entre eux participent au comité des risques opérationnels contre 20% en 2015.
--Les Risk managers ERM participent principalement aux comités des risques opérationnels (77% des répondants contre 46% en
2015) et d’audit (54% des répondants contre 43% en 2015).
--Les Risk managers AP / ERM participent essentiellement au comité des risques opérationnels (56% des répondants contre 51%
en 2015) et au comité des risques administrateurs (40%).
Focus : analyse par profils
Le positionnement du Risk manager
par rapport à la Direction Générale
Note : Cette analyse se focalise sur les « top
managers », tous profils confondus.
La tendance observée vers une évolution du
positionnement se confirme en 2017 avec 53%
des « top managers » ayant répondu à l’enquête se
trouvant en position N-1 par rapport à la Direction
Générale (contre 43% en 2015 et 18% en 2013).
63%
Contact
direct
29%
Contact
indirect
8%
Absence totale
de contact
Contact avec le Directeur Général
92% des « top managers » ayant répondu à l’enquête
ont un contact avec le Directeur Général, même
si 53% d’entre eux uniquement lui sont rattachés
directement.
La participation des Risk
managers aux comités
Note : Cette analyse se focalise sur les « top
managers », tous profils confondus. Il s’agit d’une
question à choix multiple.
La participation des Risk managers aux
différents comités, notamment aux
comités stratégique et exécutif est en forte
augmentation en 2017.
La participation des Risk managers au comité
d’audit est quant à elle stable puisque déjà en
2015 36% du panel participaient à ce comité.
58%
Comité des Risques
(opérationnel)
26%Comité de Direction
Comité d’Audit36%
35%
Comité des Risques
(administrateurs)
Aucun17%
Comité Exécutif14%
Comité Stratégique10%
Autres 9%
Comité des
Investissements
9%
Comité HSE et
Développement Durable
8%
32 - Le Baromètre du Risk Manager
En 2013, l’AMRAE et l’IFACI ont présenté une prise de position
commune : « Trois lignes de maîtrise pour une meilleure performance ».
Ce document vise avant tout à la clarification des rôles et des responsabilités
de chacun. Ce document est téléchargeable à l’adresse suivante :
> http://www.amrae.fr/sites/default/files/fichiers_upload/2013_
AMRAE_IFACI_PP_1709_0.pdf.
Relation du Risk manager avec les 3 lignes de maitrise
Note : Cette analyse concerne les Risk managers, tous profils confondus.
La majorité des Risk managers (67%) collaborent étroitement avec les Directions opérationnelles.
67%
30%
3%
75%
24%
2%
83%
15%
2%
49%
44%
7%
55%
33%
12%
72%
22%
5%
78%
18%
4%
78%
18%
4%
67%
23%
10%
60%
23%
17%
1
ere
ligne de maîtrise
Direction Opérationnelle
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Support
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Risque
3
e
ligne de maîtrise
Audit interne
Audit externe
1
ere
ligne de maîtrise
Direction Opérationnelle
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Support
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Risque
3
e
ligne de maîtrise
Audit interne
Audit externe
Collaboration étroite Relation ponctuelle Aucune relation
67%
30%
3%
75%
24%
2%
83%
15%
2%
49%
44%
7%
55%
33%
12%
72%
22%
5%
78%
18%
4%
78%
18%
4%
67%
23%
10%
60%
23%
17%
1
ere
ligne de maîtrise
Direction Opérationnelle
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Support
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Risque
3
e
ligne de maîtrise
Audit interne
Audit externe
1
ere
ligne de maîtrise
Direction Opérationnelle
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Support
2
e
ligne de maîtrise
Fonctions Risque
3
e
ligne de maîtrise
Audit interne
Audit externe
Par ailleurs, les Risk managers entretiennent une relation particulièrement étroite avec la deuxième ligne de
maîtrise que ce soient les fonctions support
1
(75%) ou les fonctions risques
2
(83%).
Environ la moitié des Risk managers entretient une relation étroite avec la Direction de l’audit interne (49%)
et 44% ont une relation ponctuelle avec l’audit interne.
Nous notons également que 55% des répondants ont une relation ponctuelle avec l’audit externe.
Plus de 70% des Risk managers, ont répondu que les relations avec les premières et deuxièmes lignes de
maîtrise sont suffisantes.
1. Direction Financière, Direction Juridique, Direction des
Ressources Humaines, Direction Informatique
2. Direction du Contrôle Interne, Direction Sécurité,
Direction des Assurances, Secrétariat Général
Suffisante Insuffisante Ne se prononce pas
Le Baromètre du Risk Manager - 33
Collaboration
étroite
Relations
ponctuelles
Aucune
relation
New
11%45% 43%
Focus sur le Risk manager et la fonction Sûreté/Sécurité
76% des Risk managers indiquent prendre en compte
les risques Sécurité/Sûreté dans leur univers de risques.
Ils ne sont que 45% à avoir une relation étroite avec
la fonction Sécurité/Sûreté. Ces chiffres contrastent
avec ce que nous observons concernant les relations
des Risk managers avec la deuxième ligne de maîtrise
dont la Sécurité/Sûreté fait partie. En effet, 83% des
Risk managers ont une relation étroite avec les autres
fonctions impliquées dans la gestion des risques
3
de leur
entreprise. Cela pourrait s’expliquer par le fait que la
fonction Sécurité/Sûreté est une fonction relativement
récente au sein de nombreuses organisations.
En distinguant par profil, nous notons que plus de
la moitié des Risk managers AP/ERM (58%) ont des
relations étroites avec la fonction Sécurité/Sûreté
(42% pour les profils AP et 36% pour les profils ERM).
En charge des problématiques
Sécurité / Sûreté au sein de mon
entreprise, j’ai évolué en tant que
Responsable du département
Prévention et Maîtrise des Risques.
Les risques Sécurité et Sûreté font
évidemment partie de ma carto-
graphie des risques, où je me suis
attaché à réaliser un exercice très
opérationnel. En effet, La fonction
Sécurité / Sûreté semble un peu
éloigné des Risk managers en rai-
son du coté non opérationnel de la
cartographie des risques sur le ter-
rain : une cartographie doit être
opérationnelle pour la Sécurité /
Sûreté et se perd possiblement dans
la sphère théorique. Le directeur
Sécurité / Sûreté est souvent très
concret mais généralement il ne
prend pas assez de hauteur et de
recul. A l’inverse, le Risk manager
peut parfois donner l’image d’être
trop éloigné du terrain et ainsi n’en-
courage pas la collaboration avec
la fonction Sécurité / Sûreté qui a
besoin de pragmatisme. En parti-
culier, la fonction Sûreté se déve-
loppe de plus en plus au sein des
entreprises et les personnes recru-
tées pour gérer ce sujet ont géné-
ralement un profil n’ayant pas la
culture de la cartographie et du
management par les risques. Ils
sont peu habitués à communiquer
et à partager leur problématique.
Le développement d’une meil-
leure collaboration entre les Risk
managers et la fonction Sécurité /
Sûreté a un intérêt pour les deux
fonctions. Au-delà des sujets très
opérationnels où il est nécessaire de
renforcer la collaboration, comme
par exemple les assurances pour
couvrir les risques de Sûreté, le
renforcement des relations avec
le Risk manager facilite le dialogue
du directeur Sécurité / Sûreté avec
le top management et ainsi aide
à mieux sensibiliser la Direction
Générale aux enjeux relatifs à la
Sécurité / Sûreté. A l’inverse, le
directeur Sécurité / Sûreté apporte
une vision plus terrain, opération-
nelle et pragmatique au Risk mana-
ger sur ces risques, rendant ainsi
la démarche de cartographie des
risques plus utile aux opération-
nels et se faisant mieux intégrée à
l’ADN de l’entreprise.
Témoignage
Risk manager en charge de la Sécurité/Sûreté au sein d'une entreprise dans le secteur du transport
3. Fonctions risques : Direction du Contrôle Interne, Direction
Sécurité, Direction des Assurances, Secrétariat Général
34 - Le Baromètre du Risk Manager
60%
Indication
et analyse
des risques
d'exécution de
la stratégie
21%41%
Indication et
analyse des
risques des
différentes
stratégies
envisagées Aucun
Focus sur le Risk manager et la stratégie
Note : Cette analyse se focalise sur les « top managers », tous
profils confondus.
73%
21%
6%
Relation ponctuelle (cartographie des risques,
assurabilité de nouvelles activités, ...)
Collaboration étroite sur l'ensemble des risques
liés à la stratégie de l'entreprise
Aucune relation
New
Je constate que la tendance actuelle
est à une meilleure prise en compte
du Risk Management au sein du
processus d'élaboration stratégique.
Cela s'explique par l'émergence de
nouveaux business model et par la
transformation digitale qui modifient
les leviers de création de valeur et
entraînent une diminution des
marges.
Le Risk Manager a une vision large
du management de l'entreprise, de
la stratégie aux opérations. Son
rôle est d’identifier et d’évaluer le
risque résiduel, y compris relatif à la
stratégie et à sa mise en œuvre. C'est
le cas par exemple au sein de mon
Groupe où nous sommes désormais
sollicités par la fonction Stratégie
pour donner un éclairage sur les
risques attachés aux orientations
stratégiques par Business Unit. Nous
participons également au processus
d'élaboration du plan d'affaire afin de
s'assurer que les scénarios retenus
sont cohérents avec l’évaluation des
risques. Nos apports permettant ainsi
de renforcer l'analyse stratégique.
Ce positionnement du Risk Manager
nécessite la constitution d'une
équipe pluridisciplinaire composée
de collaborateurs compétents et
reconnus à même d'être de véritables
référents dans leur domaine.
Toutefois, il convient de rester
attentif au rôle du Risk Manager.
C'est une fonction à part au sein de
l'organisation qui explicite le niveau
de risque en tant que deuxième ligne
de défense, mais qui n'a pas vocation
à décider le niveau de risk return à
adopter.
Témoignage
Risk manager d'un Groupe du CAC 40 du secteur de l'Energie
Les « top managers » ont des relations avec la fonction
stratégie de leur entreprise, en particulier 73% ont une
relation ponctuelle et 21% une collaboration étroite.
Dans le détail, nous observons que 32% des « top
managers » ERM collaborent étroitement avec la fonction
Stratégie alors qu’ils ne sont que 18% des AP/ERM et
14% des AP à le faire.
En effectuant un focus sur la taille de l’organisation,
nous constatons que plus l’entreprise est petite, plus la
collaboration avec la fonction Stratégie est étroite (30%
pour les PME/PMI contre 26% pour les ETI et 19% pour
les Grands Comptes).
À la question « Quel est votre rôle dans la gestion des
risques liés à la stratégie de l’entreprise ? », 60% des « top
managers » déclarent avoir un rôle dans l’identification et
l’analyse des risques d’exécution de la stratégie et 41%
déclarent jouer un rôle dans l’identification et l’analyse
des risques des différentes stratégies envisagées.
Par ailleurs, nous constatons que près de la moitié des
Risk managers (48%) jouent un rôle dans la définition
de l’appétence aux risques de l’entreprise et que leur
participation au comité stratégique est en augmentation
(10% contre 7% en 2015).
New
Rôle dans la gestion des risques liés au processus de fusion-
acquisition de l’entreprise
Aucun
40%
Participation
aux
due-diligence
Identification
et analyse des
risques liés aux
projets
42% 34%
Concernant les profils AP et AP/ERM, 72% ont un rôle
dans la gestion des risques liés au processus de fusion-
acquisition. En particulier, 56% d’entre eux participent
aux due-diligences et 40% ont un rôle dans l’identification
et l’analyse des risques.
66% des profils ERM n’ont aucun rôle dans la gestion
des risques liés au processus de fusion-acquisition de
leur entreprise. Ils sont cependant 25% à participer à
l’identification et l’analyse des risques liés au projet et
14% à participer aux due-diligence.
Focus : analyse par profils
Au global, la majorité (58%) des répondants a un
rôle dans la gestion des risques liés au processus
de fusion-acquisition de leur entreprise.
Le Baromètre du Risk Manager - 35
36 - Le Baromètre du Risk Manager
Rémunération fixe
La rémunération fixe brute moyenne des « top managers » et des « non top
managers » est relativement stable par rapport à l’édition 2015. La rémunération
des « top managers » passe de 108 KEuros à 107 KEuros et celle des « non top
managers » reste à 84 KEuros.
La rémunération
du Risk manager
Rémunération
fixe brute
Moins de
35 ans
De 35 à
45 ans
De 46 à
55 ans
Plus de
55 ans
Total
général
0 à 50 KEuros 16 8 1 2 27
50 à 100 KEuros 9 21 28 6 64
101 à 150 KEuros 2 15 22 12 51
Plus de 150 KEuros 0 2 11 13 25
Total général 27 45 62 33 167
Nous observons que 54% (91) des Risk managers tous profils confondus ont une
rémunération fixe brute inférieure ou égale à 100 KEuros.
Moins de
35 ans
De 35 à
45 ans
De 46 à
55 ans
Plus de
55 ans
Plus de
150 KEuros
Inférieur
a 50 KEuros
50 à 100
KEuros
100 à 150
KEuros
59% 33%
7%
18% 47% 33%
45% 35% 18%
6% 18% 36% 39%
2%
2%
Le Baromètre du Risk Manager - 37
29%
52%
19%
26%
43%
31%
43%
31%
25%
Rémunération variable
Tous profils confondus, 77% des Risk
managers perçoivent une rémunération
variable.
• Les « top managers » AP perçoivent une
rémunération variable de plus de 10%
(88%) contre 78 % des « top managers »
AP/ERM et 69% des « top managers » ERM.
• 54% des « non top managers » ERM
perçoivent une rémunération variable de
moins de 10% alors que 55% des profils
AP/ ERM et 53% des profils AP perçoivent
une rémunération variable supérieure à
10%.
AP AP/ERM
Inférieur
à 10%
ERM
De 10 à 20%
Supérieur
à 20%
Facteurs conditionnant le niveau de rémunération
La localisation géographique
Nous observons
classiquement qu’en
Ile-de-France les Risk
managers perçoivent une
rémunération moyenne fixe
brute plus importante que
les Risk managers habitant
en Région.
Alors que globalement en
France, la différence de
salaires entre la région
parisienne et les autres
régions est de 28% nous
notons pour les Risk
managers :
• une différence de 23%
entre les « non top
managers » travaillant
en Ile-de-France (86
KEuros) et les « non top
managers » travaillant en
Région (66 KEuros),
• une différence de 20%
entre les « top managers »
travaillant en Ile-de-
France (115 KEuros) et
les « top managers »
travaillant en Région
(92 KEuros).
Ile-de-France
Région
International
Plus de
150 KEuros
Inférieur
a 50 KEuros
50 à 100
KEuros
100 à 150
KEuros
10%
32%
25%
40%
35%
13%
33%
27%
25%
17%
38%
102K€
84K€
109K€
5%
38 - Le Baromètre du Risk Manager
Le mode de
recrutement
Comme lors des deux dernières
éditions, les Risk managers ayant
répondu avoir trouvé leur emploi
par l’entremise d’un cabinet de
recrutement ou par leur réseau
ont une rémunération moyenne
supérieure aux Risk managers
ayant trouvé leur poste par
d’autres moyens.
Cabinet de
recrutement/
chasseur
de tête
Candidature
spontanée
Mobilité
interne
Plus de
150 KEuros
Inférieur
a 50 KEuros
50 à 100
KEuros
100 à 150
KEuros
Réseau /
Relations
Site de
l'AMRAE
8% 40% 36% 16%
42% 33% 25%
18% 40% 27% 15%
18% 31% 31% 21%
67% 33%
103K€
77K€
95K€
92K€
La taille de
l’entreprise
Comme observé en 2013 et
en 2015, les salaires sont
proportionnels à la taille de
l’entreprise.
Le salaire moyen d’un Risk
manager dans une entreprise
de type grand compte est
plus élevé que celui des Risk
managers travaillant dans
des organisations de taille
inférieure, que ce soit pour
les « top managers » ou les
« non top managers ».
Association /
ONG
ETI
(-1,5 millard €
-5 000 salariés)
Grand compte
(+1,5 millard €
+5 000
salariés)
Plus de
150 KEuros
Inférieur
a 50 KEuros
50 à 100
KEuros
100 à 150
KEuros
PME - PMI
(-50 millions €
-250 salariés)
Secteur
public
100%
31% 52%
8% 29%
25% 50%
33% 67%
42%
12%
17%
21%
8%
75K€
77K€
109K€
83K€
67K€
5%
101K€
Le Baromètre du Risk Manager - 39
Le genre
Non Top
Manager
Top Manager
Plus de
150 KEuros
Inférieur
a 50 KEuros
50 à 100
KEuros
100 à 150
KEuros
Non Top
Manager
Top Manager
21% 44% 32%
32% 42% 20%
30% 48% 15% 6%
17% 34% 24% 24%
3%
88K€
110K€
80K€
101K€
5%
Nous constatons que l’écart
entre les salaires des hommes
et des femmes tend à se
réduire mais il existe toujours
une différence en faveur des
hommes.
• les « top managers »
masculins ont un salaire
moyen supérieur de 8%
à celui des femmes (110
KEuros contre 101 KEuros).
La différence était de 15%
en 2015,
• les « non top managers »
masculins ont un salaire
moyen supérieur de 9% à
celui des femmes (88 KEuros
contre 80 KEuros), cet écart
était de 28% en 2015.
Perception de l’avenir
Les Risk managers interrogés mettent en avant
une augmentation de leur rôle dans la diffusion
de la culture de risque au sein de l’entreprise
(79% contre 70% en 2015) et l’appréciation
du risque (70% contre 64% en 2015).
Perspectives
d’évolution personnelle
En 2017, la moitié des participants a indiqué
souhaiter évoluer vers un poste de « Risk
manager au sein d’une autre entreprise ». C’est
la première année que ce choix était proposé.
L’Audit Interne / Contrôle Interne qui était
la première perspective d’évolution en 2015
(27%) est devenu le sixième choix en 2017
avec 9%. Le second choix est désormais la
Direction Générale pour 15% des répondants.
Le choix « autres », en troisième position,
correspond principalement à des Risk
managers qui souhaitent conserver leur poste
au sein de leur entreprise.
Les évolutions
du Risk manager
40 - Le Baromètre du Risk Manager
Risk manager au sein
d'une autre entreprise
Direction Générale
Autres
50%
15%
14%
13%
12%
9%
6%
3%
2%
1%
Retraites
Conseil
Audit interne
Contrôle interne
Finance
Conformité
Assureur
Courtier
Opérations
Juridique
QHSE
SI
Crédits photos : PwC - AMRAE ― Freepik ― GettyImages
Copyright © 2017 AMRAE, en partenariat avec PwC
AMRAE
80, boulevard Haussmann
F-75008 Paris
Tél. : 33 (0)1 42 89 33 16
Fax : 33 (0)1 42 89 33 14
E-mail : amrae@amrae.fr
www.amrae.fr
PwC
63, rue de Villiers
92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
Tél. : 33 (0) 1 56 57 58 59
Fax :33 (0) 1 56 57 58 6
www.pwc.fr
Management des Risques
et des Assurances de l’Entreprise 2017
Management des Risques
et des Assurances de l’Entreprise
in partnership with
5
th
edition
Risk Manager
Barometer Survey
The 2017
Risk Manager
Barometer Survey
Published every two years, the survey report is designed to provide insight into the risk
management profession and gauge changes over time in order to serve as a key bench -
marking tool while also helping to promote the profession.
In the face of new challenges in an increasingly complex environment, risk managers
have reached a turning point at which they need to become actors of change: they are
called on to address and adapt to the new challenges and compliance issues facing
companies today as well as the impact of the digital transformation and the resulting
changes to business models. In this environment, risk managers have an imperative to
develop their leadership and fully assume their role working alongside management as
it grows in maturity with regards to risk management issues, from determining strategy
to implementing it. Senior management, with whom relationships are strengthening year
after year, is becoming increasingly receptive to risk management advice. Risk managers
should therefore position themselves within their companies as strategic advisors. This new
strategic role, as well as ever-growing recognition of risk managers' work, are bringing
excitement to the profession.
This fifth edition of AMRAE's risk manager barometer survey was carried out in partner-
ship with PwC, whom we would like to thank for their involvement in surveying a large
panel of risk managers in France.
The information presented in the report was prepared using an analysis of the results
of an online questionnaire of more than 270 people conducted between January and
April 2017. The panel of risk managers included everyone working in risk management,
both "top managers" and their teams. AMRAE would like to thank all participants for the
time and care they took in answering the survey.
As with previous editions, the 2017 survey gives us a platform for analysing risk manag-
ers' profiles, roles and responsibilities, compensation and career development opportu-
nities. This year's report also includes information on the role of risk managers in man-
aging risks related to company strategy, risk communication and relationships with other
functions.
We hope you enjoy reading the survey report.
Brigitte Bouquot
AMRAE Chairman & CEO
François Malan
Vice President
(Occupational issues),
AMRAE
Françoise Bergé
Partner, Risk Management,
PwC France
Editorial
2 -
Profiles
The majority of risk managers surveyed were
men (55%) aged 46 years and over (53%).
The proportion of women in the panel
continued to rise, standing at 45% com -
pared with 41% in 2015 and 28% in
2013.
Risk managers still hold degrees in the same
three main fields of study as in 2013 and 2015,
i.e., Law (33%), Business/Management/
Economics (33%) and Engineering/Science
(27%). The proportion of risk managers with
degrees in Law and Engineering/Science has
risen since 2015, when they represented
24% and 22% of the panel respectively.
As with previous editions, the risk
managers surveyed mainly work in large
companies (62% in 2017 versus 63% in
2015) in the industrial and services (44%)
and insurance (17%) sectors.
There has been a net decrease in the
proportion of risk managers working
exclusively in insurance and prevention
(from 42% in 2013 to 31% in 2015
and 24% in 2017) and a corresponding
increase in the proportion of risk
managers working exclusively in ERM
(from 31% in 2015 to 40% in 2017).
The proportion of risk managers handling
risks and insurance has remained stable
(38% in 2015 versus 36% in 2017).
Roles and
responsibilities
Among the tasks listed in AMRAE's Risk
Manager Framework, respondents indicated
that their work mainly involves:
• developing a risk culture (82%);
• assessing risks (79%);
• controlling risks (70%).
In addition to these tasks specific to risk
management, 32% of the risk managers
surveyed indicated that they were also in
charge of internal control and 18% in charge
of compliance.
As in previous years, risk managers still deal
with a wide range of risks, including:
• operational risks (91%);
• fraud risks (83%);
• cybersecurity risks (79%);
• environmental risks (79%).
Cybersecurity risks entered the top 3
this year, in particular because risk
managers are spending more and more
of their time addressing these pressing
issues.
There has also been an increase in the
proportion of risk managers handling
compliance risks (77% in 2017 versus
59% in 2015) and safety/security risks
(76% in 2017 versus 70% in 2015),
which could be the result of the more
stringent regulatory environment
(Sapin 2, GDPR, duty of care, etc.) and
ever growing safety/security challenges.
Executive summary
- 3
Compensation
Risk managers' average annual gross salary was
on par with 2015, at €107,000 for "top managers"
(versus €108,000 in 2015) and €84,000 for "non-
top managers" (unchanged since 2015).
Although the gender pay gap has shrunk
since 2015, women risk managers still earn
less than their male counterparts. There was
an 8% gap among "top managers" this year,
down from 15% in 2015.
Risk managers in Ile-de-France earned more than
risk managers in the rest of France. There was a
23% gap among "non-top managers" and a 20%
gap among "top managers", well below the national
average of around 28%.
Career development
On a professional level, 79% of risk managers think
that instilling a risk culture is the most important
avenue for advancing the profession. On a personal
level, 50% of risk managers would like to remain
risk managers but at another company.
In conclusion, there has been an rise,
from 53% in 2015 to 63% in 2017, in the
proportion of risk managers who think that
their work is increasingly recognised within
their organisations.
New
Where strategy-related risks are con-
cerned, 41% of respondents said that
they identify and analyse the risks of the
different strategies drawn up by their
organisations.
In addition, 76% of risk managers stated
that they communicate externally on risks.
Resources
By "resources", the survey refers to the
different points of leverage available to risk
managers.
The risk managers surveyed mainly report
to senior management (44%) or the finance
department (31%) and have direct access
to the CEO (63%). In 2015, 36% of the risk
managers surveyed said that they reported
to senior management.
Although only 45% of the risk managers surveyed
said that they had a close relationship with the
safety/security function, 76% include safety/
security risks in their scope of analysis.
To help them carry out their duties effectively, risk
managers who oversee insurance and prevention
are assisted by teams of fewer than five people
(70% in 2017 versus 66% in 2015). Risk managers
who are in charge of ERM are assisted by teams
of fewer than three people (60% in 2017 versus
76% in 2015).
The proportion of respondents who believe
that their budget is sufficient has fallen to
58% this year, from 77% in 2015.
New topics
4 -
- 5
The survey panel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Profiles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Focus areas. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8
Demographics. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
Education & training. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
Hiring channels and methods. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Work experience in risk management. . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Employer. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
Roles and responsibilities. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
The Risk Manager Framework. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Spotlight on Insurance and Prevention (IP). . . . . . . . . . . . . . .24
Other responsibilities. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Types of risks. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
Resources. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Teams. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Operating budget. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
Risk managers within their organisations. . . . . . . . . . . . . . . . .30
Compensation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
Fixed compensation (salary). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36
Variable compensation (bonus). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
Compensation factors. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
Career development . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Future of the profession. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
Personal career development opportunities. . . . . . . . . . . . . . .40
Contents
6 -
This fifth edition of the survey is designed
to gauge changes in the purpose and
role of the risk management profession
over time. It helps to improve visibility
regarding the profession and can be used as
a legitimate benchmarking tool to assess
risk managers' role in the current business
environment.
The survey was carried out by AMRAE
between January and April 2017 among more
than 270 risk managers in France. Around
200 complete responses were collected this
year, versus 188 in 2015.
The report covers five key areas:
• profiles;
• roles and responsibilities;
• resources;
• compensation;
• career development.
It also includes information on:
• risk managers and strategy;
• risk managers and risk communication;
• risk managers and safety/security.
The panel of survey participants covered
both members and non-members of AMRAE
and included risk managers working in ERM
and IP, in companies varying in size and
representing a range of sectors. As in 2015,
the survey was open to "top managers" and
their teams.
This year, women made up 45% of the
panel and men 55% (versus 59% in
2015), reflecting a further influx of
women into the profession.
The participants were also younger this
year, which can largely be explained by the
larger proportion of "non-top managers" in
the panel (43% in 2017 versus 40% in 2015).
The survey panel
"Top manager": person who holds the
most senior position in an organisation's
risk management function.
- 7 - 7
8 -
Focus areas
The survey analysis is based on the following three risk manager profiles:
• ERM (Enterprise Risk Management): risk managers in charge of a company's overall
risk management ;
• IP: risk managers who deal with insurance and the prevention of insurable risks;
• IP/ERM: risk managers who handle both insurance and prevention issues and
enterprise risk management .
Breakdown by professional profile
Since the third edition of the Risk Manager Barometer Survey in 2013:
• the proportion of risk managers with an ERM profile, particularly "non-top managers",
has increased;
• the proportion of "top managers" with an IP/ERM profile has increased;
• the proportion of "top managers" and "non-top managers" with an IP profile has decreased.
This change reflects the wide variety of responsibilities allocated to risk managers, whose
role now increasingly includes ERM.
Profiles
With respect to the profiles of "top managers" and "non-top managers":
• 47% of "top managers" have an IP/ERM profile (versus 45% in 2015);
• 50% of "non-top managers" have an ERM profile.
In 2015, "non-top managers" largely had an IP profile (42%).
ERM
IP/ERM
IP
40%
36%
24%
Exclusively ERM
IP/ERM
Exclusively IP
ERM
IP/ERM
IP
31%
38%
31%
2015 2017
- 9
Demographics
Age
Risk management positions still tend
to be held by more experienced
professionals.
53% of the survey participants were
over 45 (versus 53% in 2015). This age
group accounted for as much as 64% of
"top managers" (versus 65% in 2015).
While ERM risk managers are getting
younger, IP and IP/ERM risk managers
are getting older.
Under 35
35-45
46-55
Over 55
IP
10%
33%
45%
12%
IP/ERM
20%
24%
35%
21%
ERM
22%
30%
30%
18%
Total
18%
29%
36%
17%
10 -
Gender
More than one in two survey respondents
were men (55%), but the proportion
of women in the panel grew from
year to year (28% in 2013, 41% in
2015 and 45% in 2017) .
Under 35
35-45
46-55
Over 55
11%
13%
19%
12%
7%
15%
17%
6%
55% 45%
Total
The proportion of woman "top
managers" in the panel has
increased this year to 42%, from
37% in 2015.
I was recently hired by my company to fill the risk
manager position, following the retirement of my
predecessor. In addition to finding a candidate who
met the requirements of the position, management
was very keen to increase the number of women in
the finance department and was therefore looking
to hire a woman. My company has reached a
turning point with respect to its governance
structure and is paying special attention to
developing best practices, in particular regarding
hiring and diversity.
This may be happening in other companies too.
Until very recently, the vast majority of risk
managers were men.
Companies are taking advantage of the recent
wave of retirements to replace outgoing men risk
managers with women. This demonstrates their
commitment to appointing women to positions
of major responsibility. This could explain the
increase in the proportion of women in the survey
panel this year. The profession is diversifying and
expanding, and risk managers are now handling
a wide variety of issues. Woman risk managers
are well suited to the profession because of their
ability to have a broad, cross-functional vision.
Testimonial
Risk manager at an international French manufacturing company
- 11
Location
The large majority of survey respondents
work in an organisation based in Ile-de-
France, where many holding companies
and registered offices are located.
72.5%
22.8%
Rest of France
4.7%
World
Education & training
NB: This was a multiple choice question.
Initial field of study
The survey respondents' main initial
fields of study were the same as in 2015,
although there were some changes in the
composition of each profile.
The three main fields of study were the
same in 2015, but the proportions were
different:
1. Business/Management/Economics
(31%);
2. Law (24%);
3. Engineering/Science (22%).
Although the proportion of risk managers with a first degree
in Law dropped significantly in 2015, a reverse trend was
observed in 2017. Law has in fact become the most popular
degree among IP/ERM risk managers and the proportion of
ERM risk managers having studied Law has risen from 3% in
2015 to 6% in 2017. The increase in the proportion of risk
managers with a degree in Law can be explained by increased
regulatory pressure in recent years.
IP IP/ERM ERM Total
Business/
Management/
Economics
10% 20% 33%
Law 12% 6% 15% 33%
Engineering/
Science/
Medicine
10% 12% 5%
27%
Risk
Management
(DESS,
Master, etc.)
5% 5% 13%
Political
Science/
Foreign
Languages
7%
Insurance
(Enass, etc.)
5% 11%
Other
--Law is still the most popular field of
study for IP risk managers. It is now
also the most popular field of study for
IP/ERM risk managers (up from 8% in
2015 to 12% in 2017), closely followed
by Business/Management/Economics
and Engineering/Science.
--As previously, the majority of ERM risk
managers have degrees in Business/
Management/Economics.
Spotlight: breakdown by profile
2% 2%
3% 3% 1%
3% 3%
3%
3%
4%
12 -
A breakdown of the respondents by age
reveals that risk managers have highly
diverse educational backgrounds.
The proportion of risk managers
under 35 holding Science/
Engineering degrees has increased
from 6% in 2015 to 35% in 2017,
making it the most popular field of
study for this age group. As in 2015,
a large proportion of survey respondents
under 35 have pursued specialised
studies in Risk Management (30%).
Above and beyond these main fields
of study:
• 38% of under 35s hold a degree
in Insurance (16%) and Political
Science (11%) as well as Actuarial
Science, Accounting and Finance;
• 31% of the 35-45 age group also hold
a degree in Insurance (14%);
• 23% of the 46-55 age group hold a
degree in a field of study other than
the main three fields outlined above,
such as Insurance (9%) and Political
Science (7%);
• 18% of over 55s hold a degree in
another field of study, including Political
Science (6%) and Insurance (3%).
Under 35
35-45
46-55
Over 55
Risk
Management
30%
Law
34%
37%
14%
37%
Engineering/
Science
27%
34%
34%
37%
23%
35%
21%
29%
Business/
Management/
Economics
13%
6%
3%
- 13
Additional training in risk
management
Risk management
More than half (62%) of the risk
managers surveyed have pursued
additional training in risk management.
Nearly 70% of risk managers aged 35
to 55 and 50% of those aged under 35
and over 55 have received additional
training in risk management.
56% have undertaken training to
improve skills and 22% after taking
on a new position.
The Associate in Risk Management (ARM)
training programme is now the most
popular (27% in 2017 versus 17% in
2015), closely followed by theme-based
AMRAE seminars (25% in 2017 and
2015). The uptake of CEFAR seminars
fell slightly (9% in 2017 versus 13%
in 2015).
In addition, 28% of risk managers
stated that they had undertaken training
other than that listed, such as the
Certified Enterprise Risk Analyst (CERA)
qualification.
IP ERM
Other
ARM (Carm
Institute
– AMRAE)
Theme-based
seminars
(AMRAE)
Seminars
(IFACI)
IMR
Post-graduate
university
studies (e.g.,
Masters in Risk
Management)
IGR (CNPP)
Seminars
(Enass)
Total
CEFAR
(AMRAE)
5%
9%
6%
13%
5%
IP/ERM
10%
9%
6%
7%
9% 27%
28%
25%
21%
9%
15%
9%
5% 8%
0% 2%
2% 1%0%
2%
2%
2%
3%
3%
4%
2%
12%
3%
14 -
Uptake of finance training climbed from
27% in 2015 to 38% in 2017.
Other additional training
A total of 74% of survey respondents
received other additional training (versus
60% in 2015).
83% of risk managers attended "classroom"
sessions, while 21% completed e-learning
modules.
Hiring channels and
methods
As was the case in previous years, risk
managers were mainly hired internally (32%
of respondents).
37% of "top managers" found their jobs
via recruitment agencies and 31% via
internal mobility programmes, while "non-
top managers" were largely hired through
their network (34%) or internal opportunities
(33%).
There has been a sharp increase in the
proportion of risk managers hired via
recruitment agencies/headhunters,
from 17% of respondents in 2015
to 31% in 2017.
32%
31%
25%
8%
3%1%
Internal mobility
Start-upAMRAE website
IP IP/ERM ERM Total
Personal
Development
(public speak-
ing, negoti-
ation tech-
niques, etc.)
9% 20% 12% 41%
Finance 7% 18% 13% 38%
Risk
Management/
Project
Management
7% 15% 15% 37%
Foreign
Languages 8% 15% 11% 34%
Legal 11% 15%
--IP risk managers were mostly hired by recruitment agencies (47%).
--IP/ERM risk managers were largely recruited through their network (29%)
or internal mobility (28%).
--ERM risk managers were mainly recruited via internal mobility (44%).
Spotlight: breakdown by profile
1%
3%
Recruitment
agency/
headhunter
Unsolicited
application
Network/
contact
- 15
Work experience in
risk management
36% of survey respondents have more than
ten years of experience in risk management
(versus 39% in 2015 and 44% in 2013)
and 33% have between five and ten years
of experience.
Less than
5 years
5-10 years
11-15 years
More than
15 years
12%
IP
35%
16%
37%
29%
IP/ERM
22%
18%
30%
44%
ERM
42%
9%
5%
Employer
Company size
86% of the risk managers surveyed work
in large or middle-market companies,
versus 91% in 2015.
In comparison with the findings of the
previous edition, there has been an increase
in the proportion of risk managers working
in SMEs, from 5% in 2015 to 9% in 2017.
24%
9%
4%1%
Large company
(more than
€1.5 billion/
5,000 employees)
Middle-market
company
(less than than
€1.5 billion/
5,000 employees)
SME
(less than
€50 million/
250 employees)
Association/NGOPublic sector entity
62%
--IP risk managers are the most
experienced: 53% have more than ten
years of experience (versus 50% in 2015).
--ERM risk managers have generally been
in the job for a shorter period of time,
although they have gained experience
since 2015: 44% have less than five years
of experience in risk management (versus
52% in 2015) and 42% have between five
and ten years of experience (versus 30%
in 2015).
--IP/ERM risk managers have considerable
experience: 49% have been in the
profession for over ten years (unchanged
from 2015).
Spotlight: breakdown by profile
Total
31%
33%
14%
22%
16 -
Business sector
As in 2015, the industrial sector is in first place, accounting for
33% of risk managers.
The insurance/reinsurance/health insurance sector comes second,
with 17% of risk managers versus 8% in 2015, perhaps as a
result of the regulatory pressure of Solvency II on this sector.
There has been a decrease in the proportion of risk managers
working in the services sector, from 19% in 2015 to 11% in 2017.
These changes are largely related to the panel of risk managers
who participated in the survey this year.
In total, 61% of respondents work in the industrial, insurance/
reinsurance/health insurance and services sectors, as in 2015.
Industry 33%
Insurance
Reinsurance
Health
insurance
17%
Services 11%
Construction and
public works
Property
9%
Transport
Logistics
6%
Advisory 6%
Banking
Finance
5%
Distribution 4%
Consumer
goods
Luxury
3%
High-tech
3%
Media
Entertainment
3%
- 17
18 -
The Risk Manager Framework
Roles and
responsibilities
Risk managers primarily deal with the following:
• risk culture development (82%);
• risk assessment (79%);
• risk control (70%);
• risk management and reporting (70%).
Claims management no longer features on the list of key roles and responsibilities due
to the sharp decrease in the proportion of IP risk managers in the panel.
The roles and responsibilities above are taken from AMRAE's Risk Manager
Framework, which is available from:
> http://www.amrae.fr/referentiel-metier-du-risk-manager
67%
79%
70%
82%
35%
31%
46%
37%
70%
Defining the role and structure
of the IP and/or ERM
risk management process
Risk assessment
Risk control
Risk culture development
Risk financing
Management of
uninsured/uninsurable events
Claims management
Crisis management
Risk management
and reporting
2015 2017
- 19
Defining the role and structure of the risk management process
The three main tasks
associated with defining the
role and structure of the risk
management process are the
same as in 2015.
ERM and IP/ERM risk managers
are particularly involved in:
• preparing the risk
management methodology
and framework (61%);
• developing the organisational
framework for risk
management (61%).
Risk assessment (risk identification, analysis and evaluation)
In comparison with 2015, a
larger proportion of the risk
managers surveyed stated
that they took part in risk
assessment tasks.
Defining the company's risk
appetite is the only task to be
carried out by less than half of
the respondents (48%).
In addition, less than half
(47%) of IP risk managers carry
out any of the risk assessment
tasks listed in AMRAE's Risk
Manager Framework.
Identifying risk management tasks and processes
(business lines, support functions)
40%
Integrating threats and opportunities that are inherent to strategy41%
Getting management and/or governance bodies to approve
the risk management process and structure, and the allocation
of the resources necessary to implement them
44%
Defning the role of the risk management process
within the organisation's strategy
46%
Defning the risk management policy while taking
into account management's and/or
the governance bodies' appetite and tolerance for risk
47%
Preparing the risk management
methodology and framework
50%
Developing the organisational framework
for risk management
51%
48%
55%
59%
60%
61%
61%
62%
Analysing and consolidating
the organisation's major risks
Forecasting risks and risk trends
(with the business intelligence department)
Conducting individual interviews with
executives and managers
Defning risk assessment tools and resources
(scales, interview guides, registers and lists,
common language, etc.)
Conducting risk identifcation, analysis
and assessment (prioritisation) workshops
Mapping risks by entity/business line or by project
Defning the company’s risk appetite
20 -
--IP risk managers participate in visiting at-risk zones, identifying and preparing action plans and consolidating and
monitoring such action plans.
--ERM risk managers are particularly involved in presenting and validating major risks and consolidating and monitoring
action plans.
Spotlight: breakdown by profile
Risk control (keeping risks at acceptable levels based on the risk criteria used)
The proportion of risk
managers involved in risk
control tasks has increased
across the board, from 64%
in 2015 to 70% in 2017.
58%Presenting/validating major risks
33%
Assisting in audits of acquisitions
and disposals
45%
Analysing and implementing risk
treatment action plans
57%Participating in the preparation of action plans
51%Identifying appropriate risk treatments
55%Consolidating and monitoring action plans
32%Visiting at-risk zones
Risk culture development
Risk managers' number one task is developing
a risk culture (82% of respondents).
Although 91% of IP/ERM and ERM risk
managers are involved in developing a risk
culture, only 56% of IP risk managers are.
The fact that risk managers are getting
more and more involved in risk culture
development demonstrates the growing
importance of this task:
• 69% of risk managers were involved in the
development, management and training
of a network of risk coordinators in 2017,
versus 63% in 2015;
• 69% of respondents participated in major
internal events in 2017, versus 60% in
2015.
69%
Developing, managing and
training a network
of risk coordinators
69%
Attending major events
(seminars, committees, etc.)
58%
Preparing internal
communication materials
on risk culture
- 21
Risk financing (this analysis only concerns IP and IP/ERM risk managers)
In comparison with 2015, the proportion of
IP and IP/ERM risk managers carrying out
risk financing tasks has fallen, by around ten
points with respect to the top three tasks.
There has also been a sharp decrease in
the proportion of risk managers creating
and managing captive insurers, from 49%
in 2015 to 28% in 2017.
28%
47%
48%
50%
50%
Negotiating insurance contracts
Creating and managing a
captive insurer
Managing and implementing
insurance coverage
Identifying risk fnancing solutions
Managing relations with service
providers (brokers and insurers)
Management of uninsured and uninsurable events
As in 2015, less than half of the risk man-
agers surveyed reported being involved in
one of these tasks.
21%
22%
24%
Identifying and integrating
resources and action plans
Qualifying events
Managing feedback
Claims management (this analysis only concerns IP and IP/ERM risk managers)
In line with the decrease in the proportion
of IP risk managers in the panel, the
proportion of respondents involved in claims
management has fallen in comparison with
2015:
• 71% of IP and IP/ERM risk managers
coordinate management with partners,
versus 79% in 2015;
• 69% follow up claims, versus 77% in 2015;
• 65% qualify events, versus 72% in 2015;
• 42% validate a return to normal operations,
versus 47% in 2015.
71%
Coordinating management
with partners (brokers, insurers,
experts, reinsurers, etc.)
69%Following up claims
42%
Validating a return to
normal operations
65%
Qualifying events to determine
the insurance policies that would
provide coverage and any liabilities
22 -
The trends observed in 2015 continued in 2017:
--the majority of IP/ERM risk managers are involved in crisis management (52% in 2017 versus 56% in 2015);
--less than half of ERM risk managers are involved in crisis management (39% in 2017 versus 35% in 2015);
--only a small proportion of IP risk managers are involved in crisis management (13% in 2017 versus 12% in 2015).
Spotlight: breakdown by profile
59%Reporting to stakeholders
11%Interviewing with the media
39%Coordinating with internal audit
58%
Maintenance and continuous
improvement of the risk
management process
43%Leading risk committee(s)
56%
Participating in the preparation of corporate
documents (annual report, registration
document, integrated reporting, etc.)
Crisis management
Almost 30% of the risk managers surveyed
are involved in crisis management.
Only 8% of survey participants head a crisis
unit. Around 25% of respondents are active
in one or more of the other areas.
27%Business continuity management
8%Head of a crisis unit
23%Member of a crisis unit
25%
Maintenance and continuous improvement
of crisis management procedures
Assisting in defning, implementing and
communicating on risk prevention and
crisis management organisation and tools
26%
Coordination and reporting
There has been a net increase in the
proportion of risk managers involved in
reporting to stakeholders, from 55% in 2015
to 59% in 2017.
As in 2015, only a small proportion of IP risk
managers handle coordination and reporting
(24%), while the majority of ERM and IP/
ERM risk managers are involved in these
areas (86%).
- 23
New
- 23
Spotlight on risk managers and risk communication
With respect to internal
communication, risk managers
are deeply involved and play
an important role through a
variety of tasks.
First, risk managers have a
key role in developing a risk
culture in their company. 69%
attend major events (seminars,
committees, etc.) and 58%
participate in preparing internal
communication materials
on risk culture. A greater
proportion of ERM and IP/
ERM risk managers (69% and
66%, respectively) participate
in drafting such materials than
IP risk managers (31%).
Among the other internal
communication tasks, a large
majority of respondents (59%)
are in charge of reporting
to stakeholders. A greater
proportion of ERM and IP/
ERM risk managers (77% and
67%, respectively) report
to stakeholders than IP risk
managers (20%).
The majority of risk managers
(56%) participate in preparing
corporate documents, such
as the annual report or the
registration document. Once
again, a greater proportion of
ERM and IP/ERM risk managers
(77% and 66%, respectively)
are involved in this task than
IP risk managers (9%).
In addition, 59% of risk
managers regularly take part
in and 17% often take part in
events outside their companies,
such as training programmes
or round tables.
Lastly, 18% of "top managers"
have given an interview to the
media.
The "Risk Communication"
document published by
AMRAE in 2017 (vol. 7 of its
Risk Control series) provides
a comprehensive overview
of the environment in which
organisations communicate on
risks as well as insights into the
function.
One of the pillars of risk communication is
developing a risk culture, one of the ERM tasks
which I am responsible for in my company. A risk
culture is based on three principles: accountability,
risk-taking in the decision-making process and a
risk cost-effectiveness analysis.
On this basis, the information that we communicate
has to be tailored to different employee profiles.
The awareness level required of a risk owner is
not the same as that required of a manager or
an employee.
To communicate effectively about the risk culture,
risk managers can recommend a variety of tools
depending on the awareness level required. They
can also communicate on feedback, provide
concrete examples of the control measures that
have been introduced and discuss how the company
responds when a risk materialises. In this way,
risk managers help to promote a positive image
of risk management.
Testimonial
Risk manager at a CAC 40 telecommunications company
24 -
Insurance and risk
prevention
64% 20% 16%
Risk prevention Insurance
59%
14%
9%
7%2%
Property &
Casualty
Property &
Casualty/Personal
Personal
CreditProperty & Casualty/
Personal/Credit
9%
Property &
Casualty/Credit
Spotlight on Insurance and Prevention (IP)
Responsibilities
As in 2015, the majority of IP risk managers
(64% in 2017 versus 68% in 2015) are in
charge of both insurance and risk prevention.
There has been an increase in the proportion
of risk managers in the panel who only
manage risk prevention (20% in 2017 versus
13% in 2015).
Insurance categories
The proportion of IP risk managers who only
manage property and casualty insurance has
fallen, from 79% in 2015 to 59% in 2017.
The proportion of risk managers handling
property and casualty insurance and personal
insurance has also dropped, from 18% in
2015 to 14% in 2017.
In contrast, the proportion of risk managers
who only manage personal insurance has
increased, from 3% in 2015 to 9% in 2017.
Credit insurance was added to the list of
insurance categories this year and 18% of
respondents indicated that they manage it.
- 25
--77% of IP/ERM risk managers have another responsibility. 26% work
in internal control, 22% in compliance and 19% in safety/security.
--74% of ERM risk managers have at least one other responsibility.
56% work in internal control, nearly 25% in compliance and 19%
in internal audit.
--The majority (66%) of IP risk managers do not have any other
responsibilities. Those who do have other responsibilities mainly
work in legal affairs (28% in 2017 versus 17% in 2015).
Spotlight: breakdown by profile
Other responsibilities
NB: This was a multiple choice question.
The proportion of risk managers with other responsibilities
outside those related to insurance and/or risk management
has increased, from 56% in 2015 to 62% in 2017.
In 2017, internal control was once again the task carried out
by the greatest proportion of risk managers (32%).
38%None
12%Internal audit
32%Internal control
12%Legal affairs
18%Compliance
10%Other
5%SI
9%Finance
8%Safety/security
8%Quality
5%CSR
Compliance is becoming an
increasingly important issue for
organisations. Due to the increase
in regulations in recent years,
compliance is at the forefront of
organisations' thinking and seen
as a major issue. Historically,
compliance has been handled
by the legal function, but risk
managers have a meaningful
role to play. First, risk managers
offer a broader view of compliance
and look beyond the legal aspects.
They make the connection between
compliance, company processes
and business challenges. Second,
thanks to their cross-functional
role, risk managers facilitate
the transition between theory
and practice when it comes to
implementing regulations. The
fact that risk managers play a
centralising role is very important,
as compliance is an issue that
affects the whole organisation
and should not be dealt with
exclusively at the business unit
level. Risk managers offer real
added value because they are at the
crossroads between operational
teams, support functions and
governance bodies.
Testimonial
There were differences according to the size of the organisation.
Of the risk managers surveyed, 48% in large companies do not
have other responsibilities versus only 20% in middle-market
companies and SMEs, demonstrating that risk managers in such
organisations are more versatile. They are primarily involved
in internal control (47%) and/or compliance (30%).
Risk manager who is also in charge of compliance
26 -
For IP risk managers:
--operational risks (91%);
--environmental risks (86%);
--legal risks (73%).
For ERM risk managers:
--compliance risks (95%);
--fraud risks (94%);
--reputation and operational risks (92%).
For ERM risk managers:
--operational risks (89%);
--financial risks (86%);
--customer risks (84%).
Spotlight: breakdown by profile
2015 2017
Types of risks
NB: This was a multiple choice question.
We noted that the risk managers surveyed this year handled
a broader spectrum of risks than in previous years.
Cybersecurity risks jumped to third place this year, from
sixth place in 2015.
91%
Operational
risks
80%
83%
Fraud risks 75%
79%
Cybersecurity risks
Environmental risks
67%
70%
Financial risks
Legal risks
Project risks
78%
66%
66%
57%
Reputation risks
Compliance risks
Supplier risks
66%
59%
67%
77%
Purchasing risks
Customer risks
Security/Safety risks
58%
63%
70%
76%
HR risks
73%64%
Digital risks
71%54%
Country/political risks 70%58%
Strategic risks 69%58%
Supply chain risks
66%59%59%
64%
Governance risks 53%
- 27
28 -
Almost twice as many IP "top managers" (15%) as ERM "top managers" (8%) reported
that the size of their team had decreased over the last 12 months.
Resources
Teams
Size
NB: Only "top managers" were asked this question. Answers submitted by "top managers"
with an IP/ERM profile are included in IP teams or in ERM teams.
Headcount is roughly on par with 2015. However, 19% of IP teams have fewer people
while 24% of ERM teams have more people.
Trends
ERM profiles:
• 68% of ERM risk managers reported
that the size of their team had remained
stable, versus 74% in 2015;
• 24% reported that the number of people
in their team had increased;
• 8% reported that their team had shrunk.
IP profiles:
• 66% of IP risk managers reported that the
size of their team had remained stable,
versus 69% in 2015;
• 19% reported that the number of people
in their team had increased;
• 15% reported that their team had shrunk.
No team
1-2 FTE team members
3-4 FTE team members
5-10 FTE team members
More than 10 FTE team
members
34%
21%
18%
18%
9%
20%
17%
11%
9%
43%
70% of IP teams are made up of fewer than five people
(versus 66% in 2015) and 60% of ERM teams have fewer
than three people (versus 76% in 2015).
ERM profiles IP profiles
- 29
Resources
Operating budget
58% of the risk managers who answered this
question reported that their budgets were sufficient,
down from 77% in 2015.
67% of IP "top managers" reported that their
budgets were sufficient, versus 51% of ERM "top
managers".
63% of ERM risk managers reported that their
budgets had remained stable, in comparison with
49% of IP risk managers. 24% of IP risk managers
reported that their budgets had decreased, versus
11% of ERM risk managers.
67% of IP risk managers working in middle-
market companies reported that their budgets
were insufficient, while 78% of those working in
large companies and 57% of those working in
SMEs reported that their budgets were sufficient.
The majority of ERM risk managers working in
middle-market companies (52%) and SMEs (57%)
reported that their budgets were insufficient.
Nearly half of the risk managers surveyed
(48%) reported using an internal risk
management framework, a sharp increase
on 2015 when only 28% of risk managers
reported using an internal framework. 32%
of respondents reported using the COSO ERM
framework, versus 25% in 2015.
Internal
framework
COSO ERM
ISO 31000
No framework
Other (AMF,
Solvency II)
FERMA
32%
48%
23%
19%
14%
5%
Risk management framework
NB: IP profiles were not included in this analysis.
This was a multiple choice question this year.
81% of respondents reported using a risk
management framework, up slightly on the 79%
of respondents who reported using a framework
in 2015.
88% find that risk management frameworks help
them to carry out their duties.
30 -
Risk managers within their organisations
63% 31% 6%
Increasing Stable Decreasing
--ERM risk managers mainly report to senior
management (60% in 2017 versus 46% in
2015) or the finance department (20%).
--IP/ERM risk managers mainly report to senior
management (42% in 2017 versus 40% in
2015) or the finance department (37% in 2017
versus 22% in 2015).
--IP risk managers mainly report to the finance
department (36% in 2017 versus 28% in 2015)
or the legal department (27% in 2017 versus
40% in 2015).
Spotlight: breakdown by profile
Reporting lines
NB: This analysis only concerns "top managers".
This was a multiple choice question.
The proportion of risk managers who report
directly to senior management has increased,
from 36% in 2015 to 44% in 2017. 44%Senior management
6%Internal audit department
11%Legal department
Finance department31%
13%Corporate affairs
Risk department 4%
3%Insurance department
2%
Other
Operations department
2%
Recognition of risk man-
agers' work
This year, 63% of the risk
managers surveyed felt that they
were receiving more recognition
for their work within their
organisations, versus 54% in
2015.
- 31
53% 36% 11%
L-1 L-2 L-3
--ERM profiles are mainly one level below senior management (63% in 2017 versus 47% in 2015).
--IP/ERM profiles are mostly one level below senior management (52% in 2017, on par with 2015).
--IP profiles are mainly two levels below senior management (45% in 2017, almost unchanged from 44% in 2015).
Spotlight: breakdown by profile
--Many IP risk managers do not participate in any committee, although the proportion has fallen from 69% in 2015 to 36% in
2017. 32% work on operational risk committees, versus 20% in 2015.
--ERM risk managers predominantly participate in operational risk committees (77% in 2017 versus 46% in 2015) and audit
committees (54% in 2017 versus 43% in 2015).
--IP/ERM risk managers mainly participate in operational risk committees (56% in 2017 versus 51% in 2015) and Board risk
committees (40%).
Spotlight: breakdown by profile
Risk managers' position in relation to
senior management
NB: This analysis concerns "top managers" across all
professional profiles.
The proportion of "top managers" who are one level
below senior management has continued to increase
in line with the trend observed in recent years, rising
to 53% in 2017, from 43% in 2015 and 18% in 2013.
63%
Direct contact
29%
Indirect
contact
8%
No contactContact with the CEO
92% of the "top managers" surveyed are in contact
with their CEOs, although only 53% report directly
to them.
Committee work
NB: This analysis concerns "top managers" across
all professional profiles. This was a multiple choice
question.
The proportion of risk managers who
participate in committees, particularly
strategic and executive committees, has
increased sharply since 2015.
36% of risk managers work on audit committees,
on par with 2015.
58%Operational risk committee
26%Management committee
Audit committee36%
35%Board risk committee
None17%
Executive committee14%
Strategy committee 10%
Other 9%
Investment committee 9%
HSE/sustainable
development committee
8%
32 -
In 2013, AMRAE and IFACI presented a joint report entitled "Trois lignes de maîtrise pour
une meilleure performance" (Three tiers of internal control for optimal performance).
Its purpose is to clarify roles and responsibilities at each level of internal control.
The document (in French only) is available from:
> http://www.amrae.fr/sites/default/files/fichiers_upload/2013_AMRAE_IFACI_
PP_1709_0.pdf.
Working relations with the three tiers of internal control
NB: This analysis concerns risk managers across all professional profiles.
The majority of risk managers (67%) work closely with operations departments.
67%
30%
3%
75%
24%
2%
83%
15%
2%
49%
44%
7%
55%
33%
12%
72%
22%
5%
78%
18%
4%
78%
18%
4%
67%
23%
10%
60%
23%
17%
First tier of control
Operations department
Second tier of control
Support functions
Second tier of control
Risk functions
Third tier of control
Internal audit
External audit
First tier of control
Operations department
Second tier of control
Support functions
Second tier of control
Risk functions
Third tier of control
Internal audit
External audit
Close working relations On an as-needed basis No working relations
67%
30%
3%
75%
24%
2%
83%
15%
2%
49%
44%
7%
55%
33%
12%
72%
22%
5%
78%
18%
4%
78%
18%
4%
67%
23%
10%
60%
23%
17%
First tier of control
Operations department
Second tier of control
Support functions
Second tier of control
Risk functions
Third tier of control
Internal audit
External audit
First tier of control
Operations department
Second tier of control
Support functions
Second tier of control
Risk functions
Third tier of control
Internal audit
External audit
In addition, risk managers work particularly closely with the second tier of internal control, with both the
support
1
(75%) and risk
2
(83%) functions.
Approximately half of all risk managers work closely with the internal audit department (49%) and 44% on an
as-needed basis.
55% of the respondents work on an as-needed basis with external audit teams.
More than 70% of risk managers reported that their working relations with the first and second tiers of internal
control were sufficient.
1. Finance, legal, human resources and IT departments.
2. Internal control, safety, insurance and corporate affairs
departments.
Sufficient Insufficient No opinion
- 33
Close working
relations
On an as-
needed basis
No working
relations
New
11%45% 43%
Spotlight on risk managers and the safety/security function
76% of risk managers include safety/security risks in
their scope of analysis.
Only 45% work closely with the safety/security function,
which contrasts with the findings reported on the
previous page with respect to risk mangers' working
relations with the second tier of control, of which the
safety/security function is a part. In fact, 83% of risk
managers work closely with the other functions involved
in their companies' risk management system
3
. The low
proportion of risk managers who work closely with the
safety/security function could be due to the fact that
the safety/security function is a relatively new addition
to many organisations.
Broken down by profile, more than half of IP/ERM risk
managers (58%) work closely with the safety/security
function (42% for IP risk managers and 36% for ERM risk
managers).
Previously responsible for safety/
security risks in my company, I
was promoted to head of the
risk prevention and control
department. Safety/security risks
are of course included in my risk
map, which is the product of a very
operational exercise. The safety/
security function can seem rather
distant from the realm of the risk
manager given the typically non-
operational nature of their risk
mapping. For the safety/security
function, risk maps need to be
operational and can get bogged
down by too much theory. Safety/
security directors are usually very
practical, but generally they don't
take a step back often enough to
see the big picture. In contrast,
risk managers can sometimes
seem too removed from day-to-
day operations and, as a result,
don't encourage cooperation
with the safety/security function,
which requires a pragmatic
approach. In particular, safety/
security functions are playing an
increasingly key role in companies
and the people hired to manage
safety/security issues do not
generally have any experience in
risk mapping and management.
They are not used to reporting on
and sharing issues.
Fostering more effective
cooperation between risk
managers and the safety/security
function is in the interest of both
functions. Above and beyond
operational issues where increased
collaboration is necessary, to
cover security risks in insurance
for example, strengthening
relations with risk managers
would facilitate dialogue between
safety/security directors and top
management and help to make
senior management more aware
of safety/security issues. Greater
cooperation would also enable
risk managers to benefit from
safety/security directors' more
operational, pragmatic vision
of safety/security risks, which
more closely reflects day-to-
day operations. In this way, risk
mapping would be more relevant
to operational teams and better
integrated into companies' DNA.
Testimonial
Risk manager in charge of safety/security at a transport company
3. Risk functions: internal control, safety, insurance and corporate
affairs departments.
34 -
60%
Identification
and analysis of
risks related to
implementing
strategy
21%41%
Identification
and analysis
of risks of
planned
strategies None
Spotlight on risk managers and strategy
NB: This analysis concerns "top managers" across all professional
profiles.
73%
21%
6%
On an as-needed basis (risk mapping, insurability
of new activities, etc.)
Close working relations for all risks linked to
company strategy
No working relations
New
I've noticed that risk management
is increasingly being incorporated
into the strategy development
process, due to the emergence
of new business models and the
digital transformation, which is
changing the way we create value
and reducing margins.
Risk managers have a broad
vision of company management,
from strategy to operations. They
identify and assess residual risks,
including those related to strategy
and its implementation. This is case
in my company, where we are
now being asked by the strategy
function to provide insight on the
risks related to the strategic goals
of each business unit. We are also
involved in preparing business
plans, in order to ensure that the
chosen scenarios are consistent
with related risk assessments. Our
contributions help to strengthen
strategic analyses.
Given this positioning, risk
managers need a multi-disciplinary
team made up of knowledgeable
staff who are recognised experts
in their fields. However, we should
bear in mind that risk managers
have a specific role: their job is
to explain the level of risk in their
capacity as the second line of
defence, but they do not decide on
the risk/return level adopted by
their organisations.
Testimonial
Risk manager at a CAC 40 company in the energy sector
73% of "top managers" work with their companies'
strategy function on an as-needed basis, while 21%
work alongside it closely.
Although 32% of ERM "top managers" work closely
with the strategy function, only 18% of IP/ERM "top
managers" and 14% of IP "top managers" do the same.
An analysis of the findings by organisation size shows
that the smaller the organisation, the more closely
risk managers work with the strategy function: 30%
in SMEs versus 26% in middle-market companies
versus 19% in large companies.
To the question "what is your role in managing risks
related to company strategy?", 60% of "top managers"
reported being involved in identifying and analysing
risks related to implementing strategy and 41%
reported playing a role in identifying and analysing
the risks of planned strategies.
Nearly half of risk managers (48%) reported being
involved in defining their companies' risk appetite. In
addition, the proportion of risk managers participating
in the strategy committee has increased to 10%, from
7% in 2015.
New
Role in managing risks related to M&A transactions
None
40%
Due diligence
Identification
and analysis of
project risks
42% 34%
72% of IP and IP/ERM risk managers are involved in
managing the risks related to M&A transactions. 56%
participate in due diligence processes and 40% are involved
in identifying and analysing risks.
66% of ERM risk managers play no role in handling their
companies' M&A transaction-related risks. However, 25%
are involved in identifying and analysing risks and 14%
participate in due diligence processes.
Spotlight: breakdown by profile
The majority of respondents (58%) are
involved in managing the risks related to their
companies' M&A transactions.
- 35
36 -
Fixed compensation (salary)
The average gross salary of "top managers" and "non-top managers" is on par with
2015. It has decreased slightly from €108,000 to €107,000 for "top managers"
and remained stable at €84,000 for "non-top managers".
Compensation
Fixed gross
compensation
Under 35 35-45 46-55 Over 55 Total
Less than €50,000 16 8 1 2 27
€50,000 to €100,000 9 21 28 6 64
€101,000 to €150,000 2 15 22 12 51
More than €150,000 0 2 11 13 25
Total 27 45 62 33 167
54% of risk managers (i.e., 91) in all professional profiles receive a gross salary less than
or equal to €100,000.
Under 35
35-45
46-55
Over 55
More than
€150,000
Less than
€50,000
€50,000-
€100,000
€100,000-
€150,000
59% 33%
7%
18% 47% 33%
45% 35% 18%
6% 18% 36% 39%
2%
2%
- 37
29%
52%
19%
26%
43%
31%
43%
31%
25%
Variable
compensation (bonus)
Irrespective of professional profile, 77% of
risk managers receive variable compensation.
• 88% of IP "top managers" receive variable
compensation in an amount exceeding
10% of their fixed compensation, versus
78% of IP/ERM "top managers" and 69%
of ERM "top managers".
• 54% of ERM "non-top managers" receive
variable compensation in an amount below
10% of their fixed compensation, while 55%
of IP/ERM "non-top managers" and 53%
of IP "non-top managers" receive variable
compensation in an amount exceeding
10% of their fixed compensation.
IP IP/ERM
Under 10%
ERM
10%-20%
Over 20%
Compensation factors
Location
Unsurprisingly, risk
managers in Ile-de-France
receive a higher annual
gross salary than risk
managers outside Paris.
While the overall pay gap
between Paris and the rest
of France is 28%, for risk
managers:
• "non-top managers"
in Ile-de-France earn
23% more than "non-
top managers" outside
Paris (€86,000 versus
€66,000);
• "top managers" in Ile-de-
France earn 20% more
than "top managers"
outside Paris (€115,000
versus €92,000).
Ile-de-France
Rest of France
World
More than
€150,000
Less than
€50,000
€50,000-
€100,000
€100,000-
€150,000
10%
32%
25%
40%
35%
13%
33%
27%
25%
17%
38%
5%
€102
€84
€109
Average salary in € thousands
38 -
Hiring methods
As in the two previous surveys,
risk managers who found their
current position through a
recruitment agency or their
network have a higher average
salary than those who found
their current position through
other channels.
Recruitment
agency/
headhunter
Unsolicited
application
Internal
mobility
More than
€150,000
Less than
€50,000
€50,000-
€100,000
€100,000-
€150,000
Network/
contact
AMRAE
website
8% 40% 36% 16%
42% 33% 25%
18% 40% 27% 15%
18% 31% 31% 21%
67% 33%
Company size
As in 2013 and 2015, salaries
are proportional to the size of
the company.
The average salary for risk
managers in large companies is
higher than the average salary
for risk managers who work for
smaller organisations, for both
"top managers" and "non-top
managers".
Association/
NGO
Middle-market
company
(less than
€1.5 billion/
5,000
employees)
Large company
(more than
€1.5 billion/
5,000
employees)
More than
€150,000
Less than
€50,000
€50,000-
€100,000
€100,000-
€150,000
SME
(less than
€50 million/
250
employees)
Public sector
entity
100%
31% 52%
8% 29%
25% 50%
33% 67%
42%
12%
17%
21%
8%
5%
€103
€77
€95
€92
€101
€75
€77
€109
€83
€67
Average salary in € thousands
Average salary in € thousands
- 39
Gender
Non-Top
Manager
Top Manager
More than
€150,000
Less than
€50,000
€50,000-
€100,000
€100,000-
€150,000
Non-Top
Manager
Top Manager
21% 44% 32%
32% 42% 20%
30% 48% 15% 6%
17% 34% 24% 24%
3%
5%
Although the gender pay gap
has been gradually decreasing,
men risk managers still
earn more than women risk
managers.
• Among "top managers",
the gap has dropped from
15% in 2015 to 8% in 2017
(€110,000 for men versus
€101,000 for women).
• Among "non-top managers",
the gap has fallen from
28% in 2015 to 9% in 2017
(€88,000 for men versus
€80,000 for women).
€88
€110
€80
€101
Average salary in € thousands
Average salary in € thousands
Future of the
profession
The risk managers surveyed indicated an
increase in their level of responsibility for risk
culture development in their companies (79% in
2017 versus 70% in 2015) and risk assessment
(70% in 2017 versus 64% in 2015).
Personal career
development
opportunities
In 2017, half of the respondents indicated that
they would like to remain risk managers but
at another company. This is the first year that
this response has been available for selection.
Internal audit/internal control, which was the
most common field for career advancement in
2015 (27%), was the sixth most common in
2017 (9%). The second most common field for
career advancement was senior management
(15%).
The "other" category was the third most
common field for career advancement. It was
mostly selected by risk managers who want
to remain in their current positions at their
companies.
Career development
40 -
Risk manager at another
company
Senior management
Other
50%
15%
14%
13%
3%
2%
1%
Retirement
Consulting
Internal audit
Internal control
Finance
Compliance
Insurance
Brokerage
Operations
Legal
Health, safety, quality
and environment
IS
6%
9%
12%
Photo credits: PwC - AMRAE ― Freepik ― GettyImages
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Baromètre du Risk Manager 2017
L'un des objectifs de l’AMRAE est d’assurer le développement et la promotion de nos métiers. Tous les deux ans, l'enquête "Baromètre du Risk Manager" permet de mesurer les évolutions dans la durée, du positionnement et du rôle de notre fonction de Risk Manager.
Le Baromètre participe à la visibilité de nos métiers et constitue un véritable outil de benchmark vous permettant de vous positionner dans l’environnement actuel.
Edition disponible en français et en anglais.