Atelier C4
Le Risk Manager face aux
exigences de compliance,
éthique, sanctions et embargo
Atelier C4
Intervenants
Modérateur
Dominique LAYMAND
Esq. President of ETHICS (International Society of
Healthcare Ethics & Compliance Professionals)
Senior Vice-President,
Chief Ethics and Compliance Officer
Sylvie LE DAMANY Avocat au barreau de Paris
Associée du Cabinet Fidal
Responsable du Pôle Gouvernance &
Prévention des Risques pénaux et éthiques
Pierre DELEPLANQUE
Directeur Département
Transport & Spécialités
Anne PIOT d’ABZAC Vice-Président Chief Risk Officer
Les contraintes
Titre
Les solutions
I. LES CONTRAINTES
1. Les contraintes
Conformité juridique et éthique :
Tour d’horizon de l’actualité 2016/2018
en France et à l’étranger
Réforme de l’audit
Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme
Lutte contre la corruption
Protection des données à caractère personnel
Devoir de vigilance des sociétés mères
Partie 1- Les contraintes
Réforme de l’audit
Le Règlement Européen n°537/2014 daté du 16 avril 2014
L’ordonnance du 17 mars 2016 relative au commissariat aux comptes et
modifiant notamment l’article L.823-19 du code de commerce
•Un rôle supplémentaire pour le Comité d’audit : s’assurer du respect de
l’indépendance du commissaire aux comptes.
Avant d’accepter ou de poursuivre le mandat, une confirmation annuelle par le
commissaire aux comptes doit être faite au Comité d’Audit sur différents
éléments qui couvrent l’analyse du respect des plafonds d’honoraires, la
conformité de la nature des services rendus, des conditions de durée de
mission et de l’intégrité des membres des organes de surveillance,
d’administration et de direction de l’entité d’intérêt public (EIP). Les
sociétés cotées sont notamment qualifiées d’EIP).
Partie 1- Les contraintes
Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement
du terrorisme
Transposition de la 4
ème
directive anti-blanchiment : L’ordonnance
du 1
er
décembre 2016
Elargissement et clarification des personnes assujetties aux
obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du
terrorisme
Renforcement des obligations de vigilance
Plus grande coopération entre les cellules de renseignements
financiers sur le plan européen
Partie 1- Les contraintes
Lutte contre la corruption
La loi du 9 décembre 2016, dite Loi Sapin 2 : le législateur français a
franchi un cap
Création de l’Agence Française Anticorruption (AFA)
Création d’un statut pour les lanceurs d’alerte
La convention judiciaire d’intérêt public
Partie 1- Les contraintes
Lutte contre la corruption
L’article 17 de la Loi Sapin 2
Les Présidents, Directeurs généraux, membres de Directoire et gérants de
sociétés et d’établissements publics à caractère industriel et commercial
d’une certaine dimension :
société employant au moins 500 salariés, ou appartenant à un
groupe de sociétés dont la société mère a son siège social en
France et dont l’effectif comprend au moins 500 salariés,
et dont le chiffre d’affaires ou le chiffre d’affaires consolidé est
supérieur à 100 millions d’euros,
sont tenus de prendre les mesures destinées à prévenir et à détecter la
commission, en France ou à l’étranger, de faits de corruption ou de trafic
d’influence selon les modalités prévues par le texte.
Partie 1- Les contraintes
Lutte contre la corruption
L’article 17 de la Loi Sapin 2 (suite)
Le législateur impose aux dirigeants d’entreprises, concernés par les nouvelles
dispositions, de mettre en œuvre des mesures et des procédures de détection
et de prévention des faits de corruption ou de trafic d’influence.
Code de conduite
Dispositif d’alerte professionnelle interne
Cartographie des risques
Procédures d’évaluation de la situation des
clients/fournisseurs/intermédiaires
Procédures de contrôles comptables
Dispositif de formation
Régime disciplinaire
Dispositif de contrôle et d’évaluation interne des mesures
Entrée en vigueur le 11 juin 2017
Partie 1- Les contraintes
Partie 1- Les contraintes
Protection des données à caractère personnel
La nouvelle législation européenne sur la protection des données vise à créer
un ensemble de règles uniformes à travers l'UE adaptées à l'ère numérique, à
améliorer la sécurité juridique et à renforcer la confiance des citoyens et
entreprises dans le marché unique du numérique. Un consentement clair et
positif au traitement des données, le droit à l'oubli et de lourdes amendes
pour les entreprises enfreignant les règles sont quelques-unes des nouvelles
fonctionnalités.
Directive du 27 avril 2016
Règlement général applicable le 25 mai 2018
Partie 1- Les contraintes
Devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises
donneuses d’ordre
Une proposition de loi très controversée en France depuis 2015…
Quels contours ?
Rappel des principes directeurs de l’OCDE et de la Directive
européenne 2014/95 sur la publication d’informations non financières
Un législateur français qui souhaite aller plus loin pour les SA ayant au
moins 5.000 salariés si le siège est en France ou 10.000 si le siège est
à l’étranger
D’un système incitatif à un système répressif
Un développement général de la RSE souhaité au sein de l’UE
Un devoir légal de vigilance va s’imposer à terme aux grands groupes.
1. Les contraintes :
Actualité de la Compliance
DOJ / SEC Enforcement Resolutions
Corporate Actions
2016 : 27 companies paid about $2.48 billion to resolve FCPA cases. It was
the biggest enforcement year in FCPA history. Both the number of
enforcement actions and the overall amounts paid to resolve them were
records.
Four blockbuster FCPA settlements in 2016 -- Teva Pharmaceutical at $519
million, Odebrecht / Braskem at $419.8 million, Och-Ziff at $412 million,
and VimpelCom at $397.6 million - landed on our list of the ten biggest
FCPA cases of all time.
15
Partie 1- Les contraintes
For comparison:
2015: 11 companies paid $133 million.
2014: 10 companies paid $1.56 billion.
2013: 12 companies paid $731.1 million.
2012: 12 companies paid $259.4 million.
2011: 15 companies paid $508.6 million.
2010: 23 companies paid $1.8 billion.
2009: 11 companies paid $644 million
2008: 11 companies paid $890 million.
DOJ / SEC Enforcement Resolutions
Sanctions on Individuals
In 2016, 15 individuals settled civil FCPA charges brought by the SEC.
Two corporate enforcement actions in 2016 (HMT LLC and NCH Corporation)
were declinations with disgorgement -- a new category of enforcement
action created as part of the DOJ's Pilot Program.
There were twelve other declinations reported during the year. Three of
those were issued under the DOJ's Pilot Program to Nortek, Akamai, and
Johnson Controls, with the companies also disgorging profits through SEC
enforcement actions.
Ten individuals pleaded guilty to FCPA criminal charges during 2016 and
haven't been sentenced yet. Two others were indicted during the year but
hadn't entered pleas. Two individuals were sentenced for criminal FCPA
offenses in 2016 -- one to prison and one to probation.
In 2016 there were enforcement actions against seven former foreign
officials who took bribes from FCPA offenders. The DOJ charged them with
money laundering-related offenses. (The FCPA reaches bribe payers but not
bribe takers.)
16
Partie 1- Les contraintes
Countries Enforcement
Country names were mentioned a total of 130 times in the 81 pending
investigations.
Countries mentioned most were:
17
Nigeria - 4
South Africa - 4
Uzbekistan - 4
Azerbaijan - 3
Kuwait - 3
Syria - 3
Brazil - 19
China - 17
Iraq - 8
Kazakhstan - 6
India - 5
Angola - 4
There were also 14 countries with two disclosed investigations and 28
countries with one disclosed investigation.
Partie 1- Les contraintes
UK
The first negotiated settlement of a corporate bribery
investigation under the UK Bribery Act involved a deferred
prosecution agreement between the Serious Fraud Office and
ICBC Standard Bank.
That case is a turning point in the enforcement history of the
UK Bribery Act and, at a global level, it fuels the debate about
the use of settlements to resolve foreign bribery charges.
18
Partie 1- Les contraintes
1. Les contraintes :
Sanctions et Embargos – Environnement
juridique et illustration de sanctions
(a)Le Conseil de sécurité des Nations Unies
Au niveau de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Conseil de sécurité des
Nations Unies est habilité à prononcer des sanctions en réponse à une situation
menaçant la paix et la sécurité internationale.
Les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies s’imposent uniquement aux
Etats membres des Nations Unies, qui ont l’obligation d’appliquer ces sanctions.
Les sanctions édictées par le Conseil de sécurité des Nations Unies ne s’imposent
pas aux personnes privées (individus ou sociétés) en tant que telles. Ces
sanctions ne s’imposent aux personnes privées (on parle d’ «effet direct ») que
si elles ont été transposées en droit interne, par une loi, un décret ou un
règlement communautaire.
1/ QUI PEUT PRONONCER DES SANCTIONS INTERNATIONALES ?
REPONSE
20
APREF
Partie 1- Les contraintes
(b)L’Union Européenne
L’Union Européenne peut également décider d’adopter des sanctions économiques,
alors même que l’ONU n’aurait pas par ailleurs adopté de telles sanctions.
Ainsi dans le cas de la Syrie, dès le mois de mai 2011, l’Union Européenne a adopté
de façon autonome des mesures restrictives à l’encontre de cet Etat, et
notamment l’interdiction de fournir des produits d’assurance et de réassurance au
gouvernement, aux organismes publics, aux sociétés ou aux agences syriens (à
l’exception des assurances maladie, voyage ou responsabilité civile obligatoire
pour les ressortissants ou entités syriens dans l’Union Européenne).
21
APREF
Partie 1- Les contraintes
(c) L’OFAC
Sous la responsabilité directe de la Présidence des Etats Unis et du Trésor américain,
l’OFAC veille à l’application des sanctions internationales (U.N, USA, et autres
nations) et établit ses propres listes :
-OFAC Non-SDN Entities,
-OFAC Sanctions,
-OFAC SDN, et OFAC SDN Additions and Modifications,
-OFAC Enhancement.
22
APREF
Partie 1- Les contraintes
(d)Autres pays
L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) demande aux compagnies d’assurance et
aux intermédiaires de prendre en compte les listes de sanctions établies dans les pays avec
lesquels l’exercice de l’activité a un lien de rattachement (implantations étrangères et
opérations de commerce international).
Au-delà des listes EU, UN et OFAC, il existe :
- une vingtaine de listes émises par des pays (UK, Australie, Canada, Hong-Kong, Inde, Japon,
Singapour,
Chine, Suisse, etc.),
- une douzaine de listes établies par des autorités policières (CBI, India, FBI Hijack Suspect, FBI
Most
Wanted, etc.),
- Des listes établies par des autorités de contrôle sur les territoires Afrique / Asie / Pacifique (Arab
League, Egypt Financial supervisory Authority, Japan FSA, etc.), Européens (Russia
Rosfinmonitoring
Public, Germany Federal Bank, Luxembourg CSSF, Belgium Financial Sector Federation, etc.) et
Nord-
Américains (Mexico Administrative Sanctions, Bureau of Industry and Security, OCC Counterfeit,
etc.).
23
Partie 1- Les contraintes
2/ EXTRA-TERRITORIALITE
•Le Règlement Communautaire 2271/96 portant protection contre les
effets de l’application extraterritoriale d’une législation adoptée par les
pays tiers.
•Les faits
24
Partie 1- Les contraintes
CLAUSES SANCTIONS
•Les clauses sanctions excluent généralement la couverture et le règlement
d’indemnités lorsque l’assureur est exposé à une sanction des UN/US/EU.
•Lloyd’s market wording :
«No (re)insurer shall be deemed to provide cover and no (re)insurer shall be liable
to pay any claim or provide any benefit hereunder to the extent that the
provision of such cover, payment of such claim or provision of such benefit would
expose that (re)insurer to any sanction, prohibition or restriction under United
Nations resolutions or the trade or economic sanctions, laws or regulations of the
European Union, United Kingdom or United States of America » (LMA 3100)
25
Partie 1- Les contraintes
3/ QUELS SONT LES TYPES DE SANCTIONS ECONOMIQUES POSSIBLES ?
POURQUOI DES SANCTIONS ECONOMIQUES SONT -ELLES ADOPTEES ?
Types de sanctions :
–Embargos sur les armes et matériels, produits susceptibles de présenter un risque
de double usage (militaire, armes)
–Gel des fonds, avoirs et transactions financières de personnes ou entreprises
–Restrictions d’importations et d’exportations
–Gel des services et prestations de services
–Confiscation de biens appartenant à des personnes ou entreprises sous sanctions
Motifs :
–Lutte contre le financement du terrorisme
–Prévention ou prolifération nucléaire
–Violation du droit international et des principes démocratiques
–Guerres et situations insurrectionnelles
REPONSE
26
APREF
Partie 1- Les contraintes
4/ QUELS TYPES D’ASSURANCE SONT SUSCEPTIBLES D’ETRE VISES
PAR LES SANCTIONS ?
En raison de la prohibition des flux financiers avec les pays sous sanctions et leurs
ressortissants, sont visées :
1.L’assurance des personnes ou entités sous sanctions
2.L’assurance des biens appartenant aux personnes ou entités sous sanctions
3.L’assurance des entreprises en relations avec des personnes sous sanctions ou
employant ces personnes
4.L’assurance des entreprises considérées sous sanctions du fait de la nature de leur
activité susceptible de présenter un risque en raison de l’usage dangereux qui
pourrait être fait de leurs produits (biens à double usage)
5.L’assurance crédit en raison du gel des avoirs et des fonds
6.L’assurance des moyens de transport (corps) et des biens transportés (facultés)
7.L’assurance des entreprises en relation avec des personnes physiques ou morales
ressortissant des pays sous sanctions
REPONSE
27
APREF
Partie 1- Les contraintes
5/ QUEL EST L’EFFET DE L’ENTREE EN VIGUEUR D’UNE SANCTION
INTERNATIONALE SUR DES CONTRATS CONCLUS AVANT L’ENTREE
EN VIGUEUR DE CETTE SANCTION INTERNATIONALE ?
REPONSE
Si l’exécution du contrat est rendue impossible – car illégale – par l’entrée en
vigueur de la sanction, la question est de savoir si ce contrat peut être résilié
ou si l’exécution de ce contrat est simplement paralysée jusqu’à la levée de la
sanction.
Même s’il n’existe pas de réponse définitive à cette question, en tout état de
cause il est certain que sauf permission expresse de la loi ou des autorités, la
prestation ne pourra pas être exécutée pendant la période de la sanction.
Au Royaume-Uni, les juridictions britanniques ont considéré qu’un assureur
avait pu valablement résilier une couverture d’assurance couvrant une société
exploitant une flotte de pétroliers iraniens, alors que la couverture avait été
souscrite quelques mois avant l’entrée en vigueur des sanctions.
28
APREF
Partie 1- Les contraintes
6/ LES CLAUSES SANCTIONS / DUE DILIGENCES
•Florilège de clauses « sanctions » apparues depuis 5 ans
•Chaque assureur a sa clause
•Chaque assureur impose ses propres due -diligences
29
Partie 1- Les contraintes
Que risque-t-on à contrevenir à une sanction internationale ?
Si la sanction est émise par l’UE :
•mesures « effectives, proportionnées et dissuasives » définies par chaque Etat
membre
•en France : 5 ans d’emprisonnement, amende pouvant aller jusqu’au double du
produit de l’infraction, interdiction d’exercer, publication de la condamnation…
(article 459 du Code des douanes)
Si la sanction est émise par l’OFAC :
•peine d’emprisonnement, amende civile et pénale, interdiction d’accès au
système bancaire et au territoire américain, interdiction d’exercer aux USA
•exemples récents : American Steamship Owners P&I Association (1.729.000
USD)
Nullité du contrat d’assurance pour contrariété à l’ordre public
Risque de réputation
30
Partie 1- Les contraintes
QUESTIONS / (SANS?)REPONSES
II. LES SOLUTIONS
II. Les solutions
Gouvernance des rôles et responsabilités
en matière de conformité juridique et
d’éthique
Partie 2- Les solutions
Constats
•La Conformité aux lois et règlements, qui est un des piliers du contrôle
interne tel que défini par le référentiel méthodologique COSO , est
devenue une fonction. Elle est plus que jamais une exigence internationale
très forte sur pression de nombreuses organisations internationales
(OCDE, Transparency international …), outre l’intervention des régulateurs
qui se font de plus en plus pressants au fil des crises économiques et
financières traversées.
Le risque de non-conformité aux lois, règlements et bonnes pratiques
est devenu une préoccupation majeure pour les dirigeants
d’entreprise, les conseils d’administration et tout naturellement les
Risk Managers.
Partie 2- Les solutions
Constats (suite)
De nombreuses Directions juridiques ont ainsi vu leur périmètre
d’intervention s’élargir et assisté à la naissance de fonctions
complémentaires pouvant parfois devenir « concurrentes » dans certaines
organisations.
Face à des réglementations de plus en plus nombreuses et complexes, et à
une judiciarisation de la Société, les fonctions autour des risques se sont
multipliés :
Déontologue, Directeur de la Conformité / Compliance Officer, Ethics
Officer, Risks Manager, Directeur de la prévention des Risques,
Directeur du Contrôle interne, Auditeur interne, Data privacy Officer
…
Partie 2- Les solutions
Bonnes pratiques
Organiser et formaliser les rôles et responsabilités de ces
différents acteurs
Coordonner et fluidifier leurs relations
La relation triangulaire Juridique / Conformité / Ethique doit être forte et
fonctionner naturellement mais l’expérience démontre que ce n’est pas
toujours aisé à mettre en musique harmonieuse …
Une fonction Compliance distincte du Juridique est une tendance à
encourager.
Une Direction des risques ayant un lien privilégié avec la Direction
juridique est un atout.
Un rôle fondamental pour le Conseil d’Administration quant au suivi de
l’efficacité des dispositifs de détection et de prévention des risques.
Partie 2- Les solutions
Bonnes pratiques
Focus sur la gouvernance du dispositif d’alerte professionnelle
(whistleblowing) et plus largement d’un programme de
compliance éthique
Qui pilote la procédure d’alerte ?
Quel est le rôle d’un comité d’éthique ? Rattaché au Conseil
d’administration ou comité opérationnel ?
Comment appréhender la gouvernance des dispositifs de détection des
risques pénaux et éthiques au niveau groupe/international ?
Partie 2- Les solutions
Quelques bonnes questions à se poser :
Quel est le rôle de chaque Direction/fonction ayant un rôle à jouer en
matière de détection et de prévention des risques juridiques et éthiques
au sein de l’entreprise ? Au niveau groupe et au niveau local
Les parties prenantes au programme de conformité sont-elles
coordonnées ?
La personne en charge du reporting sur les risques auprès du Conseil
d’administration est-elle indépendante ?
Les parties prenantes ont-elles toutes les informations et ressources
nécessaires ?
Chaque partie prenante a-t-elle compris son rôle et sa responsabilité au
sein du programme … ?
II. Les solutions
Exemple de collaboration entre Ethique
& Compliance et Risk Management
From Risk Assessment to Risk Management
Risk
Identification
Risk
Assessment
Risk
Tolerance
Controls
Improvements
Compliance
Plan
Vision
Risk Management
Operational Excellence
Governance
Inherent
Risks
Residual
Risks, Risk
Tolerance
Knowledge,
Polices &
Training
Procedures
and
Controls
Culture, Tone
at the Top and
accountability
Confidential
reporting
Monitoring
& Analytics
Investigation,
remediation,
continuous
improvement
Assess Prevent Detect Respond
Code of Conduct-Compliance and Ethics Program
Performance Management (Metrics)
Integration with Enterprise risk management
40
Partie 2- Les solutions
41
Partie 2- Les solutions
42
Partie 2- Les solutions
II. Les solutions
Sanctions & Embargos
44
APREF
Partie 2- Les solutions
45
Diligences « raisonnables »
et régulières
ACCEPTATION
DU RISQUE
•Bénéficiaire
•Territorialité
•Activité
•Chaîne logistique
•Biens ou activités visés
par des sanctions
•Usage du bien
•Existence d’exemptions
SCREENING
OUTILS
=
Volume
Mise
en place
Coûts
Critères de souscription
à prendre en compte vis-à-vis S&E
•Bordereaux
•Avenants
•Acceptations spéciales
VIE DE LA
POLICE
PAIEMENT
DU SINISTRE
Dernière ligne de défense:
•Bénéficiaire / assuré
•Bénéficiaire ultime
Défaut de qualité de l’info, difficulté
d’analyse / obtention de l’info dans le
sous-jacent
•Master DIC / DIL
•Défaut connaissance des polices locales
•Identification des personnes
visées/nommées
Traitement des exemptions :
•assuré / (ré)assureur
•le contrat accessoire ne bénéficie pas
automatiquement de l’exemption
est nécessaire de demander exemption
spécifique / situations
différentiées pour les co-(ré)assureurs
Risques
•Transport : pas déclaratif
•Gestion dans le temps sanctions / garantie
•Défaut de cohérence des listes US / UE
•Compte séquestre / compte bloqué
•Bulk sign-off
•AVN 111
APREF
Partie 2- Les solutions
SANCTIONS AND EMBARGO CLAUSE CLAUSE DE SANCTION ET D’EMBARGO
Notwithstanding anything to the contrary in the Policy the following shall apply: Nonobstant toute stipulation contraire par ailleurs dans le Contrat, il est appliqué ce qui
suit :
1. If, by virtue of any law or regulation which is applicable to an Insurer at the
inception of this Policy or becomes applicable at any time thereafter, providing
coverage to the Insured is or would be unlawful because it breaches an embargo
or sanction, that Insurer shall provide no coverage and have no liability
whatsoever nor provide any defence to the Insured or make any payment of
defence costs or provide any form of security on behalf of the Insured, to the
extent that it would be in breach of such law or regulation.
1. Si une loi ou réglementation, applicable aux ASSUREURS à la prise d’effet du
présent Contrat ou devenant applicable à tout moment après la prise d’effet, prévoit
que la couverture fournie à l’ASSURE est ou serait illicite parce qu’elle enfreint un
embargo ou une sanction, les ASSUREURS ne fourniront aucune couverture et
n’auront aucune responsabilité de quelque manière que ce soit ni ne devront défendre
l’ASSURE, ou régler les couts de défense ou fournir quelque forme de garantie que
ce soit pour le compte de l’ASSURE, dans la mesure où cela enfreindrait cette loi ou
réglementation.
2. In circumstances where it is lawful for an Insurer to provide coverage under the
Policy, but the payment of a valid and otherwise collectable claim may breach an
embargo or sanction, then the Insurer will take all reasonable measures to obtain
the necessary authorisation to make such payment.
2. Lorsqu’il est légal pour les ASSUREURS de fournir une couverture au titre de ce
Contrat mais que le paiement d’une réclamation valable et par ailleurs payable
pourrait enfreindre un embargo ou une sanction, alors les ASSUREURS prendront
toutes les mesures raisonnables afin d’obtenir l’autorisation nécessaire pour
d’effectuer ce paiement.
3. In the event of any law or regulation becoming applicable during the Policy
period which will restrict the ability of an Insurer to provide coverage as
specified in paragraph 1, then both the Insured and the Insurer shall have the
right to cancel its participation on this Policy in accordance with the laws and
regulations applicable to the Policy provided that in respect of cancellation by
the Insurer a minimum of 30 days notice in writing be given. In the event of
cancellation by either the Insured or the Insurer, the Insurer shall retain the pro
rata proportion of the premium for the period that the Policy has been in force.
However, in the event that the incurred claims at the effective date of
cancellation exceed the earned or pro rata premium (as applicable) due to the
Insurer, and in the absence of a more specific provision in the Policy relating to
the return of premium, any return premium shall be subject to mutual agreement.
Notice of cancellation by the Insurer shall be effective even though the Insurer
makes no payment or tender of return premium.
3. Si la loi ou la règlementation devient applicable pendant la Durée du Contrat et limite
la capacité des ASSUREURS à fournir la couverture telle que spécifiée dans le
paragraphe 1. ci-dessus, alors l’ASSURE et les ASSUREURS auront la possibilité de
résilier leur participation à ce Contrat conformément aux lois et à la réglementation
applicable(s) au Contrat, à condition qu’en cas de résiliation par les ASSUREURS, un
préavis minimum de trente (30) jours soit donné par écrit à l’ASSURE. En cas de
résiliation aussi bien par l’ASSURE que par les ASSUREURS, les ASSUREURS
conserveront une portion de la prime au prorata de la période pendant laquelle le
Contrat a été en vigueur. Toutefois, si le montant des sinistres encourus a la prise
d’effet de la résiliation est supérieur à la prime ou à la portion de prime (tel
qu’applicable) due aux ASSUREURS, et en l’absence de toute stipulation plus
spécifique dans le Contrat relative au remboursement de la prime, tout
remboursement de prime devra être conditionné à un accord commun. Le préavis de
résiliation des ASSUREURS prendra effet même si les ASSUREURS n’effectuent
aucun règlement ou offre de remboursement de prime.
AVN 111 01.10.10
46
Partie 2- Les solutions
Exemples d’outils de marchés et de bases de données disponibles pour
conduire les opérations de diligence régulière et raisonnable attendue
dans l’application des dispositions « Sanctions & Embargos »
47
Les outils suivants sont utilisés dans des sociétés de (ré)assurance :
Bridger est un outil de revue de contrats qui permet d’identifier des noms d’individus, de sociétés,
d’états indiqués dans les contrats qui feraient l’objet de Sanctions et Embargos. Il est paramétrable
suivant les besoins de l’utilisateur. Il contient des fonctionnalités d’étalonnage, de communication et
de rapports. www.lexisnexis.com/risk/products/bridger-insight.
Firco est un autre outil disponible sur le marché qui présente les même caractéristiques.
www.fircosoft.com
Les Bases de données utiles suivantes sont souvent mentionnées :
www.tresor.economie.gouv.fr pour les dispositions de l’état français
www.gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets pour les
dispositions du Royaume uni
www.treasury.gov/resource-center/sanctions/SDN-List pour les dispositions des USA
Bases documentaires du marché de Londres (LMA and IUA) et des cabinets d’avocats internationaux
APREF
Partie 2- Les solutions
QUESTIONS / (SANS?)REPONSES
Merci
Les slides seront en ligne dès
la semaine prochaine sur
www.amrae.fr
Atelier C4 : Le Risk Manager face aux exigences de compliance, éthique, sanctions et embargo - Février 2017
Atelier C4 : Le Risk Manager face aux exigences de compliance, éthique, sanctions et embargo - Février 2017